Bon, je me risque avec mes questions d’ignorant de base :
Vous "cherchez" ce qu’est devenu l’argent perdu. Mais existe-t-il, a-t-il réellement existé ? Je ne suis pas compétent dans la finance, mais vu de ma fenêtre certaines choses me semblent troublantes.
On parle en ce moment à la fois de crise et d’utilisation (distribution, prêt...) de sommes si énormes que les montants ne parviennent pas à tenir dans les filets de ma mémoire. Dans un autre genre d’étonnement, j’ai lu que Google "valait" un prix astronomique, alors que je ne vois pas du tout ce que cette firme peut bien produire. Drôle d’idée de la valeur. Continuons, le mouvement à la hausse aussi bien de l’immobilier que des actions : comment une maison quelconque, un appartement standard a-t-il pu doubler son prix en dix années marquée par une inflation faible ? D’où sort la valeur équivalente au prix d’actions qui doublent (ou triplent , ou +) en quelques mois, sans que leur production ait explosé ?
D’où ma conviction de "café du commerce" que cette valeur n’existant pas, cet argent n’existe pas non plus. Et que crédit et spéculation battent hardiment monnaie en dehors de tout contrôle et même de toute mesure. L’évolution de la finance me fait songer à la maturation des vesses-de-loup.
Si quelqu’un peut m’éclairer d’un petit digest, merci d’avance.....
Je ne voudrais pas tempérer l’enthousiasme révolutionnaire, mais "MACKNOVCHINA" est un hommage à l’armée de l’anarchiste Mackno qui combattait "contre les rouges et les blancs" (dans le texte). Ce qui n’est pas rouge-trostkyste, mais peut, je vous l’accorde, sembler NPA.
Reste qu’entre le soulèvement et la révolution, entre le bain de sang stérile et l’accouchement violent d’un monde nouveau, c’est le projet politique qui fait la différence, et qu’il semble d’autant plus urgent d’en adopter un que la révolte gronde.
Le dangereux facteur et ses trois petits "pourcents"
le socialisme (pas le trostkisme jamais érigé en gouvernement, mais c’est juste pour la précision) a échoué...... j’imagine que vous proposez au contraire que le capitalisme réussit. Ce n’est qu’une question d’appréciation, laquelle est directement liée à la fenêtre de laquelle on contemple le monde (ce qui suppose deja qu’on en ait une), de la hauteur à laquelle elle se situe, et du paysage sur lequel elle s’ouvre. Content que votre position vous donne ce plaisir.
démocratique et social..... vous juxtaposez les deux. Le capitalisme, qui refuse la démocratie dans l’entreprise (et diabolise l’idée d’autogestion) refuse les charges, et donc de fait le social, votre attelage ici est juste. L’électorat (rien de grave encore, 3%), si l’on se refuse à considérer la France comme non-démocratique, mesure bien la destruction du "social" mise en oeuvre par la "démocratie", et tend à les voir de plus en plus comme cette paire d’ânes attachés ensemble mais qui tirent chacun à l’opposé de l’autre.
Le danger du "facteur" n’est pas dans sa personne, ni dans ses propos, mais dans l’exercice même de son métier, qui consiste à gaver les boîtes aux lettres de publicité inabordables, de factures et de leurs relances, de recommandés , de mises en demeure........... dont il n’est pas l’auteur !
Je veux que mon emploi perdure, je veux que mon salaire s’améliore, je veus devenir ou rester propriétaire (de mon auto, de mon logement, de mon jardin, de mon refuge loin de la ville, d’un petit matelas bourré de pognon car on ne sait jamais....) .
Pour cela, je CROIS (oui, nous avons basculé dans le domaine de la foi) que seul le patronat, ses saints et ses évèques sont, par les vertus civilisatrices de l’Entreprise (c’est prouvé, voir l’état du monde) le seul chemin vers mon paradis.
Mais le patronat et l’Entreprise ont des besoins organiques précis, qui édictent des règles de fonctionnement fort claires, étroites autant que le chemin de la vertu, sur lequel il faut souffrir, sans craindre d’abandonner dans les ronces du bas-côté tous ceux qui n’ont pas ou plus la force.... moi-même le cas échéant.....
Quelle place dès lors pour une alternative, qu’on la baptise "socialiste" ou modem ? Le rêve de la société de consommation est d’en avoir pour son argent. Et bien, ne nous plaignons pas, nous sommes servis !
Le pouvoir en place ne construit pas, il détruit, dans le seul but de laisser un champ de ruines (en matière sociale et politique) seul, à ses yeux, capable de laisser la voie libre à une reconstruction . Le mythe de la terre brûlée-bombardée laissée par la deuxième guerre mondiale et qui a "permis" les trente glorieuses. Plus de protection sociale (plus d’état,plus de gratuité aucune, pas même de santé, donc plus de charges ) plus de référence salariale (emploi retrouvé - ?- par la tiers mondisation des "ressources humaines"), bref, nettoyage au karcher des "lourdeurs" qui empêcheraient la France de caracoler.
Un tel but nécessite de la constance, assurée par un pouvoir secret protégé de l’opinion (les conseillers du président qui sont les ministres réels) dissimulé derrière un personnel choisi pour ses qualités médiataques, images sexuelles ou tribuns populistes grossiers, destinés à être destitués dès que leur aura populaire ternit, puisqu’ils ne sont que gens de paille.
Le scandale, l’imposture sont là, dans la machine mise au point pour vider la démocratie de son sens, dans cette nouvelle forme de gouvernement appelée sur Agora fort justement démocrature (merci à l’auteur ) et non dans la prestation d’un quelconque de ses papillons de nuits, celles des paillettes et du bling-bling, mais surtout celle des couteaux et d’un certain brouillard...