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Marianne

Marianne

Ex-journaliste

Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2009
  • Modérateur depuis le 10/06/2009
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Derniers commentaires



  • Marianne Marianne 14 juillet 2009 18:26

    La mentalité française, dites-vous, comme tant d’autres qui dès que vous abordez un problème de société, vous répondent : oh, mais en France, c’est comme ça, la bureaucratie par là, les impôts par ici et je ne sais encore quels griefs typiquement hexagonaux. Ah oui, nous sommes frileux, mesquins et hypocrites...

    Ce ne sont là que des clichés qui servent en fait à s’expliquer des choses qu’on ne comprend pas, alors c’est toujours mieux ailleurs. Pourtant, je suis sûre que dans les autres pays, les gens disent la même chose : oh vous savez en Espagne, en Allemagne, au Japon, en Chine etc..., c’est comme-ci, c’est comme ça et on y peut rien...

    Je suis d’accord avec vous que voyager, par définition, ouvre de nouveaux horizons et donc l’esprit du voyageur. J’aime moi aussi beaucoup voyager. Encore faut-il en avoir les moyens... Mais lorsqu’on voyage, on a en général, l’esprit plus libre, plus ouvert aux autres et c’est probablement ce qui nous fait penser que le reste du monde est plus vivable que le pays où nous travaillons, où nous avons des soucis, où nous payons nos impôts et toutes les factures qui se succèdent semaine après semaine.

    Alors de grâce, épargnez-nous ces poncifs sur la mentalité française. De ce que je vois du reste du monde, des guerres ethniques, des fanatismes en tout genre (dans les stades de foot notamment), de la manière dont les femmes y sont traitées, sans parler des enfants, de l’exploitation qui y règne comme ici, je n’ai pas l’impression que les gens soient moins mesquins ni moins hypocrites.

    En France comme ailleurs, il y a de tout. Il y a comme ailleurs des gens prêts à se battre là où ils sont pour faire bouger les choses et il y a ceux qui préfèrent fuir le quotidien pour un ailleurs qui leur paraît plus rose alors qu’il est juste exotique.



  • Marianne Marianne 14 juillet 2009 12:27

    Bon courage à vous Ryann,

    Je sais de quoi vous parlez... J’ai fait des études moi aussi (maîtrise de sociologie et licence d’audiovisuel, 7 ans donc au total) puis j’ai été journaliste pendant 15 ans - d’abord en CDI puis licenciée, puis en CDD, puis à la pige... avant de tomber dans le chômage partiel puis total à l’âge de 45 ans. Après avoir passer des concours où le taux de réussite était de l’ordre de 5 à 10%, je me suis alors lancée dans une nouvelle formation universitaire pour devenir agent de développement dans une collectivité territoriale. Mais là encore, les places étaient chères et réservées aux électeurs de la majorité en place dans ma région... Pas de chance pour moi, je vote pour un parti minoritaire et ne m’en cache pas et cela non plus n’aide pas en matière d’embauche... Enfin, je me suis retrouvée en fin de droits...et en maison de repos...

    Aujourd’hui, je vends des produits du terroir, fruits et légumes entre autres, tout en militant contre les saloperies que vend la grande distribution aux consommateurs en axphyxiant les petits producteurs et la traditio culinaire de notre pays... Je ne gagne pas bien ma vie, mais je ne regrette pas d’avoir fait de longues études car c’est elles (entre autres) qui me permettent de voir le monde tel qu’il est et d’analyser les raisons de notre situation, à vous, à moi et à tant d’autres personnes dans notre cas... Nous sommes de plus en plus nombreux....

    Car je pense qu’il est très important que le plus grand nombre ait accès à de longues études où l’on apprend pas seulement à devenir un bon technicien ou un bon ingénieur au service d’un patron, mais où on apprend à réfléchir à travers des philosophes, des penseurs, des chercheurs qui nous ouvrent l’esprit et nous donnent des clés pour changer ce monde profondemment injuste.

    C’est pourquoi je milite entre autres contre les réformes successives de l’éducation nationale qui depuis des années tentent d’abaisser le niveau de l’enseignement primaire, secondaire et universitaire pour prévenir toute élévation de l’intellignece du peuple et je me prononce pour un enseignement de la philosophie dès le collège.

    Car si vous devez poursuivre vos effots pour trouver du travail, je ne puis que vous inciter à utiliser aussi votre intelligence pour réfléchir avec d’autres sur les moyens de changer cette société qui nous étouffe et qui de plus en plus montre son incapacité à oeuvrer pour l’épanouissement de tous. La partage des richesses et l’égalité, voilà ce qu’il nous faut et ce qu’il faut à nos enfants. En ce jour anniversaire de la Révolution Française, rappelons-nous de tous ceux qui se sont battus pour la liberté, l’égalité et la fraternité en France et aux Antilles notamment et essayons d’en être les dignes successeurs.



  • Marianne Marianne 13 juillet 2009 13:34

    Les dimanches, ce sont les poètes (et les travailleurs) qui en parlent le mieux :

    Les dimanches - Felix Leclerc

    Ceux qui disent que les dimanches
    Sont jours d’ennui, d’espoir qui flanche
    N’ont donc jamais mal dans le dos
    Pour n’avoir pas besoin d’repos.

    C’est jours de s’maine qu’on paie les comptes
    Qu’on se lèv’tôt et qu’on a honte
    De n’avancer qu’à pas de chat
    Dans un métier qu’on n’aime pas.

    Mais c’est un dimanche que s’arrêtent
    Ceux qui ont pain et amitié,
    Ceux qui n’ont rien regardent couler
    Le son des cloches sur les toits.

    C’est jours de s’maine que les enfants
    Dans des cahiers apprennent, apprennent
    Combien vieillir c’est dégoûtant

    Mais c’est dimanche que Ti-Jean
    Va voir Marie, sa souveraine,
    En complet bleu, c’est le seul temps
    Qu’il tourne dos à la semaine.

    C’est jours de s’maine que l’on enterre
    Ses morts, ses rêves et ses folies.
    C’est jours de s’maine que les bandits
    Pillent les banques et tuent leurs frères.

    C’est jours de s’maine qu’on pousse portes
    Qu’on offre bras, talent
    Qu’on s’fait bafouer et qu’on rapporte
    Plaies aux épaules, plaies en dedans.

    Mais c’est dimanche qu’on s’arrête
    Comme dans le creux vert d’une baie

    Et qu’on enlève son collier
    Pour oublier qu’on est des bêtes.

    http://www-v3.deezer.com/fr/music/playlist/f-leclerc-les-dimanches-28390240#music/playlist/f-leclerc-les-dimanches-28390240



  • Marianne Marianne 12 juillet 2009 22:50

    Pfff... Vos sources ?



  • Marianne Marianne 12 juillet 2009 22:47

    Eh oui Olivier Bonnet, Lérian égraine la litanie habituelle des méchants et paresseux salariés grévistes preneurs d’otages contre les gentils et vaillants patrons qui comme chacun sait ne prennent jamais de vacances et distribuent généreusement du travail à ces ingrats qui profitent de leur grande bonté sans même dire merci...

    Une question, Lérian... Vous êtes assujeti à l’ISF ? ET vous bénéficiez du bouclier fiscal ?



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