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Mani

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  • Premier article le 08/02/2014
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Derniers commentaires



  • Mani Mani 9 février 2014 14:17

    En effet j’ai suivi les « aventures » de Sylvain R.
    Un bel exemple de tentative de mise en pratique et de la difficulté de celle ci.
    Il est clair qu’un des points centraux dans la perspective de sortir du système oligarchique actuel est l’éducation, de tous par tous.

    Je me trompe peut être, mais j’ai l’impression que les incohérences dont nous sommes tous témoins prennent de plus en plus de place, et « forcent » de plus en plus les gens à s’interroger et à s’ouvrir. On entend de moins en moins le bon vieux discours TINA, du moins dans la bouche et l’esprit de ceux qui n’ont pas de rapport avec le pouvoir, le peuple, la majorité. Et parler de tirage au sort devient un des discours que certains veulent bien entendre aujourd’hui, ce qui n’était pas autant le cas l’année dernière par exemple, et encore moins l’année d’avant.

    Nous sommes de plus en plus à oser imaginer qu’il y en a, des alternatives, et c’est ainsi que les choses pourront évoluer.
    C’est une toute première étape indispensable, et elle est en œuvre.
    A nous tous de continuer à nous éduquer de plus en plus, mutuellement, via des ateliers, des débats ou toute autre forme démocratique d’échanges pédagogiques et constructifs.



  • Mani Mani 9 février 2014 13:50

    Merci passtavie pour tes commentaires.
    La « responsabilité » a un double sens, ou une nuance de sens, comme on peut le voir dans la définition du Larrousse :
    1 « -Obligation ou nécessité morale de répondre, de se porter garant de ses actions ou de celles des autres. »
    2 « Fait pour quelque chose d’être la cause, l’origine d’un dommage. »
    1 Nous sommes donc responsables de nos actes a priori. Nous pouvons deviner avant d’agir les conséquences de ceux ci, et décider d’agir ou non en fonction de ces conséquences logiques.
    2 Mais nous sommes également responsables a posteriori. J’ai agis, et je suis responsable de la conséquence de mon acte.
    Ce n’est qu’une nuance dans le temps.
    Donc lorsque tu dis que nous ne sommes pas complètement responsables de nos actes tu fais référence a cette nuance, et tu as bien raison. Il est clair que notre champ d’action est limité par nos institutions et nos lois.
    Dès lors si j’ai besoin d’une voiture pour mon travail, je ne suis pas reelement libre de prendre une voiture « propre », du moins la moins polluante possible, et ayant idéalement été fabriquée par des ouvrier respectés dans leur travail et rémunérés proportionnellement a la quantité de travail qu’ils ont fournis et au prix de vente de cette voiture. Car à ma connaissance, de tels ouvriers n’existent pas, et d’autre part je n’ai que les moyens pour acheter une vieille voiture d’occasion et qui pollue plus que la moyenne. Ma responsabilité dans ce cas, et d’après moi, est d’une certaine façon limitée. Je vais participer a la pollution et quelquepart cautionner potentiellement les conditions de travail d’« ouvriers exclaves » exploités par une multinationale sans scrupule alors que ceci va à l’encontre de mes convictions. Éventuellement je peux acheter une voiture propre, mais dans ce cas je devrais emprunter de l’argent, un piège dans lequel je ne veux pas tomber. Mais j’ai vraiment besoin d’une voiture sous peine de perdre mon job. Je deviens donc dans les faits un irresponsable. Cependant dans ce cas, je n’ai pas eu les moyens d’être responsable.
    Cet exemple est extrapolable à l’infini, jusqu’en politique évidemment.

    Mon discours tient plutôt à mettre en avant cet aspect de nos sociétés : nous sommes en partie déresponsabilisés, par définition, tout en étant partie intégrante d’une société irresponsable.
    En reflechissant bien, il s’avère que la quasi totalité de nos actes, en tant que citoyen « consommateur », a un impact négatif soit sur d’autres personnes, soit sur l’environnement, et en général sur les deux.
    Nous sommes donc tous complices par défaut des dérives de notre système.

    C’est un aspect capital de la fameuse incohérence de nos sociétés dont je parle dans ce texte, et c’est cet état de fait qui, en ce qui me concerne, me préoccupe au plus haut point : comment sortir de ce système absurde ? Comment le faire évoluer dans l’intérêt du plus grand nombre ?
    Et je pense que le seul moyen (non violent) est le débat permanent et sur tous les sujets, et l’appropriation et l’analyse des problèmes de société et de leur solutions multiples par tous les citoyens.

    Et pour l’exemple de la voiture, anecdotique mais finalement omniprésent dans nos quotidiens, il est primordial de prendre conscience de nos limites en terme de responsabilité, et de faire au mieux en fonction de ces limites. Nous n’avons d’autre choix que d’être responsable à notre échelle, et si la majorité des gens agissaient de la sorte, le fonctionnement de la société en serait profondément bouleversé. Sans révolution mais par les faits, par les actions de chaque personne a son échelle.
    Et tout n’étant quelque part qu’une question de point de vue, je décide dans le cas de la voiture de me considérer comme responsable, conscient des limites de ma responsabilité, et j’estime que vu les élément, mon achat est un acte de recyclage (la voiture aurait pu finir broyée à la casse, qui sait ?), que je ferais travailler des mécaniciens pour l’entretient et qu’en mon sens, vue ma situation, il aurait été encore plus irresponsable de contracter un crédit à cette occasion.
    Et il est vrai que dans ce cas, on constate que je n’essaye plus d’être responsable, mais d’être le moins irresponsable possible.
    Un moindre mal.



  • Mani Mani 9 février 2014 13:08

    En effet JL, cette citation a le mérite d’illustrer une partie de mes propos.



  • Mani Mani 8 février 2014 11:03

    Merci Morpheus pour cette rétrospective.
    Belle mise en pratique de ce qu’est l’intelligence collective en effet !
    Ces ateliers sont un beau germe de ce que pourrait être une démocratie, et le projet de mettre en place, de démocratiser des ateliers tels que celui ci un peu partout semble une excellente chose.
    Reste à donner envie au gens de s’y intéresser et d’y aller, et d’avoir l’humilité nécessaire pour apprendre, et oser s’impliquer. Le plus dur étant ce dernier point, trop contradictoire avec le mode de pensée type qui considère que celui qui ne « sait pas » (encore) est un « incompétent ».



  • Mani Mani 28 avril 2013 13:41

    Tres bon article.


    Pour ceux que ça interesse, un excellent documentaire, Dédale, fais le tour (ou du moins une bonne partie) du sujet. Il est projeté demain, lundi 29 avril, au cinéma la Clef à Paris à 20h.


    Ce message n’a pas un but commercial mais purement informatif. 

    D’autres projections sont prévues et seront prévues. Infos sur le site http://dedale.cine2000.org/


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