Bonne année..... qui commence assez bien,à mon avis, puisque malgré la campagne effrayante qui devait pousser les citoyens dans les bras (armés de seringues) de leur gouvernement providentiel, les escrocs qui croient surfer indéfiniment sur la mer de la peur et chacune de ses vagues se retrouvent au sec,le cul sur un tas d’invendus. La trouille, une valeur à la baisse, voilà un joli cadeau de nouvel-an !!!
Qui fait quoi ? L’artiste fait l’œuvre, le spectateur l’achève en « faisant » le beau quand il le ressent. Et chacun voit une beauté différente en fonction de ce qu’il est lui-même. Poncif, certes, mais qui récuse l’idée d’un « beau » absolu reconnu ici et maintenant, partout et toujours, universellement. A quoi bon ? Au niveau de l’artiste, je reste convaincu que la question ne se pose pas, et je le vois victime de son art comme le spectateur est victime de la vie. Vallée de larmes, douloureuse absurdité , la vie s’impose à nous, complice de notre corps, et force notre esprit à en endurer les vicissitudes, dans les chaudrons de l’amour et les affres de la décrépitude. Seul soleil de nos ténèbres, l’art et ses fenêtres ouvertes sur des émerveillements, des clins d’œil, des malices qui, soudain, nous ravissent de la beauté de l’œuvre, ou de celle de l’instant auquel elle nous a éduqués.
Représentants En démocratie élective, le citoyen délègue ses pouvoirs à un représentant qui n’a de force que celle des unes et n’existe que par la « volonté du peuple ». La capacité qui doit être la sienne, ce n’est pas d’avoir des idées extraordinaires, mais de mettre en forme les volontés de ses électeurs. Un programme clair (donc forcément global) basé sur des principes forts (d’où le clivage droite-gauche). Si un troupeau stupide préfère à cette vision démocratique une vision « people » d’un candidat « surhumain » censé inventer le monde et le mettre en forme à sa guise, cette personnalisation ne doit pas être reprochée au candidat (ou à la candidate) non élue. Un électorat fascisant a beau se cacher sous le voile de la recherche de « l’efficacité » ou de la « compétence », son absence fondamentale d’opinion (de conviction) ne traîne que lui dans la boue.
Abstention aux prud’hommales...... Il s’agit d’élections où se présentent les syndicalistes du moment, qui, tous, ont admis l’« inanité » de la lutte des classes, certains adhérant même à un parti qui l’a ôté de sa bannière. Si ces bons messieurs, aspirants notables par le biais de la représentation, se voient comme des défenseurs crédibles de ceux qui bossent, leurs masques ne trompent plus les mandants depuis bien longtemps, tout comme l’intéressement n’évoque pour eux que le vieux slogan « participation, piège à cons » . Pourquoi ? A cause des collusions et renoncements qui font du travail un purgatoire : politique des objectifs : acceptée ; primes de résultat : acceptées ; promotion au mérite : acceptée ; individualisation des rémunérations : acceptée ; chasse à l’arrêt de travail : acceptée ; uniforme, communication d’entreprise : acceptée ; entretien individuel : accepté ; Allons, la place manque, mais seul plutôt que mal accompagné, pourquoi pas ?
Le danger de vivre, en relation avec le chômage, on le découvre quand on choisit ou de travailler moins (partager le travail pour être plus à gagner au lieu de travailler plus pour, seul, gagner plus), ou de prendre sa retraite à l’heure dite au lieu de prolonger son activité, de façon à faire place aux jeunes. On rencontre alors une autre face du monde, d’autres rapports humains et un autre rapport à soi-même qui vous montrent à quel point le monde du travail actuel contamine toute la vie de ses excès, et à quel point la vie est ailleurs. Comment alors suivre encore les discours des élites, la farce publicitaire, les mensonges de la communication ? A force de vivre, la tentation du repli dans une certaine misanthropie est incontournable, et le besoin de contrées où aucun Johnny jamais ne nous vienne à l’idée.