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Marianne

Marianne

Ex-journaliste

Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2009
  • Modérateur depuis le 10/06/2009
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Derniers commentaires



  • Marianne Marianne 4 juillet 2009 09:06

    Pour ceux qui sont intéressés par l’initiative du Front de gauche, il faut savoir qu’hier vendredi 3 juillet se tenait à la Mutualité à Paris une rencontre entre toutes ces composantes, non seulement partis politiques - PCF, PG et Gauche unitaire (issue du NPA) - mais aussi de nombreux syndicalistes et militants de la société civile, par exemple le fondateur de l’Appel des appels, ont pris la parole.

    Différents thèmes de discussion étaient prévus :

    La transformation sociale dans notre société, débat introduit par Annick Coupé (Solidaires), Maryse Dumas (CGT) et Gérard Aschieri (FSU)

    Ecologie, un nouveau type de développement, débat introduit notamment par Martine Billlard (Députée du groupe des Verts) et Aurélie Trouvé (Co Présidente d’ATTAC)

    Droits et libertés, débat introduit par Evelyne Sire-Marin (ancienne présidente du syndicat de la magistrature), Roland Gori (professeur de psychothérapie à l’université, initiateur de « l’Appel des Appels ») et Dominique Noguères (Ligue des droits de l’Homme)

    http://www.humanite.fr/2009-07-03_Politique_Le-Front-de-gauche-trace-son-sillon

    Pour ce qui est de l’union la plus large des forces de la gauche de la gauche, elle me paraît salutaire face au rouleau compresseur de ce gouvernement de droite et à la dérive droitière du PS.

    Il faut du monde, de plus en plus de monde, pour exprimer notre volonté de changement de politique en faveur de tous ceux qui travaillent (ou sont à la retraite) ou qui sont privés d’emploi et à qui on demande une fois de plus de payer la crise... et pour discuter d’un programme de transformation sociale digne de ce nom.



  • Marianne Marianne 3 juillet 2009 15:56

    Et voilà, comment on calcule l’optimum de Pareto : raté !

    Cette formule est tellement « géniale » qu’elle ne veut pas s’afficher dans mon post.
    Je vous renvoie donc au lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Optimum_de_Pareto pour la découvrir.



  • Marianne Marianne 3 juillet 2009 15:54


    « La pensée néo-classique cherche à donner une légitimité scientifique à l’économie. Ses partisans préfèrent souvent parler à son propos de la théorie économique, comme on dit « la » physique ou « la » biologie, car pour eux la théorie néoclassique est la seule à avoir un statut scientifique en économie (notamment en raison de l’usage intensif qu’elle fait des mathématiques). »

    « Les économistes de l’école néoclassique développent une formalisation mathématique de l’économie. Leurs analyses mathématiques (la microéconomie) reprises par la plupart des économistes depuis cette époque, débouchent dans leur forme la plus aboutie sur la notion d’équilibre économique : une formalisation mathématique abstraite présentant des modèles d’économies idéales et optimales mais reposant sur des hypothèses théoriques imparfaitement vérifiées dans la réalité. À cette époque, la pensée économique tente de s’écarter des sciences humaines pour s’apparenter, par les méthodes de formalisations mathématiques qu’elle utilise, aux sciences exactes. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_n%C3%A9oclassique

    Une des notions phares de cette économie « pure » selon ses défenseurs, a pour nom l’optimum de Pareto associé à un certain « théorème du bien-être » qui serait un état dans lequel on ne peut pas améliorer le bien-être d’un individu sans détériorer celui d’un autre.

    Et voilà, comment on calcule l’optimum de Pareto :

    Pour résoudre ce problème d’optimisation sous contrainte, il suffit de poser un lagrangien :

    Le lagrangien permet d’écrire L(KI) conditions , et  :

    En résolvant, et en mettant tout au même dénominateur μ1, on obtient les relations suivantes :

    Les μj sont les prix parétiens cherchés. On constate qu’ils correspondent aux mêmes prix walrassiens déterminés par un équilibre général en concurrence pure et parfaite. Les TMS de chaque consommateur et les TTP de chaque producteur s’égalisent aux rapport des prix, et ce quel que soit le bien j.

    Il s’agit de la démonstration mathématique du premier théorème du bien-être

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Optimum_de_Pareto

    Je précise que je n’ai rien contre les mathématiques. Mais lorsqu’on pose des postulats de départ basés non sur la réalité mais sur de supposés situations idéales, quelle est la valeur de telles démonstrations ? 

    Ainsi, par exemple pour l’école néo-classique, la science économique (considérée comme différente de l’économie politique) ne doit s’occuper que de ce qui permet de comprendre l’activité humaine pour construire une « économie pure » dont l’essence est que la valeur d’échange prend le caractère d’un fait naturel. Elle évacue ainsi les problèmes de justice sociale (objet d’un autre combat).

    Ainsi, il y a cinq ans, au sud de Toulouse, était envisagée la construction d’un second aéroport international car, disaient les promoteurs du projet, courbes à l’appui, la demande allait croître d’années en années... Les populations qui ne voyaient pas quels avantages elles pourraient tirer du projet (quelques emplois à la clé ?) mais bien les nuisances qui pouvaient en découler, et certains de leur élus s’élevèrent contre ce projet pharaonique et totalement déconnecté de la réalité des gens...

    Le projet fut mis en attente...

    Gageons qu’avec la crise et les petits ennuis d’Airbus, il ne ressortira pas de si tôt...



  • Marianne Marianne 3 juillet 2009 14:42

    @ non666,

    Vous parlez d’un système mafieux. Je parle d’un système économique qui je vous l’accorde s’apparente à un système mafieux.

    Mais ce n’est pas la même chose.

    Pour lutter contre la mafia, on lutte (enfin on devrait lutter) contre les parrains pour faire tomber leur système illégal. Pour lutter contre ce système économique inégalitaire et dévastateur pour les hommes et la planète - mais légal - qui a pour nom capitalisme - fondé sur l’accumulation du capital par une minorité -, il faut penser et ériger un autre système c’est à dire d’autres règles régissant les rapports entre les hommes mettant hors d’état de nuire les prédateurs et valorisant le travail et les loisirs, le bien-être commun, et non le capital et l’exploitation.

    Je vous laisse imaginer son nom...



  • Marianne Marianne 3 juillet 2009 12:53

    L’interview de Montaldo est très intéressant et cela donne envie de lire son bouquin.
    L’analyse que fait ce journaliste des raisons de la crise me paraît juste et salutaire pour une prise de conscience des populations spoliées.

    En revanche, je ne vous suis pas du tout Montaldo ni d’ailleurs le joker lorsque tous deux vous dédouanez le système capitaliste et libéral. Même Fillon et Sarkosy (et Obama) trouvent grâce à vos yeux. selon vous Sarkozy aurait permis d’éviter le pire... en renflouant les banques, mais surtout, ni lui ni son premier ministre ne sauraient que ces mêmes institutions financières continuent de spéculer ! : 

    « Sans doute les plus hautes autorités de l’état en France ne le savent pas, mais moi c’est mon rôle de l’établir et de le dire : dans les banques qui ont appelé le gouvernement français au secours, les spéculations continuent comme avant. Soit à Paris, soit par l’utilisation des paradis fiscaux, quoi qu’aient décidé les chefs d’état lors du sommet du G20, le 1er avril dernier. »

    Excusez-moi, mais sur ce coup-là, je vous trouve très naïf Montaldo et à la limite de l’aveuglement. Car qu’ont décidé les chef d’Etat lors du sommet du G20 en avril dernier pour enrayer la crise ?

    De réinjecter des milliards de dollars dans le système financier. C’est à peu près tout. Ensuite, on a eu droit à des déclarations d’intentions non suivies des faits. Pour preuve cette liste noire des paradis fiscaux devenue grise puis rose au lendemain du sommet, alors que la lutte contre les paradis fiscaux devraient être une priorité des gouvernements.

    Vous reconnaissez vous-même d’ailleurs, qu’en France rien n’est fait : « C’est toute la différence avec la France où je vous signale que nous n’avons que des enquêtes préliminaires et aucune procédure ouverte. Rien ! » ...

    Quant au Etats-Unis, à part de juger des Madoff (qui comme, vous le dîtes a volé des riches) pour l’exemple, peut-on s’attendre à ce que les règles du jeu changent au point que de telles escroqueries ne puissent plus se reproduire ?

    Permettez-moi d’en douter fortement.

    Car ces bandits, ces voleurs de la finance auraient-ils pu agir comme ils l’ont fait depuis tant d’années si le système économique, politique et financier ne les avait pas non seulement laissé faire mais pire encourager. Encore une fois, vous dîtes vous-mêrme que l’AMF a couvert des opérations frauduleuses... :

    « alors que la crise des subprimes a commencé, l’AMF recommande l’utilisation des hedge funds, les véhicules diaboliques de la spéculation, logés pour la plupart dans des paradis fiscaux ! »

    Et Madoff n’a t-il pas été pendant plusieurs années un des grands noms de Wall Street ? Ancien président du marché des valeurs technologiques Nasdaq, l’homme a même été, en 2000, membre d’un comité d’experts de la SEC (Securities and Exchange Commission). 

    Quand un système économique ne jure que par le taux de rentabilité des placements en actions - qu’elles soient adossées ou non à des titres véreux -, que sa vérité se loge dans la hausse constante des dividendes des actionnaires, que voulez-vous qu’il advienne ?

    Oui, le système bancaire international est à revoir et en profondeur. Mais pas pour réguler les excès du système qui ne sont finalement que les stigmates d’une maladie bien plus grave : celle qui consiste à utiliser l’argent de ceux qui travaillent, de ceux qui épargnent, de ce qui s’acquittent de leurs impôts pour rentabiliser quelques places boursières dominées par des prédateurs qui se parent, vous le dîtes encore, de belles formules mathématiques auxquelles ils ne comprennent rien et complètement déconnectées de la réalité vécue par les 9/10ème de l’Humanité.

    L’argent doit être utilisé autrement, pour le progrès (dans le respect de l’environnement) et pour la satisfaction des besoins de tous et non pour celle de quelques uns. C’est donc bien le système économique et politique qu’il faut changer.

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