« Oui, le droit à l’école. Aprés, c’est à chacun selon son travail et talent. »
C’est tout ? Quel radin vous faites. En gros, si l’on est handicapé, l’on a plus qu’à attendre à être jeté tout cru dans la fosse commune ?
Votre point de vue pourrait éventuellement être recevable si tout le monde à la naissance disposait du même capital. Mais vous préférez occulter qu’on est bien bien loin de cette situation. Individualisme, eugénisme, d’autres idées lumineuses pour contribuer à améliorer l’humanité (et non simplement la vie de quelques entités la formant) ? Interdiction de se reproduire pour les couches sociales les plus nauséabondes ? Encore mieux ! Si on envoyait tout ces enfoirés de profiteurs dans l’espace pour une voyage aller sans retour ? Comme ça, hop, plus de pauvres à entretenir ! Mais ne nous arrêtons pas là ! Dans les couches les plus nanties, de nombreux degrés existent ! Envoyons à l’incinérateur tous ceux dont la richesse n’atteint pas le seuil critique permettant une rente à vie dans l’oisiveté la plus complète. Qu’on guillotine tous ceux qui ont un jour ou l’autre eu l’outrecuidance de demander de l’aide à l’un de leurs pairs. Solidarité ? Mais c’est quoi cette merde ! Que l’on efface de tous les dictionnaires ce mot qui jamais n’aurait du voir le jour. Ah oui, faudrait aussi penser à éliminer toutes les femelles, car chacun sait bien que lorsqu’elle sont en période de gestation et donc dans l’impossibilité de travailler, elle vivent sur le dos du talentueux travailleur. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin...les profs...*bam*, à dégager :) Ces ignobles fonctionnaires sangsues...mince, on fait comment alors pour le droit à l’école que dans votre extrême bonté vous souhaitez néanmoins accorder à tout le monde (déduction faite des catégories précitées) ? Facile ! Qu’ils se démerdent ! Ou qu’ils crèvent !
Il y a des points Godwin qui s’perdent...
Hurlevent, d’autres arguments à part tout ramener systématiquement à la même rengaine « vous préférez le système communiste façon URSS » ? A part tout ramener aux extrêmes, vous avez autre chose en poche ? Parce que là on reste un peu sur notre faim...
Et puis quand vous dites « D’autre part, je ne comprends pourquoi l’Etat devrait s’occuper de la distribution d’électricité. Celui qui se chauffe au fioul ou au bois de chauffage a le choix de son distributeur ». Est-il vraiment nécessaire de rappeler qu’avec l’électricité, on fait d’autres chose que se chauffer, que se chauffer représente d’ailleurs une part infinitésimale de l’utilisation que l’on fait de l’électricité ?
Plutôt que de nous balancer des énormités pro-libéralistes, nombreux sont sans doutes ceux qui auraient aimé lire vos réactions par rapport, par exemple, à la situation concrète découlant de la libéralisation du marché de l’électricité en Belgique évoquée par L’enfoiré. Mais il est à craindre hélas que face à des faits concrets votre argumentaire idéologique ’libéralisme vs communisme’ ne tienne plus la route. Cessez donc d’être manichéen et faites un effort pour enrichir le débat, car c’est pas avec votre argumentaire fallacieux et tranché que vous allez convaincre les lecteurs de ce forum des éventuels bienfaits du libéralisme. Mais peut-être, comme ça a été déjà souligné par quelqu’un sur Agoravox, n’êtes vous qu’un communiste déguisé donc le but est de dégouter les gens du libéralisme ? Si c’est le cas, mission réussie !
Il y a deux approches de l’anaphore : l’une rhétorique, l’autre linguistique. Du point de vue rhétorique, l’anaphore est la répétition d’un segment en vue de produire un effet de sens ou de style. Par exemple, dans le célèbre poème de Victor Hugo qui dit « Oh ! combien de marins, combien de capitaines...combien...combien... » => la répétition du mot ’combien’ tout au long du poème est une anaphore.
Du point de vue linguistique, se dit ’anaphorique’ un élément qui dans un texte nécessite le report à un segment antérieur pour pouvoir être interprété. Exemple : « Paul a tué trois lions. Il est très fort. ». Pour connaître le référent de ’il’ (c’est à dire de qui il s’agit), l’on a besoin de la phrase précédente pour savoir que c’est Paul. Dans ce cas précis, il s’agit d’une anaphore pronominale : un pronom reprend un nom.
J’espère vous avoir éclairé un peu :)
A l’auteur : merci pour cet article clair traitant entre autres de la perméabilité du langage et qui nous rappelle bien qu’une langue est une entité en perpetuel mouvement.
Ne vous fatiguez pas avec lerma : il ne lit quasi jamais les articles en entier, et lorsqu’il le fait il les comprend de travers. Son challenge sur Agoravox est de débarquer en premier sur la plupart des articles pour y déverser sa haine. Heureusement, cette haine a pour outil une profondeur d’analyse et de réflexion proche d’une huître décérébrée. Ne vous sentez pas obligé de justifier de vos activités auprès de lui car à voir la promptitude avec laquelle il réagit en permanence aux articles d’Agoravox, nous sommes encore nombreux à nous demander quelles sont (réellement) les siennes. Pourrisseur d’articles sur Agoravox à plein temps ? Il semblerait alors qu’il ait déjà pris son cortège d’heures sup’.
Si je conçois parfaitement votre postulat à l’égard de la liberté individuelle, je pense toutefois que la question des drogues mérite une réflexion plus approfondie.
Le point de départ de votre thèse, déjà, pose des questions. Vous dites : « Au nom de quel droit l’État viendrait-il dire à un adulte sain d’esprit qu’il peut ou ne peut pas absorber une substance quelconque ? ». Quelle est la définition d’un ’adulte sain d’esprit’ ? Un adulte est-il forcément capable de la mise en abîme lui permettant de déterminer lui même s’il est suffisamment ’sain d’esprit’ pour pouvoir s’adonner à une quelquonque drogue ?
Outre le fait que tout le monde ne soit pas égal face à la drogue, toutes les drogues ne sont pas égales elles-mêmes. Là où, par exemple, l’héroïne crée une dépendance rapide et forte, avec des conséquences sociales, mentales et physiques extrêmement néfastes (délinquance, overdoses, aliénation...), le LSD par exemple ne crée aucune dépendance et n’a à son actif aucun décès imputable directement (cas unique dans les statistiques encore assez jeunes en ce domaine). L’usage de cette substance dans un cadre psychiatrique expérimental a d’ailleurs repris, et c’est une bonne chose. Et pourtant, même le LSD n’est pas à mettre entre toutes les mains. Un être parfaitement sain d’esprit peut vivre une très mauvaise expérience psychique avec le LSD. Bref, tout cela pour dire qu’on ne peut aborder la question des drogues sous un angle monolithique et qu’il est dangereux (à commencer pour eux-même) d’octroyer la même liberté face aux drogues à tout le monde et de la même manière. Entre répression et interdiction pure et dure (ce que vivent nos sociétés actuelles) et laxisme à tout va, il y a un juste milieu qui est - je pense - la consommation encadrée, et encore, pas pour toutes les substances.