Plutôt d’accord avec l’auteur,mais aussi avec Fatale malgré l’antagonisme revendiqué.
Nous sommes clairement des figurants.
Les choses ne changeront que lorsqu’une majorité d’entre nous le voudra vraiment.
Alors tous comprendront que pour que cela change, nous devons nous impliquer et participer aux décisions. Point.
Nous devons VOLONTAIREMENT créer les conditions qui donneront aux dirigeants l’obligation de prendre en compte l’avis du peuple, du quidam lambda, dans des domaines généraux mais aussi spécifiques car les fameux « experts » sont aussi nombreux parmi la population.
Nous devons donc dans un premier temps nous éduquer mutuellement sur le principe de démocratie réèlle, sur le fait qu’il est impératif de s’impliquer si nous ne voulons pas laisser « les commandes » à une élite aveuglée par ses intérêts personnels au détriment des intérêts collectifs.
Nous devons assimiler le fait qu’ils ne nous laisseront JAMAIS sortir de ce modèle institué qui veut nous garder en dehors des prises de décisions en nous imposant durant notre « éducation » (en tant que citoyen) l’idée qu’ils sont les seuls preneurs de décision légitimes.
Nous devons refuser cet état de faits, et nous imposer. Pacifiquement, mais fermement.
Je vous rejoins tout à fait sur cette atmosphère oppressante et « concentrationnaire » qui règne dans nos quotidiens.
Je m’en faisait encore la réflexion hier : à cause de la neige j’ai pris le métro pour aller bosser. Habituellement j’y vais en deux roues afin justement d’échapper à l’oppression du métro.
Le train est arrivé, remplit a tel point que les gens étaient collés aux vitres avec des airs bien malheureux. Personne ou presque n’est descendu du métro. Le problème est qu’il devait y avoir au bas mot une centaine de personne sur le quai, qui pour la plupart j’imagine devaient se rendre au travail, comme moi, ou pour une raison ou une autre devaient monter dans CE train sans pouvoir attendre le prochain qui de toutes manières aurait été autant remplit. Donc « obligés » de rentrer dans ce train déjà bondé. Nous nous sommes donc entassés comme du bétail, tellement serrés les uns aux autres qu’il était inutile de se tenir... Il m’est venue l’envie de dire quelque chose qui aurait détendu l’atmosphère mais quoi.. ?
J’ai la CHANCE de pouvoir aller bosser en deux roues habituellement et cette situation est pour moi exceptionnelle, ce qui m’aire à relativiser. Mais tous ces gens vivent cette situation au quotidien, aller + retour. Quel impact cela a t’il sur leur journée ? Quelles pensées ont ils pendant ces trajets quotidiens ?
Entre les immenses panneaux publicitaires (il y avait une pub de 4M² pour un sac a mains à 500€ !), le prix du ticket (1€70) obligatoire sous peine d’amende (maintenant les contrôlleurs on des tpe (machines à CB) portatives) et l’éternel message robotisé « en raison d’un problème technique, nous vous informons que le trafic est perturbé », et « Nous informons les voyageurs que des pickpockets sont susceptibles d’agir dans cette rame. Soyez vigilants », comment rester serein ? Comment relativiser ?
Comment ne pas céder à la haine pour son prochain, sentiment certes plat et facile, mais présent dans les esprits à coup sûr...la colère contre son voisin, contre la RATP, contre son patron qui ne manquera pas de vous tomber dessus en cas de retard, contre soi-même, son travail dans lequel il est si difficile de s’épanouir, quand bien même on l’aurait choisi parce qu’il nous plait, et contre la vie que l’on est OBLIGéS de mener afin d’au moins payer ses factures... ?
Certes me direz vous cette situation est exceptionnelle, due à la neige. C’est faux. Je parle de la ligne 13, et sur cette ligne encore plus que les autres, sans parler du rer, c’est le quotidien. C’est pourquoi j’ai mis un billet dans ce deux roues afin de me soustraire à cette « torture », même si je me jette ainsi dans cette « guerre civile » qu’est la circulation notamment à Paris...autre sujet hautement (et tristement) représentatif sociologiquement.
Ceci ne représente qu’une infime partie du quotidien de chacun. Mais que dire en effet de la queue au supermarché ? A la poste ou dans les administrations du service public ? De ces moments de « solitude collective » que nous impose cette société ?
C’est ce quotidien, trop présent pour être ignoré, qui devrait faire réfléchir les gens sur la société qu’ils veulent pour eux même, mais aussi et surtout pour leurs enfants.
Mais au lieu de remettre en cause cette situation pourtant intolérable, inhumaine, la majorité d’entre eux veulent juste penser à autre chose en allumant leur tv dès leur retour, après avoir ouvert leur boite aux lettres (boite aux factures ?), car ils se sentent impuissants. Sentiment grandement induit par cette même télévision, qui à pour objectif, entre autres, de faire passer la pilule, de leur changer les idées, de les faire rêver (Moi aussi je veux être belle, moi aussi je veux chanter et devenir célèbre, moi aussi je veux gagner au Loto, moi aussi je veux partir dans les îles, moi aussi je veux être un enquêteur à la vie pleine d’action, de sexe et de pouvoir, moi aussi je veux un pavillon avec un jardin, deux enfants qui jouent avec le chien devant mon Scenic avec un conjoint top model)...Tristes rêves artificiels, triste cercle vicieux...
Ceci reflète ma vision des rapports entre citoyens, au delà de Rousseau et de la religion :
« Bien sûr ni vous ni moi n’avons établit ce système dans lequel nous tous sommes censés nous débrouiller.
Mais comment nier qu’a travers nos comportements, du moins ceux que nous sommes censés avoir, il est implicite et accepté collectivement d’impacter négativement son environnement, autant social que géographique ? (matériel fabriqué par les « esclaves chinois », pollution systématique par l’énergie nécessaire à « tout », enrichissement des industriels de la grande distribution au détriment des petits producteurs et de notre santé, déchets générés par tout ce que nous consommons...et les innombrables dommages collatéraux et réactions en chaines qui découlent de nos petit actes quotidiens bien huilés de consommateurs des « pays riches », mais aussi de ceux des pays pauvres bien sûr...)
Notre mode de vie engendre par défaut beaucoup plus de « négatif » que de « positif » sur ce qui nous entoure, et cela d’après une idée originale qui promettait à chacun dans son individualité sacrée d’accéder à une vie meilleure (devenir plus riche pour acheter son confort et ses loisirs) même s’il fallait pour cela dégrader la vie d’autrui et la nature. Mais, et bien que cette approche totalement discutable fut motivée et instaurée par une poignée de puissants de tous bords pour qui l’(es) intérêt(s) personnel(s) est un Dieu et convertir le monde fut un but, atteint, ce modèle n’est aujourd’hui qu’une illusion !
Nous courons maintenant après l’ombre sinistre et intouchable du modèle de société qui à déjà corrompu (et déçu) les générations précédentes...
C’est là que se joue la responsabilité [des citoyens]. Pour que les choses changent, il faut que les mentalités évoluent.
Il faut déjà faire l’effort de « grandir » et de se détacher du « paternalisme d’état ». Il faut devenir adulte pour penser par soi même et vivre en accord avec ses convictions personnelle profondes, et non avec les « convictions collectives instituées » qui prônent l’individualisme et le « chacun pour soi ».
C’est tout. Ou presque.
De ce point de départ tout (re)devient possible.
Il « suffit » de cesser de ne penser qu’a soi, car c’est cela qui nous à mis dans cette situation plutôt catastrophique.
Nous sommes tous (TOUS, en france mais partout sur la planète, en europe, dans les pays du « tiers monde », en Amérique Latine ou aux USA) dans le même bateau, et il est indiscutable que survivre ensemble est bien plus facile (et agréable !) que les uns contre les autres.
Il faut que l’idée (qui n’est pourtant pas neuve) fasse sont petit chemin dans les esprits, et nous y serons ! »
Il est bon de rappeler les obligations existantes afin de faire exister les obligations qui forceraient nos dirigeants à écouter les peuples, à rendre des comptes et à enfin être responsables (mot très lourd de sens) !
Il y a quelques députés qui semblent intègres, j’ai eu la chance d’en rencontrer une suite à une sollicitation de ma part sur un sujet précis, et l’impression qu’elle ma fait étai particulièrement positive, aussi bien à travers son discours qu’a travers ses actes et son implication sincère dans les combats qu’elle mène !
Peut être « ceux là » peuvent ils finalement avoir un rôle clé dans le processus de démocratisation (au sens réel) de la société que nous et tant d’autres souhaitons ?
Je vais essayer de revenir vers elle, comme elle me l’avait d’ailleurs proposé !