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Manuel Atreide

Manuel Atreide

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  • Premier article le 28/11/2006
  • Modérateur depuis le 12/12/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Manuel Atreide Manuel Atreide 29 juin 2009 11:56

    @ toutes et tous,

    gay Pride, Paris. 500 000 personnes. 700 000 ? 200 000 personnes ? Peu importe ... La Gay Pride - pardon, la marche des fiertés LGBT - défile désormais sinon en terrain conquis, du moins dans une ville où les homos (filles et garçons) ne sont plus rejetés, stigmatisés, moqués, agressés. Enfin, presque plus.

    D’un coté, c’est un résultat plutôt agréable, cela offre à pas mal un endroit, une ville où ils et elles peuvent, au quotidien ou le temps d’une balade, se sentir libre d’un carcan qui pèse sur les épaules de celles et ceux qui sont ailleurs. Monter à Paris, pour les homos de province et de banlieue, c’est souffler, se faire plaisir, gouter aux joies de l’anonymat tout en étant soi même, oublier les préjugés, la crainte d’être découvert, d’être parfois mis à la rue.

    Mais franchement, est-ce encore le lieu le plus emblématique de la lutte lancée il y a 40 ans ? Est-ce à Paris que le fer doit être porté, une ville dont le maire est lui même homosexuel ?

    Il y a un paquet de Gay Pride partout en France. Dans bon nombre de grandes villes de province, les mêmes défilés sont organisés chaque année.

    Enfin les mêmes ... moins de participants, moins de soutien de la part des autorités, parfois même, une vraie envie de freiner, voire bloquer ces manifs. Peur de la réactions des habitants de la ville, peur d’être catalogué « gay-friendly », parfois même opposition de principe à ces défilés. La mairie de Toulouse, pourtant « ville rose », l’une des plus grandes villes universitaires de France et fortement teintée de cet autre rose, a longtemps mis des batons dans les roues de la Gay Pride locale.

    Et défiler en province est loin d’être la même chose simple et banale qu’à Paris. les gens vous regardent, vous jaugent, vous jugent, vous reconnaissent.

    Mais il y a d’autres villes en France où les Gay Pride ne vont pas. Les banlieues par exemple. Nous savons tous que le respect des gays et lesbiennes s’arrête souvent aux frontières des villes centres, que les banlieues restent minées par l’intolérance, l’homophobie, les interdits religieux ou culturels, la violence parfois. Nombres de gays et lesbiennes de ces villes françaises vivent cachés, parfois la peur au ventre. Pour celles et ceux de la banlieue parisienne, aller à Paris c’est souffler un peu. C’est aussi prendre le risque d’être vu, reconnu, démasqué. Et quand cela arrive, les conséquences ne sont pas benignes.

    Il y a aussi la campagne ou l’isolement laisse celles et ceux qui y vivent dénués de solidarité face à un mode de vie ou le qu’en dira-t-on marche encore fortement. Et si le jugement est sans doute plus nuancé - après tout, on connait ce voisin, cette voisine - il bascule vite dans le soupçon ou l’ostracisme en cas de problème réel ou fantasmé.

    Alors, la Gay Pride à Paris ?

    Et si cette marche parisienne décidait, un beau jour, de prendre le RER et de finir de défiler à la Courneuve ? A Sarcelles ? A Evry ?

    La Gay Pride a commencé dans la lutte, comme un défi face à la violence policière et l’intolérance d’une société. Et si les choses ont évolué, cette envie d’aller batailler contre les préjugés et les comportements imbéciles s’est un peu émoussée. Alors, sans renoncer à la fête, au plaisir de défiler ensemble, de se faire plaisir un jour par an, de vivre l’espace d’un cortège sans les contraintes du quotidien, il est peut être temps d’aller conquérir ces espaces ou tout reste à faire. Ils ne sont pas loin. Certains sont à portée de regard.

    Manuel Atréide



  • Manuel Atreide Manuel Atreide 23 juin 2009 12:56

    @ l’auteur

    construction unique, symbôle d’une culture. je suis d’accord avec tout cela. Même après 2500 d’existence, malgré toutes les vicissitudes, les destructions, les mutilations, l’Acropole reste un lieu unique, parfait, l’un des coeurs artistiques et culturels de la civilisation occidentale. Ce qui se passe sur ce roc nous concerne tous, européens, occidentaux, pas seulement les grecs.

    Mon nom de plume vous signale suffisament, je crois, mon attachement profond pour cette terre, cette culture, cette histoire. je suis allé à Londres plusieurs fois, je connais bien le Brit. Et la muséographie a vieilli, ces chefs d’oeuvres ne sont pas présentés comme on pourrait le rêver désormais. J’avoue aussi que l’idée de les voir à Athènes, dans une muséographie plus conforme à leur positionnement initial, avec le Parthénon à portée de regard est vraiment tentant.

    Je persiste tout de même à dire que nous devons faire très attention à ces envies de restitution. Devons nous, par exemple, rapatrier la Vénus de Milo ou la Victoire de Samothrace en Grèce ? la question n’est pas idiote ... Mais ces oeuvres ne sont-elles pas aussi bien, voir mieux exposées au Louvre. Et, loin des considérations touristiques, ne sont-elles pas les meilleures ambassadrices de cette culture héllène qui nous a tant donné ?

    Les marbres du Parthénon, à Londres ou à Athènes, sont grecs et le resteront. Ils signent la grandeur de cette civilisation. Elle nous a légué le théatre, la scupture, la démocratie. Tout cela a essaimé et c’est pour moi la plus belle preuve de son apport immense.

    Ne brisons pas le rêve d’une culture humaine partagée juste pour des questions de géographie. Même si je pense qu’en définitive, la Grande Bretagne s’honorerait à dire que sa mission de préservation est terminée et qu’elle rend ces chefs d’oeuvre à leur terre natale.

    Manuel Atréide



  • Manuel Atreide Manuel Atreide 23 juin 2009 11:15

    @ l’auteur

    la dossier de la restitution des frises et métopes du Parthénon est à la fois brûlant diplomatiquement et crucial pour l’avenir des collections muséales de par le monde.

    1ere question : A qui appartiennent de droit les marbres provenant du Parthénon ? Rien que cette question provoque des discussions sans fin. A l’époque, la Grèce est sous domination ottomane. Lord Elgin a-t-il eu les autorisations officielles de Constantinople pour ramener ces oeuvres à Londres ? Y-a-t-il eu vol ou non ? L’état grec peut-il contester une décision juridique prise par un état en charge à l’époque de son territoire ?

    2eme question : Les musées du monde entier sont remplis d’oeuvres venues de tous les coins de la terre. La diffusion de ces oeuvres est une condition sine qua non pour la compréhension, par les visiteurs, des cultures lointaines. Exemple : tous les japonais ne pourront pas venir en France. En revanche, ils peuvent aller dans un musée de Tokyo pour admirer les peintures impressionnistes, la sculpture française etc. Que chaque pays exige le retour de ses « oeuvres nationales » et c’en est fini de l’idée même de musée universel. Nous n’aurons à proximité de notre lieu de vie que ce que nous connaissons déjà. Comment dans ce cas apprendre à connaitre l’autre ?

    Ces questions, à mon avis, priment sur le désir - légitime sans doute - de voir revenir les chefs d’oeuvre à Athènes. J’ai visité la ville l’année dernière, j’ai eu la chance de pouvoir entrer dans le nouveau musée de l’Acropole, alors en cours d’installation. Sans avoir pu voir la salle prévue pour ces marbres, le projet présenté est impressionnant et le bâtiment en lui même vaut le détour. Et si mon coeur me pousse à soutenir le retour des métopes et frises du Parthénon sur leur lieu de naissance, je reste cependant très prudent sur les conséquences d’une telle décision.

    En revanche, je suis un partisan convaincu du projet qui vise à regrouper les différents fragments de ces oeuvres en un seul lieu. Il est aberrant d’avoir une frise à Londres, le bras d’un personnage à Athènes, une tête à Copenhague etc. Ces oeuvres, gravement endommagées par le temps et la folie des hommes, doivent autant que faire ce peut, retrouver leur intégrité. A ce moment là, on pourra se poser la question de savoir où elles iront en définitive.

    Manuel Atréide



  • Manuel Atreide Manuel Atreide 8 juin 2009 17:26

    @ l’auteur, à toutes et tous,

    le résultat du P.S. est fort d’un très grand enseignement : le parti ne peut pas rester tel qu’il est actuellement. Les chantiers à ouvrir - enfin ? - sont nombreux et lourds. j’en citerai deux :

    - Remise à plat du socle idéologique de gauche.

    Que veut-on enfin ? Un P.S. orienté vers une social démocratie rénovée qui allie souci de l’efficacité économique et justice sociale profonde et plus seulement en trompe l’oeil ? Un P.S. orienté fortement à gauche avec une remise en cause du modèle capitaliste et un changement de société ?

    Au delà du choix, il faudra aussi expliquer comment nous comptons y parvenir et ne pas se contenter de déclarations de principes du style « yakafocon ». car les électeurs, dont je suis, ne donneront plus de blanc-seing. Trop de risques de voir la confiance donnée être manipulée et arrangée à une sauce que désavoueraient les électeurs. Il faudra aussi que les décisions prises soient respectées par les membres du parti et que la « haute hiérarchie » du parti cesse de s’asseoir sur les votes des militants parce que cela ne va pas dans le sens souhaité. Bref, un effort de clarté, d’honnêteté collective et de probité personnelle. j’avoue avoir peu confiance dans le panier de crabes qu’est devenue la direction du P.S.

    - L’émergence d’une direction unifiée et forte.

    Je ne souhaite pas que le P.S. devienne - comme l’UMP - une machine électorale au service d’un seul, appliquant les idées d’un seul, sous les oripeaux d’une démocratie de façade. Le P.S. a vocation à être un parti de réflexion collective où les décisions sont discutées avant d’être tranchées. mais nous devons avoir - enfin, encore enfin ! - une direction claire qui, après le débat, applique les décisions prises et dirige sans atermoiements la ligne politique. Bref, l’émergence sinon d’un leader, du moins d’une équipe dirigeante cohérente et soudée.

    Nous n’avons ni l’un ni l’autre. Martine Aubry doit son accession au poste de premier secrétaire à une coalition sans cohérence politique interne autre que le « tout sauf Ségolène Royal ». Incapable de peser - elle n’a pas de base propre, elle est l’otage de gens qui n’ont aucune envie de voir les choses évoluer. les barons du P.S. savent fort bien que l’évolution du P.S ; sera vraisemblablement fatale à leur « carrière ».

    Nous devons avoir ces deux résultats simultanément. Comment choisir en effet une ligne politique claire si nous ne savons pas si nous aurons une équipe dirigeante capable de la suivre et ayant l’honnêteté de ne pas la renier ? Comment choisir une équipe dirigeante si nous ne savons pas ou aller.

    Je l’ai dit déjà l’année dernière, le P.S. fait face à des échéances cruciales. Il le fait désarmé, déboussolé, totalement à poil en fait. il a commencé à se faire plumer, et sans réaction forte, le dépeçage continuera.

    Que faire alors ? Devons nous accepter les replâtrages de façade qui se profilent ? Pouvons nous accepter une rénovation en trompe l’oeil, une réaction à minima ? Non bien sur. Pouvons nous demander un mouvement national sanctionné par un nouveau congrès qui tranchera entre les choix possibles ? Je le pense. Aurons nous ce courage politique ? Je n’ai pas de doutes sur l’envie à la base. Je crains que la rue de Solférino ne refuse cela.

    Devrons nous alors nous armer de balais pour aller mettre dehors ces gens qui ont confisqué cet outil qui, en définitive nous appartient à nous tous, militants et sympathisants de gauche ? Si dans les prochaines semaines, la direction du P.S. ne bouge pas vite et fort, j’en viens à le souhaiter.

    Manuel Atréide

    P.S. : J’espère que Nicolas ne m’en voudra pas de remettre ici ce texte que j’ai déjà placé en commentaire de son article, mais sur son blog. Le débat doit avoir lieu, quel que soit l’endroit où il démarre. Il y a urgence désormais.

    M.



  • Manuel Atreide Manuel Atreide 5 mai 2009 19:52

    @ l’auteur

    Mon propos n’avait pour seul but que de préciser ces points. Internet et le web sont deux choses différentes et si le web est bel et bien basé (en partie) sur les liens hypertextes, Internet s’en passe très bien pour exister. Cela ne m’avait pas semblé très clair dans votre propos ...

    En ce qui concerne le droit, Birenbaum a tout a fait raison de rappeler à Finkielkraut qu’il s’applique au web, comme à toute activité humaine. Et si cela s’avère très compliqué à mettre en oeuvre dans les faits, ce n’est pas une raison pour aller colporter sur tous les plateaux de « médias traditionnels » - et autres ! - que le web n’est qu’une vaste zone de non droit. C’est pourtant ce que fait Finkielkraut ainsi que quelques autres détracteurs du web à longueur de temps. je reconnais que l’exercice auquel s’est livré Birenbaum est approximatif, maladroit et arrogant mais il ne contient pas de contre vérité majeure, contrairement aux dires de Finkielkraut.

    D’une manière plus générale, votre article me met en position délicate. J’en viens en effet à me placer du coté d’une équipe que je n’estime guère, celle d’ASI - en raison notamment de sa propension à s’ériger en détenteur de la Vérité - pour mieux combattre le flot incessant d’aneries que débite à longueur de temps un homme dont les postures extrèmes ne sont plus à démontrer.

    J’aurais aimé, en définitive, que votre article soit plus balancé et que rectification pour rectification, il corrige aussi les trop nombreuses conneries que sort Finkielkraut dans cette video. Par exemple, le fait de qualifier l’incident de Nicolas Sarkozy au salon de l’agriculture de « conversation comme ça » est une pure stupidité. Le président en exercice se rend à un événement public et s’adresse dans ces termes là à un de ses concitoyens et c’est une conversation « comme ça » ? Désolé, moi cela me choque. Nicolas Sarkozy n’est pas un individu lambda. Son comportement doit être montré du doigt et contrairement à Finkielkraut, je n’attends pas qu’une info passe « dans le journal » pour m’en alarmer.

    Car tout de même, Finkielkraut défend un modèle de société où la parole publique, l’information fiable doit passer par une série de canaux bien identifiés et tenus par des gens comme il faut. Le web est pour lui un danger, en tout premier lieu pour sa position d’expert, d’homme de savoir donc d’homme de pouvoir. Il se retrouve en concurrence avec le tout venant et cela lui est insupportable. Position classique de ceux qui, réfugiés dans une tour d’ivoire et d’arrogance, voient avec effarement le bon peuple cesser de se soucier de leurs oukazes semi divins.

    Et si je vous sais gré de nous montrer que Birenbaum et Schneidermann sont, à leur manière, dans cette tour d’ivoire, je trouve paradoxal que vous ne mettiez pas cela en évidence pour Finkielkraut. Des trois, il est le plus enfoncé dans un système qu’Agoravox, par son existence même, met à mal.

    Voila, fin des ratiocinations. je vous laisse à votre verre en espérant ne pas vous en avoir gâché le goût. Je m’en vais de ce pas enfoncer d’autres portes ouvertes. Activité qui m’est chère !

    Manuel Atréide

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