Le statu quo... N’est-ce pas l’image même de la perpétuelle rotation terrestre ? Engendrant un statu quo que nous ne parviendrons jamais à égaler, puisque nous n’en sommes que d’infimes composants...
Et à part un évènement naturel majeur, qui ou quoi pourrait changer la donne, celle-ci ayant encore quelques milliards d’années d’existence ?
Pas même un duo Poutine-Obama Un Nouvel Ordre Mondial ? Il en sera quitte pour voir ses affiliés crever les uns après les autres, emportés par les limites de l’âge. Quant aux idéologies défendues de ci de là, issues des organes dont nous faisons si grand cas, que représentent-elles à côté des forces physiques en mouvement ? ’tendez, j’ai pas parlé des poings américains, ni des biceps d’une mouvance ou d’une autre
Pour ma part, je ne suis pas trop gêné d’être un con, un débile ou ce que vous voudrez parce qu’à regarder les comportements des élites réputées très brillantes, on s’est quand même bien fourré dans une sacré mouise. Un peu comme un gamin ayant démonté un beau jouet, et qui ne sait plus le remonter... Sauf que là, le gamin a fondé un empire sur le dos du pétrole, un autre sur les parts de marché acquises dans telle activité lucrative ou telle autre, et cætera. Il y en a quelques millions comme ça, pétant la baraque tant que le pognon, l’influence et autres sont au rendez-vous.
Est-ce parce que nos capacités dites intellectuelles ont été justement utilisées à édifier des systèmes qui finalement nous infantilisent ? Tiens je t’élis à tel mandat, fais du bon boulot, la collectivité compte sur toi. Mais oui, bien sûr, je vais te gérer ça aux petits oignons, et tant pis pour la cohérence du milieu ambiant éradiqué par la CROISSANCE.
La croissance ? C’est quoi ce machin là ? J’sais pas trop, une idéologie quelconque comme il y en a eu d’autres. Mais celle-ci pourrit le support vital même, y a qu’à regarder la civilisation pour s’en rendre compte, ça pète de partout dès qu’une représentation élue (ou plutôt élitiste) ou d’influence s’empare des commandes, et impose sa manière de voir les choses. PS, UMP, RPR, EELV, FN, al-qaïda, la CIA, la CEE, les lobbys, ce sont bien toutes les mêmes entités collectives aspirant à tenir les rênes ou à exercer une certaine influence. Elles entraînent après les foules dans leur sillage.
Pour ma part, je m’en démarque car venu au monde en solo, j’en repartirai de la même manière. Alors la collectivité et ses incohérences, je trouve bien dommage qu’on mobilise autant de savoirs, de compétences, de capacités à simplement se pourrir la vie avec des idéologies déséquilibrant le contexte vital ! Croissance dites-vous ? Ouais, sûrement pas celle aboutissant à devenir mature et équilibré dans sa tête et dans son corps.
Alors démosthène, merci mille fois de traiter vos semblables de cons, élitiste que vous vous faites. Il n’empêche, ça ne gênera nullement ni la terre, ni la réalité et que sais-je encore, de suivre leur cours, et que nous n’accompagnons finalement que pour un temps sommaire... dont les derniers moments nous rendent parfois débiles au sens premier du terme. J’espère pour vous que vous n’en serez pas conscient, car comme beaucoup vous pourriez en concevoir une amertume et une nostalgie vous rendant encore plus acerbe, ce qui jouera surtout contre vous et plus indirectement sur votre proche environnement, j’en sais hélas quelque chose, et l’humain empathique que je suis s’en désole...
Excusez-moi « le printemps arrive », mais « se soigne actuellement » me donne quelques difficultés.
Comment des individus à la tête d’entités comme les multinationales ou d’autres groupes devenus presque menaçant iraient-ils se soigner de quelque chose qui leur donne toute satisfaction ? En abandonnant leurs prérogatives ? En faisant abstraction de leur source première de bénéfices : leur capacité à aiguiser leur sens intellectuel afin de récupérer le plus d’influence possible ?
Personnellement, je ne crois pas qu’on puisse se soigner de quelque chose d’inné. Au mieux l’orienter, mais sûrement pas s’en débarrasser.
Au sujet de l’article, quelle finesse d’analyse ! Seule la conclusion me paraît « excessivement » noircie. Et puis, somme toute, les civilisations passent, nous avec à moindre échelle bien sûr. Mais le monde avance, et il n’a jamais fait autrement. Y donner un sens tel que nous parviendrions au chaos ne me paraît pas illusoire, mais nous disposons quand même de capacités d’analyse, la preuve, et de moyens que nous pouvons utiliser. À bon escient ou pas, c’est une question d’ordre individuel.
Sauf que maintenant, nous mesurons mieux nos existences (ou moi au moins), et recommençons-nous à nous pencher sur d’autres systèmes d’organisation, plus locaux et moins dispendieux en énergies justement.
D’expérience, il existe des moyens de se sustenter via des sites fournissant surtout de l’alimentation, mêlant paiement en ligne (donc réseau informatique) avec les réseaux bancaires. Il s’agit bien là d’une évolution... Je ne sais si elle doit être considérée positive ou négative (à mon niveau, elle me convient très bien), mais le fait est qu’elle existe, et qu’elle permet d’envisager l’avenir différemment qu’avec un énième conflit sanglant du genre de celui qu’ont vécu mes grands-parents, ou du cadre consumériste à l’excès qui se met en place depuis plus de 4 décennies, et occasionnant toutes sortes de déséquilibres sans toutefois aboutir à des échanges d’obus ou de missiles, « juste » quelques plans de restructuration .
Je ne doute pas qu’une évolution significative n’ira pas sans mal vu les lobbys agissant en coulisse (clopes, pharmaceutique, armement, véhicules légers, lourds, aériens, et cætera). Mais justement, cette faillite annoncée ne résumera-t-elle pas à elle seule les sévices qu’aurait pu donner un conflit majeur, sans donc en passer par là ?
L’avenir, cet horizon inéluctable, concrétisera bien une forme ou une autre, inutile à mon sens de s’en alarmer.
Bravo en tout cas à GdeBell et demosoluce, parmi d’autres.
Je ne sais pourquoi, quand je vous lis, mes idées prennent une certaine acuité...
« ...Mais as-tu songé que tous ces gros riches, qui sont devenus riches en nous faisant travailler pour eux à bas prix, font baisser les revenus de ceux qui ont encore travail, et les retraites de ceux qui ont travaillé, afin de s’enrichir un peu plus ? Et quand les revenus sont très bas, comment les gens vivent-ils ? Ont-ils de quoi se nourrir ? se soigner ? Combien de gens sont ’tués’ de cette façon par tous ces gros capitalistes qui prennent notre argent pour sauver leurs comptes en banque ? » En premier lieu, une évidence : la mort est l’issue naturelle d’au moins notre existence, et il faut selon moi s’en contenter
Après, il me vient l’idée comme quoi, tout dépend de ce que l’on veut faire de sa vie, comment l’interpréter aussi. Or si vie il y a, elle ne nous anime que pour un temps donné, et ce que nous en faisons nous concerne au premier degré.
Ces gros riches dont vous parlez, s’ils veulent s’obnubiler par leur apanage, en quoi cela devrait-il concerner autrui. Est-ce parce que nous partageons le même cadre ambiant ? Si moi, je décide de ne pas m’en occuper parce que ce sens qu’ils donnent à leur vie me déplaît, ils en perdent toute importance à mes yeux. En outre, se préoccuper d’eux ne peut que mener à s’occuper moins de son propre équilibre.
C’est à mon sens le revers de la médaille de la vie en collectivité, s’occuper les uns des autres. Parfois est-ce bénéfique (pour procréer par exemple), parfois est-ce malfaisant (lui est différent de moi donc je le méprise, l’ostracise, le tue,et cætera !).
Avant tout, c’est la vie que nous avons en partage. Mais nous lui rendons bien peu justice si vous voulez mon avis. À tel point même que nous ne lui affectons plus de valeur (voyez ce qui est arrivé à C. Méric), alors qu’elle est bien notre première richesse et surtout notre raison de vivre s’il fallait lui en donner une.
C’est là une difficulté que nous êtres pensants avons à surmonter, et comme nous passons notre temps à chercher à satisfaire des leurres (s’enrichir quand nous sommes déjà riche de vie avant de ne plus être et qu’il en soit fini de cette richesse), l’essentiel nous échappe. Aussi, quand nous aurons atteint ce temps où il n’y en a plus pour longtemps, verrons-nous cette débauche de moyens manufacturés (plus tant que ça d’ailleurs), superficiels et dispendieux pour ce qu’elle est, du vent !
Dommage que moi même n’y sois-je qu’à moitié attentif, comme beaucoup d’autres je suppose, et continue en dépit des évidences de favoriser un mode de vie où les responsabilités individuelles et les nécessités naturelles ne soient pas plus prises en considération. Avec les résultats donc que nous avons sous les yeux.
Finalement, la vie doit-elle être instrumentalisé à des fins mercantiles et d’influences pour la croissance de quelque chose d’aussi inhumain que ces civilisations engendrées par notre seul fait ? Ou bien faut-il la voir pour ce qu’elle est réellement, une incarnation pour un laps de temps dont il faut savoir se contenter, parce qu’elle ne peut se conserver éternellement ?
Salutations AlainV, et désolé de la longueur de mon commentaire
Merci à Constant danslayreur, ainsi qu’aux autres commentateurs et à rosemar bien entendu.
La situation relatée laisse à réfléchir... Pour ma part, père de deux enfants dont un en classe de CP, ce n’est pas « simplement » la question du jeunisme ou de l’éducation à venir qui m’interroge, mais surtout quelle cohérence avec le milieu ambiant va engendrer notre système tendant à se compliquer toujours plus, et aboutissant à des impasses en raison même de nos contributions et implications fournissant une énergie indéniable et jamais mise en défaut au système auquel nous contribuons, et qui a quand même permis à la population mondiale d’atteindre 7 milliards d’individus dans un cadre naturel propice (le restera-t-il ?).
Dans ce contexte, quel rôle a à jouer l’éducation ? Donner toujours plus d’énergie à un système produisant déjà tant de déséquilibres, et pas seulement humain ? Ou bien permettre aux enfants d’acquérir la maîtrise d’eux même, afin de s’inscrire dans un rapport équilibré avec le milieu ambiant ?
En outre, la question de l’équilibre financier n’est pas non plus à négliger, mais ceci relevant de décisions collectives et donc politiques, elle rentre dans le domaine des compétences législatives et budgétaires... Et comme celles-ci sont absolument déconnectées de la cohérence je dirais ambiante ou environnementale, ne vont-elles pas conduire la société future à d’autres impasses encore plus désastreuses que celles ici présentées pour ce qui concerne le milieu éducatif, les « vieux » mis à l’index, la croyance au mythe de l’éternelle jeunesse, et cætera ?
Merci en tout cas à tous les commentateurs d’enrichir de leur réaction ces questions touchant à la cohérence même de l’humanité avec le milieu ambiant qu’elle ne fait que côtoyer temporairement. Ce que les « vieux » envisagent sûrement bien plus pratiquement, et qui rend leur jugement plus nuancés ou mieux circonstanciés. Après, ce qu’en fait la société, c’est là encore une autre question nécessitant réflexion et application collectives, autant qu’implication individuelle et personnelle.
À mes yeux, on en est loin avec ce système qui justement nous noie dans la collectivité avec toutes ses incohérences...