Un mobile c’est bien pratique pour être joint partout, mais surtout pour pouvoir joindre les autres quand on veut. Mais est-ce indispensable pour autant ? La plupart du temps, on peut très bien s’en passer. Et surtout quand on sait le prix des portables par rapport à ses avantages. Pour soutenir l’auteur de ce texte, voici quelques bonnes raisons de ne pas avoir de portable, même si j’avoue que je ne serais personnellement pas capable de m’en passer : 1°) L’abonnement est généralement très cher, ce qui est scandaleux, quand on sait que le réseau fonctionne par des ondes radios, ce qui revient certainement moins cher à entretenir que les câbles téléphoniques. Equiper toute la famille est souvent une grosse dépense. 2°) Un danger pour la santé : les ondes radios du portables peuvent nuire à la fertilité et surtout entraîner des cancers. Les enfants dont la croissance n’est pas terminée sont encore plus vulnérables à ces ondes. Pourtant, je ne connais aucun parent qui n’ai pas donné de portable à son enfant à son entrée au collège, voire avant. 3°) Une attaque à notre planète. Les fabricants de mobiles programment leurs appareils pour qu’ils aient une faible durée de vie, afin qu’il soit remplacé souvent. Mais cette précaution n’est pas nécessaire : le portable est un phénomène de mode, et beaucoup le remplacent par le modèle dernier cri dès que leur abonnement le leur permet. C’est autant de composants électroniques qui finissent dans les poubelles et ne sont pas forcément recyclés. 4°) Le portable est censé rapprocher les gens, mais vu qu’il permet de joindre les gens n’importe quand, on a moins besoin de se déplacer pour aller à la rencontre de ses fréquentations, et c’est précisément ce qu’on fait.Combien de conversations se terminent par « ok, on s’appelle pour se donner rendez-vous » ?
Je ne suis ni « pro immigrationniste », ni « anti-immigrationniste », je suis pour le droit de chacun à vivre où il le souhaite. Quand on vit dans un pays depuis longtemps ou qu’on y a des attaches très fortes, en être expulsé est un véritable drame. La France est aussi un pays d’émigration : plus d’un million de nos compatriotes vivent à l’étranger, et il paraît que ce chiffre augmente d’année en année. Je suis consciente que ce droit restera une utopie tant qu’il y aura des pays qui connaissent un telle misère que leurs habitants considèreront les pays riches comme des eldorados. Ce mythe est d’ailleurs bien entretenu par beaucoup de migrants qui n’osent pas avouer à leur famille restée au pays qu’ils vivent dans des petites chambres d’hôtel et que s’ils arrivent à envoyer de l’argent, c’est au prix de très gros sacrifices. Car avouer la réalité, c’est un peu avouer un échec. Sur ce sujet, il existe un très beau livre écrit par l’écrivain Sénégalaise Fatou DIOME : le Ventre de l’Atlantique. Par ailleurs, vivre dans un autre pays, c’est aussi s’intégrer, à commencer par apprendre la langue. Certains immigrés oublient que l’installation dans un pays implique aussi l’intégration. Ceci dit ne s’explique pas seulement par un manque de volonté : en France, les réseaux de socialisation sont assez limités, une fois le cursus scolaire et universitaire terminé. Dans les années 50 à 70, il y avait encore de grandes usines qui permettaient d’intégrer plus ou moins facilement les immigrés qui venaient y travailler. De nos jours, ces structures, ont quasiment disparu en France. Il est donc plus facile de fréquenter des gens qui parlent la même langue maternelle et auprès de qui, on est sûr d’être acceptés. Après tout, nous autres Français sommes pareils : quand nous sommes invités à un endroit où nous ne connaissons personne, nous avons tellement peur d’y être mal à l’aise que nous évitons souvent d’y aller. Alors pour fréquenter des gens dont on parle mal la langue...Heureusement, beaucoup d’associations, soit parce qu’elles donnent des cours de français, soit parce qu’elles proposent diverses activités, permettent de jouer ce rôle de passerelle vers la culture française.
Quand un couple souhaite se marier, il ne devrait y avoir aucun obstacle. Se marier ou vivre en couple, avoir ou non des enfants, acheter ou non une maison, ce sont des choix que chaque couple doit pouvoir faire librement. Pourquoi empêcher les couples homosexuels de se marier si tel est leur choix ? Le mariage n’a pas seulement un sens dans la religion ou la reproduction, on peut se marier pour beaucoup d’autres raisons et là encore, c’est un choix qui regarde le couple. En quoi le choix d’un couple d’adultes consentant devrait-il me déranger ?
Il est impossible de faire plus avec moins, sauf dans certains cas, par exemple quand on peut limiter le déplacement des bénéficiaires en mettant en ligne l’état d’avancement de leurs dossiers, ou qu’on met à disposition du public en ligne et dans les accueils des brochures détaillant de façon claires le déroulement des procédures et les listes de pièces justificatives. Pour le reste, il faut du personnel disponible et compétent pour accueillir le public et traiter leurs dossiers. Disponible signifie quelqu’un qui est capable si besoin est de prendre le temps de résoudre une situation complexe, et elles sont nombreuses dans le cas d’une demande d’allocation, de titres de séjour, de bourse, d’emploi.... Or, dans ces professions, on demande aux employés de traiter un maximum de dossiers dans un minimum de temps. Mieux vaut donc gérer les dossiers « normaux » et mettre les autres de côté. Ca évite les problèmes avec la hiérarchie et les collègues, qui pourraient leur reprocher d’en faire moins. Il faut aussi être compétent. Or, la détérioration des conditions de travail entraîne souvent un turn-over dans les services. Les gens chargés des dossiers sont donc continuellement des nouveaux qui manquent d’expérience et qui s’empresseront de partir pour un autre service, plus humain dès que leur ancienneté le leur permettra. Puis, il y a aussi les nouvelles technologies, qui devraient permettre de faciliter les démarches, mais qui en fait déshumanisent complètement les services et là, encore, ne laissent aucune place aux cas complexes, voire créent des situations complètement absurdes. Prenons l’exemple du Pôle Emploi. Depuis quelques années, la plupart des courriers sont automatiquement envoyés par un logiciel, et non par l’employé qui est censé suivre le dossier. Le chômeur se rend alors à l’Agence pour prendre rendez-vous et apprend que son rendez-vous doit impérativement être pris par téléphone (via un numéro surtaxé, ce qui est scandaleux quand on sait que le public concerné est chômeur). Au moindre retard, le chômeur est radié sans préavis et doit renvoyer un dossier complet avec toutes les pièces justificatives, qui lui aura été envoyé automatiquement par le logiciel. Belle logique de l’absurde.
« Le mariage est une institution sociale pour encadrer la reproduction. Or deux homosexuels ne peuvent pas se reproduire. Donc deux hommes ou deux femmes ne sont pas concernés par le mariage » Si on s’en tient à ce raisonnement, il faudrait donc aussi interdire le mariage aux couples de personnes âgées qui n’ont plus l’âge de se reproduire. Le mariage est fait pour reconnaître la vie commune d’un couple, ce qui peut inclure des enfants, mais pas obligatoirement. A ce titre, pourquoi refuser cette possibilité aux couples homosexuels ? Le PACS a été une grande avancée pour le droit des homosexuels, mais aussi pour les couples hétérosexuels ne désirant pas se marier. Maintenant, c’est un acquis que personne ne remettrait en cause, mais à l’époque où ça a été voté (1998-1999, c’est à dire très récemment), une grosse partie de la droite s’y était opposée, et lors de la première lecture de la loi à l’Assemblée Nationale, une bonne partie des députés de gauche... avaient tout simplement évité de venir à la séance pour éviter de participer au vote. Pourtant, le PACS ne donne pas aux couples les mêmes droits que le mariage, c’était d’ailleurs l’objectif du PACS : éviter d’autoriser le mariage aux couples homosexuels, tout en leur accordant des droits. Il est à espérer que les mentalités continueront d’évoluer et que le mariage homosexuel sera un jour autorisé. Quant au droit à l’adoption, il y a différents cas. Il existe des couples homosexuels qui élèvent l’enfant d’un des deux, dont l’autre parents biologique ne s’occupe pas. L’adoption permet dans ce cas là de reconnaître un état de fait et d’éviter les séparations dramatiques en cas de décès du parent biologique. Concernant les couples qui veulent adopter, il devrait être fait, comme c’est le cas pour les couples hétérosexuels, une enquête pour être sûr que l’enfant adopté grandira dans de bonnes conditions affectives et morales ( le critère « moral » devant bien entendu être apprécié indépendamment des préférences sexuelles du couple). La société n’est pas figée, il faut évoluer.