Tout faux : celui qui fraude nous baise premièrement en tant que contribuables (nous aimerions que nos cotisations aident à soigner de vraies plaies) secondement en tant que militants (notre engagement à défendre les victimes est ridiculisé, vidéde son sens par les rats du fromage) troisièmement en tant que citoyens (ces petits arrangements évitent de se poser la question d’une nécessaire amélioration du système et autorisent à se dépolitiser) quatrièmement au niveau moral et philosophique (le tricheur méprise la règle qu’il enfreint et par là-même le lien social qui la sous-tend)
« nous vivons un monde extraordinaire »... avez-vous remarqué, mon cher, les quatre encarts publicitaires affichés sous votre bel article sur agoravox ? 1/ Groupon.......voir le deal 2/ Devenez non-imposable 3/ Épargnez à...... 4/ Deviens trader !
Il semble qu’il y ait une clientèle pour ces conneries (saloperies ?) et que vos discours soient de nature à l’attirer.....
il serait intéressant de savoir si être indigné ne signifie pas simplement vouloir être calife à la place du calife (que Hessel me pardonne, car sa dimension politique personnelle n’est pas en cause et suscite mon respect et mon admiration). La question posée par le monde est de savoir si nous voulons engraisser et supporter les califes, et, sinon,si nous sommes prêts à les affronter, eux et leurs hommes de main ; Cela s’appelle la politique, et une révolte sans politique n’est qu’une jacquerie, pas une révolution. Petits cons ? Oui, je suis assez tenté de le dire ainsi, quand je vois des zigotos vouloir défier les pouvoirs sans violence (ah bon,le défi n’en est pas une ?) un peu comme l’histoire nous rappelle certains socialos jospiniens qui voulaient défendre ET le peuple ET l’entreprise, et protéger le salarié sans déplaire au patron. Bisounours ou Baisez-nous ?
Je ne tiens pas à être déplaisant, mais nous sommes dans une époque où bien des sociétés, et même bien des particuliers ont des revenus supérieurs au PIB de certaines nations,et disposent donc des moyens de s’offrir de véritables armées à leurs ordres. Armées qui peuvent, bien sûr jouer à visage couvert en manipulant-armant des groupes de révoltés poussés à mettre à mal l’ordre républicain selon leur stratégie. Et je ne serais pas surpris de voir beaucoup de braves gens apprécier alors la fermeté des corps constitués.....................
Une approche de type « qui fait quoi » permettrait de préciser la notion riche/pauvre. Un peu comme si dans le navire sur lequel nous voguons, nous divisions entre les hommes de la passerelle et les soutiers. Ceux que l’on désigne, faute de mieux, par « pauvres » sont ceux qui exécutent, qui participent à la marche du monde en suivant les ordres donnés, l’organisation voulue par ceux que l’on désigne, faute de mieux, par « riches ». Ces riches qui ont été formés dans les moules (écoles, facultés) de l’individualisme triomphant, et qui sont chargés d’inventer et de parfaire les organisations d’enrichissement des maîtres et de domestication des subordonnés. Un petit complexe de supériorité, (mérité ?), une vie au-dessus du commun (légitime ?) tant par les rémunérations que par la participation aux décisions, un mépris pour les salauds de pauvres qui gâchent tout, en contrariant leur asservissement, en encourageant la vulgarité dont ils sont les clients, en salopant la nature avec leurs bagnoles pourries et plages et villes avec leurs hordes de gosses bons à rien. Les aider.. ? Ah, une guerre peut-être, pour les débarrasser d’eux-mêmes....