Il est facile de reprocher aux primo-arrivants de ne pas apprendre le français, tout en baissant les subventions accordées aux associations qui donnent des cours de français. Or, ceux qui arrivent en France ont souvent du mal à trouver des cours de français qui soient à la fois financièrement abordables, adaptés à leurs niveaux d’étude et à leurs horaires. C’est donc justement le nombre de cours qu’il faut augmenter, mais il faut aussi les moyens qui vont avec.
Il est vrai que les associations permettent de pallier à certaines carences de l’Etat, surtout en ce moment où l’Etat sous prétexte de « dette » se désengage progressivement de ses missions sociales. L’Etat ne s’y trompe pas, distribuant ses subventions aux associations qui lui semblent utiles. D’ailleurs, comme les subventions se réduisent d’année en année, nombres d’entre eux e retrouvent dans de très grandes difficultés financières, d’où selon moi, la nécessité pour les association de s’autofinancer afin de se mettre à l’abri de ce genre de risque et de rester réellement non gouvernementales. On reproche aux associations caritatives de détourner les gens de la lutte sociale en se contentant de panser des plaies les plus graves du capitalisme. D’un point de vue global, c’est malheureusement plutôt vrai, même s’il existe aussi des associations (pas assez hélas), qui mènent aussi des actions politiques.
Stigmatiser les pauvres est politiquement très rentable. Cela permet au smicard qui galère les fin de mois d’être remonté contre son voisin Rmiste, au lieu de s’interroger sur les causes réelles de sa misère : licenciement en série, désengagement de l’Etat sous couvert d’une soi-disant dette créee de toute pièce, inflation des prix, particulièrement celui de l’immobilier, etc. Et le pire, c’est que ça marche.