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  • loco 27 mai 2009 11:18

    L’enseignant accueille ainsi l’enfant à l’école, en quête, non de savoir, à partager au retour avec ses parents qui le mettront en forme en lui donnant un sens, mais en manque de mère, de père ou des deux, et cherchant qui le comblera. Rôle assez inévitable en maternelle (quels dégâts causera sa suppression ?), qui devrait se dissoudre au fil des années d’ « éducation nationale ». Quoique, passer du primaire-enseignant unique, au secondaire-professeurs multiples soit déjà apparu trop difficile il y a plus de dix ans et ait amené à limiter à un petit nombre de polyvalents les professeurs en 1er cycle des collèges. Peut-être que parents toujours plus absorbés et lointains, et classes toujours plus chargées minent l’efficacité de l’ersatz parental et retardent la maturation des enfants ? En tout cas, les horreurs récentes montrent la dangereuse douleur de l’impossible mélange enseignement-maternage.



  • loco 27 mai 2009 10:50

    Quant aux rôles des parents et des enseignants, au-delà des individualités (et de la formation pédagogique des enseignants du secondaire ?), comment les répartir ?
    Les parents, fiers des conditions pratiques offertes à leurs enfants - chambre individuelle, activités d’éveil, vacances, télé et divers gadgets de la modernité, ordinateurs- acceptent l’idée que les moyens matériels qu’ils financent justifient les résultats qu’ils éxigent. Parents patrons d’enfants rémunérés. Travail oblige, qui, non réparti socialement, vit sur le mode du « tout ou rien », mangeant la vie, le temps et l’esprit , travail absolu sans place laissée pour vivre sa famille. Parent carte-bleue, présent-absent inaccessible, inconnu, impossible modèle, aussi vide de transmission et d’accompagnement, que plein de menaces et d’autorité. L’amour de la force en place de la force de l’amour.



  • loco 27 mai 2009 10:33

    Or, la dramatisation vient des conséquences de la mauvaise note plus que de son origine. Le tragique, c’est d’une part la condition misérable faite aux perdants du système, responsabilité des ADULTES acceptant une société chaque jour plus inégale, et d’autre part la sacralisation exclusive des valeurs de réussite matérielle véhiculée par ces mêmes ADULTES. En d’autres mots, je crée un environnement amoral (voire immoral) et cruel, et je « frappe » (psychologiquement ou physiquement) ensuite le gosse pour en faire un loup ou au moins, à défaut, un pitbull, capable de faire honneur à ce qui est , en vérité, mon déshonneur et ma lâcheté politique. Violence de la société, violence de l’éducation.



  • loco 27 mai 2009 10:22

    -  Amusant cette opposition entre enseignants et parents d’élèves, comme si les permiers n’étaient pas également parmi les seconds..... un peu comme l’antagonisme piéton /automobiliste.
    - La figure qui ne change pas d’un dessin à l’autre, c’est la note, qui est, en effet, l’axe du problème. Son rôle affiché de mesure du niveau atteint tente sans succès de masquer sa fonction réelle : savoir qui sera exclu (de la classe, ou de la filière efficace, ou de la réussite, de la reconnaissance, du confort dans la vie active, du pouvoir, des honneurs)
    - Le système qui ne change pas non plus d’un dessin à l’autre, c’est l’utilisation de la note comme vecteur de contrôle, réprobation, menace, sanction, punition. Avec pour victime, l’élève aux temps jadis et présent. Avec combat entre parent et enseignant pour designer la seconde victime, moderne, au titre de la « responsablité » éducative qui flétrira sans appel le père, la mère, le professeur de l’élève perdant. 



  • loco 26 mai 2009 01:20

    Trois raisons, hum, essayons....
     - le tissu inutile (résultats sportifs, horoscope, météo, fiches « pratiques » de diverses natures, pages télé et people) de propos niais, insipides, dénués de tout intérêt, complété désormais par les astuces à deux balles censées aider à lutter contre lacrise.
     - les infos redondantes, achetées par tous les journaux aux mêmes (à la même ???) sources, reprenant le seul et même point de vue, prenant les mêmes « experts », cherchant les solutions chez ceux qui ont causé le désastre et roulant pour la même oligarchie
     - pour le livre, le vide sidéral des conneries qu’on y édite à grands coups médiatiques foireux, prix bidons, télés pub, polémiques truquées...
    Non, en fait de raisons, je n’en vois qu’une seule : le mépris du lecteur !

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