C’est moi qui te remercie sisyphe pour ton excellent article, sur un sujet au combien important, voici trois jours que je bous en voyant le nombre d’articles sur AVOX et sur le net en général concernant le fast food hallal et surtout les flots de commentaires que cela suscite, complètement dingue et une parfaite illustration du proverbe : Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt........ Heureusement que d’autres savent discerner les vrais problèmes et les enjeux vitaux pour notre avenir
Si on doit utiliser de plus en plus d’espace pour cultiver des « matières premières » en remplacement du pétrole, on aura bientôt plus de place pour cultiver des Bintje et de quoi manger.... 7 Kilos de maïs pour un litre de biocarburant, un plein, une année de subsistance pour un mexicain selon Jean Ziegler ancien rapporteur du PAM (programme alimentaire mondial) auprès des Nations Unis.
L’avenir de l’humanité viendra de la mer, notamment des algues, à condition de ne pas répéter les mêmes erreurs qu’avec l’agriculture productiviste.
Merci pour cet article qui pour une fois n’envisage pas la résolution de la crise économique sous le seul angle technique et financier mais politique, philosophique et humain, cela est suffisamment rare pour être souligné ( clin d’œil à M. Santi).
Si je suis globalement d’accord avec votre analyse, j’introduirais tout de même quelques nuances. Autant Jorion se veut relativement apolitique pour ne pas dire politiquement correcte et enclin à sauver le système sans le remettre en cause profondément. Autant Lordon parle régulièrement de révolution Copernicienne pour ne pas dire Marxiste et de remettre à sa place finance et économie, c’est à dire au service de l’intérêt général. Nous avons tout de même là deux approches différentes et s’ils sont globalement d’accord sur les symptômes, ils ne se retrouvent pas sur les remèdes.
Concernant votre conclusion : " Il faut
cesser de faire de l’économie, pour retourner à la philosophie.«
Je dirais que la philosophie ne nourrie pas son Homme hélas. L’économie est nécessaire et souhaitable encore faut-il la dompter et la circonscrire et ne pas la laisser prendre les rênes de nos vies. En clair passer de l’Homme au service de l’économie à l’économie au service de l’Homme, Il s’agit d’inventer un nouveau modèle démocratique, efficace, équitable, et respectueux de la planète...... vaste programme.
J’ajouterais que vouloir réformer le système économique sans, au préalable réformer en profondeur nos systèmes »démocratiques" et leurs mécanismes de prise de décisions, c’est mettre la charrue avant les bœufs et à mon avis, voué à l’échec.