@Jean Dugenêt « Ils sont les champions du monde de toutes les barbaries (génocides,
crimes de guerre, crimes contre l’humanité) et tiennent apparemment à le
rester. »
C’est clair qu’entre le massacre des indiens d’Amérique suite aux demandes des lobbys du chemin de fer pour pouvoir poser plus de rails à l’ouest, qui devait donc être conquis, et le fiasco de Wall Street en 29 qui a ouvert la voie aux fascismes et donc à la seconde mondiale, le capitalisme américain a bien du sang sur les mains...
@Mmarvinbear « Bien qu’il ne soit pas politiquement correct de le dire (parce que cela
brise le misérabilisme ambiant), les employés et ouvriers ont bénéficié à
beaucoup de reprise d’important coups de pouces depuis ces trente
dernières années par cette politique de la demande qui, si dans un
premier temps améliore le pouvoir d’achat de tous, par la suite provoque
leur appauvrissement par le chômage qu’elle engendre à moyen et long
terme. »
La première raison du chômage est l’informatisation, ou robotisation si vous préférez ce synonyme, des moyens de production, et qui à y regarder de près n’est jamais qu’une sophistication de cette révolution industrielle avant laquelle la notion même de chômage n’existait pas pour commencer.
Pourquoi croyez-vous que le chômage a augmenté à partir des années 70 ? Fin de la période de croissance d’après-guerre et chocs pétroliers, certes, mais aussi mise sur le marché des premiers micro-processeurs qui permettaient de réduire par un facteur de 50 à 100 la taille et les coûts des systèmes électro-mécaniques utilisés jusque-là, et ainsi de les faire entrer plus facilement dans les champs sociaux et économiques, c’est-à-dire d’impacter leur développement.
Une secrétaire avec un simple ordinateur peut abattre la besogne de 5 à 10 autres, et c’est la même chose dans tous les corps de métiers où on peut utiliser ces outils, soit la majorité des secteurs de production. Même dans les usines on trouve plus de robots que d’êtres humains. Mis à part les chantiers et les artisans spécialisés dans la fabrication traditionnelle, et encore, l’électronique est partout et permet d’augmenter la production dans les quantités demandées sans avoir à recourir à de la main-d’œuvre humaine. Celle-ci se retrouve ainsi condamnée à l’inactivité.
La solution est simple : la décroissance ou le partage du temps de travail – mais vous pouvez préférer l’implosion sociale...
@Mmarvinbear « Piketty, il passe bien à la télé mais j’attend qu’il passe un diplôme en économie avant de l’écouter. »
Piketty passe certes bien à la télé mais il est aussi ancien élève de l’École normale supérieure (promotion 1989 Sciences) et docteur en économie de l’École des hautes études en sciences sociales ainsi que directeur d’études au même EHESS. Accessoirement, le livre que je cite a été très bien reçu par l’ensemble de la presse spécialisée, notamment dans le monde anglo-saxon qui n’est pas vraiment à gauche en général.
Vous, je ne sais ni ce que vous êtes, ni ce que vous avez écrit (ou pas) alors je vous serais reconnaissant, à l’avenir, de m’épargner des déclarations péremptoires comme celle-ci dont le but est bien sûr de donner une impression de force afin d’intimider l’interlocuteur pour mieux le décontenancer et ainsi le réduire au silence. Ce genre de technique de manipulation ne fonctionne qu’avec les faibles d’esprit.
Le reste de votre message est à l’avenant, qui répète assez stupidement les diverses excuses fournies par les défenseurs d’un système arrivé à bout de souffle et réduit à tirer tous azimut dans le but évident de tenter de décrocher une victoire, aussi mineure soit-elle, pour galvaniser ses troupes lobotomisées. Là encore, ça ne trompe que ceux qui veulent bien tomber dans le piège.
@Mmarvinbear Merci pour ces précisions très éclairantes
Quant à l’accroissement de la dette, Thomas Piketty l’explique très bien dans son essai Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013) : c’est la réduction des impôts des plus riches, les personnes comme les sociétés privées, qui a creusé le déficit de la France. Formulé autrement, l’état français ne dépense pas plus (rapportées au PIB, le niveau de ses dépenses restent globalement inchangées depuis 40 ans), ce sont ses recettes qui ont baissé.