@ fergus,
bonjour,
Dans la même eau que celle, ô combien trouble, que cette médiatisation remue, un des piliers de l’idéologie actuelle en prend aussi pour son grade, le fameux "mérite".
Cette notion n’est en rien une nouveauté, déja chouchoute de bien des réformistes depuis les débuts de la république, mais elle est contraire à son esprit, et même à sa devise. Egalité est -il écrit au fronton des mairies, et les idéologies réactionnaires n’ont de cesse de vouloir y lire "équité", version basse de l’égalité conditionnée à l’effort ou en terme moderne au "mérite". C’est ainsi que l’on veut justifier les écarts de traitement entre les citoyens, si éxagérés soient-ils, subordonner l’acquisition de nationalité au passage sous les fourches caudines de la mode du moment, bref, légitimer l’inacceptable.
Et si notre élection repose la question du "mérite", elle va plus loin en posant par le biais du ridicule celle de sa mesure (Molière pas mort ?). En effet, qui évalue cette quantité d’effort, sur quels critères, au départ de quels starting-blocks ? EGALITE, oui, égalité "des chances", non, FRATERNITE, oui, "ascenseur social, non, car la LIBERTE est au prix de nos deux autres valeurs........... communes ????
Bonsoir,
Pour ma part, j’ai adoré cette idée, peut être en partie parceque j’ai découvert ce concours dans un JT dont le sujet précédent était la vente Bergé. Le parallèle saisissant entre cette misère NON-SECOURUE, surtout chez nous où DAL fut condamné pour les tentes dans la rue, et le millions ou milliards d’€ qui jonglent à tout propos, du sauvetage de telle banque, à l’aide à telle industrie ou à la dispersion de la collection accaparée par les deux dandys décadents me semble utile, nécessaire, salutaire....
Ah, ça nous ennuie qu’on les montre, ces pauvres, ça nous choque qu’on leur offre une petite mise en scène, ça nous désoblige qu’on nous montre ce qui nous attend !!! Oh que nous préférons voire s’étaler le luxe de tous ces bandits qui nous font rêver, des affaires au show-biz en passant maintenant par la politique.
Mais , par contre, ça ne nous est pas insupportable du tout de savoir qu’ils sont là, de les voir dans le froid de la rue mendier respectueusement de nous quelques miettes de ce que nos maîtres nous jettent.
Bonsoir, j’ai un peu de mal à suivre cette préoccupation de la montée du chômage, et je crains fort qu’avec toutes celles qui sont versées, le cours de la larme de crocodile ne s’effondre à son tour.
Du travail pour tous, la revendication a fait long feu, semble ne réapparaître que dans les moments d’emballement révolutionnaires (ateliers nationaux....) et ne se justifie que quand on parle de Travail, par lequel l’individu contribue au collectif (contrat social) et s’y "réalise" (excusez la grossièreté marxiste). Quand il s’agit d’emploi, système individualiste pour gagner SA vie, on retourne évidemment au chacun pour soi.
La dernière tentative en date pour partager le travail, les 35 heures, était si peu portée par l’électorat qu’elle a accouché d’une simple augmentation des cadences assortie du décompte des pauses, sans que personne ne conteste cette pantalonnade.
C’est que l’adhésion est générale à l’admiration de nos patrons et de leur mode de vie, au point de laisser détruire les services publics, privatiser les entreprises nationales, et accepter que l’emploi soit fatalement et uniquement lié à la rentabilité.
Abandonner son chien aux puces, aux tiques, et pleurer qu’il maigrit , quelle hypocrisie !!!!
je ne suis pas certain que les propos que je lis soient fondamentalement différents selon qu’ils émanent de pro-croissance ou de pro-décroissance. Sur le fond, vous semblez tous très décidés à être efficaces, concernés, performants...... Pas un qui propose le remède le plus simple du monde, mis en textes éloquents dès les premiers philosophes et appliqué sans discontinuer jusqu’à la génération de nos parents ruraux : rester peinards !!! Juste un exemple : ma bagnole, qui marche sans me faire d’ennuis, et bien pourquoi la remplacer ? Consommation, carbone, look, aspects pratiques.... rien ne vaut ni la peine ni que je perde mon temps à m’adapter à un nouvel engin alors que celui ci va bien. Essayez ce type non de raisonnement, (facile !!! ) mais de comportement, ça vous donnera la liberté et le temps d’élaborer un projet de société des hommes, et non des matières.
Qu’en est -il du "commandant" qui s’est laissé pousser à la faute par l’armateur ??
Qui était à bord ? Les hordes de snobs des pont supérieurs (un petit goût de vente Bergé), et un troupeau d’émigrants aux ponts inférieurs partis chercher aux USA LEUR clé pour monter l’escalier (un petit goût de Gala, voire de Point de Vue Images ou de Paris Match).
Ils avaient tous pris leur billet, comme d’autres ont glissé dans l’urne leur petit bulletin individualiste et servile. Bon débarras, certes, mais remercions les d’avoir eu l’élégance de couler seuls, eux.