Demander au Président enfanté par la propagande de "faire plier le medef", c’est demander à l’employé de faire plier son patron. Le pauvre, il n’est même pas syndiqué ! Non, si il faut faire céder le medef, c’est l’affaire de tous les salariés qui le subissent.
J’ajoute que le titre de votre article "peut-il aboutir" pose la question d’une façon inacceptable, puisqu’il DOIT aboutir (rien n’autorise personne à laisser perdurer ce drame) et est extrèmement méprisant vis à vis de notre Président pour lequel "vouloir c’est pouvoir" .
Si le Président est libéral, la chose est simple :
- le banquier a merdé, donc il est nul, donc il fait sa faillite normalement, et adieu. Mais, non, hop, un petit coup de pouce avec des sous virtuels, les notres, et la casse pour nous, demain.
- le constructeur auto ne peut pas vendre ses voitures, inadaptées au souhait réel du vrai client (pas celui qu’imaginent les pseudos sondages intox), ou honteusement trop chères (comparer l’augmentation des salaires des ouvriers-consommateurs avec celle du prix des véhicules), il a merdé, donc il est nul,........ et adieu. Mais, non, hip, un petit............. demain.
C’est la LOI du Marché, appliquée tant que le medef dit oui, mais pas quand il dit non. Et on se cache pour la défendre, cette prétendue loi qui ne fonctionne pas, derrière des artifices du genre "oui, mais dans un marché vertueux"...... tour de passe-passe qui abrite le dogme si pratique pour cacher une politique de prévarication.
Ce qui est dommage, c’est que ceux qui jouent ce jeu sont aussi ceux qui critiquent l’idéal communiste en s’appuyant sur le réel de l’URSS stalinienne, sans aucunement accepter l’idée d’un communisme vertueux...... C’est vrai que personne ne les paierait pour cela.
"intérêts catégoriels, donc de classe".... Pas d’accord, c’est justement au niveau de cette différence entre "catégoriels" et "de classe" que les oppositions existent entre les différents syndicats
- est catégoriel ce qui touche à une catégorie particulière de travailleurs (entreprise, métier). Ainsi, par exemple, de la Fédération Autonome des Agents de Conduite à la SNCF.
- était de classe (car vous n’ignorez pas que plus personne ne se reconnait comme prolétaire) la syndicalisation qui ne se contentait de luttes partielles ou sectorielles que dans leur possible contagion (par la lutte, par l’exemple ou par l’attrait exercé par les entreprises plus sociales sur les travailleurs).
Cette différence n’est pas sémantique. Elle résume le désarroi des salariés face au pouvoir grandissant du patronat, que leurs préoccupations catégorielles, voire personnelles , les amènent à affronter divisés et donc particulièrement vulnérables. Faiblesse accrue par l’absence de projet politique, l’abandon d’une volonté d’amélioration commune pour tous les salariés, l’acceptation de projets de vie purement individuels, le refus de voir la misère qui s’installe, et le choix d’en accuser les victimes elles-mêmes pour justifier la soumission aux puissants du moment.
Curieux, ça, comment les cadres qui ne sont pas soumis à un horaire de travail déterminé touchent-ils des heures supplémentaires ??? A moins de les exclure, supérieurs ou pas, de votre notion de "riches" ?