- contre la révolte des sans-travail, une des solutions a été joliment nommée « économie parallèle », et tolérée comme telle. Résultat pratique, le « business » désigne la façon dont, en effet, les jeunes font vivre la tribu, par des activités aussi dangereuses qu’illégales. Quels élèves sont-ils alors, lorsqu’il daignent assister aux cours (bonne façon de visiter certains de leurs clients ?), quels repères donnent-ils aux petits frères et soeurs ? - l’école gérée comme « entreprise » n’a plus d’élèves (terme officiel), mais des clients dont le nombre justifie postes et budgets. Ainsi, une meute de grands cons y traîne de redoublements en réorientations, chaque année plus crétins et plus dangereux. - la servilité enseignante fait le reste, la note administrative paralysant facilement des gens passés de l’école (élève) à l’école (prof) sans que la vie les aguerrisse. Ma chère et tendre est retraitée. Je ne crains plus, enfin, les couteaux de ces brutes. Ouf !
Merci pour cet article, et les nombreux commentaires qui me rendent espoir :en effet, j’a-do-re ma bagnole, ma caisse, ma chiotte, ma guimbarde, mon tréteau (ce n’est par pour rien qu’elle a tant d’affectueux surnoms). J’ai toujours aimé les balades en campagne, le nez au vent, que ma jeunesse me permettait à vélo, et qu’aujourd’hui j’effectue en voiture ouverte en bavardant avec ma compagne, l’esprit chatouillé des mille détails du paysage, dans l’ambiance poétique et bienveillante que crée la beauté de la campagne ou du bord de mer. Une violette, un orchis au flanc du talus, un poulain dans le pré, les ombres qui jouent dans le sous-bois, de ma deux pattes à ma nouvelle mini, qu’elles en soient remerciées. Et que, grâce à la mévente annoncée et à la baisse de tarif induite, je puisse m’offrir quelques jolies machines encore. Merci à vous, et que ceux qui veulent m’offrir leurs mécaniques délaissées ne s’en privent surtout pas !
L’école s’adresse aux enfants de l’époque ; qui sont élevés dans les rêves consuméristes et individualistes de leurs parents (admiration des gros salaires, de la Porsche et de la piscine sans regard critique sur l’origine des fonds, refus du partage du travail au profit du « travailler plus pour gagner plus ». Bref des adeptes de la course du rat, ennemis du livre mais rois du bricolage profitable, champions de la spéculation sur les petits studios défiscalisés, et princes de tous les renoncements et abandons où les invitent les syndicats jaunes, persuadés qu’il n’existe plus de prolétariat depuis qu’ils se croient, à force de collaboration servile, indispensables -eux seuls- à leurs patrons. Ecole-chenil qui aiguise les dents de la meute, en les accoutumant à se nourrir sans remords des cadavres de leurs congénères. Au fait, qui se souvient de la bagarre pour la suppression des classements ???? Oui, une autre époque..........
Une remarque entre la roue et l’automobile : la roue a permis l’auto, soit, mais elle a aussi empèché la sustentation magnétique. Si une innovation se construit sur les acquis, elle est aussi leur dépassement, parfois mortel. Une philo nouvelle (totalement puisque visiblement les efforts d’Onfray pour approcher Nietzche, vivre les héritages vous hérissent), une philo de vie, n’a pas sa place dans cette période de philosophies des justifications Confort de la roue, qui fait croire naturel de tourner en rond.