La France, fille aînée de l’Église ??? La religion pour son apport au sens moral, sa contribution à une vie en société plus harmonieuse...... ? Tiens, je ne suis pas sûr de ne pas me laisser convaincre, sitôt qu’en effet ceux qui s’en réclament, et plus particulièrement ceux qui exercent le pouvoir, auront appliqué dans leurs actes au moins l’un des messages de solidarité qu’ils souhaitent nous voir répéter.... D’ailleurs, j’ai été aspiré un moment par le sillage de l’Abbé Pierre, dont l’engagement n’a rien résolu dans le domaine du mal-logement, et dont le Téléthon aujourd’hui signe brillamment la faillite !
je me moque des gaulois, et de l’histoire de France jusqu’à la révolution, car n’ayant pas de particule, mais l’Assistance Publique pas si loin dans mon arbre généalogique, les temps du servage ne me sont ni rêve, ni identité. par contre, je croyais savoir parfaitement ce qui me faisait Français aussi longtemps que je sentais la nation comme une oasis de culture et de solidarité au milieu d’un monde sacrifiant brutalement aux seules valeurs de la marchandise. J’y ai travaillé avec sérénité dans le domaine « public », préférant la notion de « service public » aux salaires alléchants de l’économie privée. et si aujourd’hui, en effet, la question de mon identité Française me pose problème, c’est face à l’abandon des valeurs de respect du métier, de partage et de solidarité que ce pays abandonne en tournant le dos à ce qui faisait sa grandeur... et mon bonheur.
Le problème de l’inégalité des ressources est ailleurs que dans les sphères de la consommation, et c’est pourquoi un écart de rémunération est considéré comme acceptable, voire souhaitable. Tant qu’il ne permet qu’une différence de niveau de consommation -avoir-, il n’attente pas aux principes républicains de liberté et d’égalité. En revanche, passé un certain niveau (le fameux écart ou rapport acceptable), la différence de rémunération permet l’accumulation, et, partant, l’accès au pouvoir. Pouvoir d’acheter l’entreprise nourricière, de la détruire, de la déplacer aux antipodes, pouvoir de mettre la main sur le travail et de décider qui travaille -qui mange- et qui ne travaillera pas -ne mangera pas-, et d’attenter ainsi à l’égalité des citoyens (face à l’emploi), et par appui sur la servitude volontaire, voire la servilité, d’attenter à leur liberté (port d’uniforme, pratiques professionnelles immorales, rapports humains dégradants au travail) -être-.
Les abonnés à EDF, c’est comme « les français » ou les « blondes », il y en a de plusieurs sortes. Certains font la gueule quand le tarif augmente, parce que ça les empêche de s’offrir quelques placements en or, des sicav juteuses, s’il en existe encore, des studios qu’on loue un prix exagéré à des couillons de pauvres qui les paient à la place de l’investisseur, ou parce que ça retarde leur prochain voyage aux iles paraputadisiaques. D’autres joignent juste les deux bouts chaque mois (quand tout va bien), et se disent qu’après tout, si la nouvelle facture EDF a bouffé une des balades au bord de mer, c’est autant de moins d’impôt « volontaire » sur le carburant qu’ils auront offert à la clique au pouvoir.