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masuyer

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Citoyen ordinaire, entrepreneur de travaux forestiers en Franche-Comté, fermement ancré à gauche (la vraie !), sympathisant du Parti Communiste Français, tout en étant tenté par les courants de pensée libertaires, je n’arrive pas à me persuader que le capitalisme protéiforme soit l’avenir de l’Homme. Mais c’est pas grave (un peu quand même).


Tableau de bord

  • Premier article le 16/04/2007
  • Modérateur depuis le 21/06/2007
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Derniers commentaires



  • masuyer masuyer 9 octobre 2009 16:12

    Péripate,

    on voit reverdir (ou rebrunir) un style pamphlétaire qu’on croyait disparu.

    Ah ces thèmes de la décadence et de l’immoralité !!! La déclinologie si chère à Nicolas Baverez (toujours conseiller du prez’) a fait des émules.

    Le problème c’est que ceux qui en sont victimes aujourd’hui n’ont pas été les derniers à jouer avec. Le boomerang toujours.



  • masuyer masuyer 9 octobre 2009 15:54

    Stage de dialectique financé par mes camarades de sexe-scion Cap’tain.

    Si la question s’adressait à moi. En plus les détours permettent parfois d’être mieux écouté. Après un « casse toi pauv’con » il est difficile d’être entendu du pauv’con en question, n’est-il pas ?



  • masuyer masuyer 9 octobre 2009 15:31

    il apparait nécessaire....



  • masuyer masuyer 9 octobre 2009 15:30

    Comme vous avez pu le remarquer, l’élégance n’est pas ma marque de fabrique. D’autant que le Péripate (qui ne fait pas partie de mes « bêtes noires » malgré nos divergences d’opinion) ne se prive guère généralement d’être cinglant.

    Et la réalité étant certes accablantes, il apparait peut-être dans ce contexte de bien peser ses propos et d’éviter de jeter de l’huile sur le feu. A moins de vouloir finir de jeter les petites gens dans les bras accueillant de la réaction.

    La défense maladroite d’une élite qui soudain, par la « grâce » d’internet se trouve confronté à ce qui restait pour l’instant cantonné aux discussions privée ou au comptoir des « cafés du commerce » ne me parait pas oeuvrer dans le sens d’un apaisement.
    Le « peuple n’aime pas ses élites » semble dire Finkielkraut. Mais « les élites aiment elles leur peuple » ?



  • masuyer masuyer 9 octobre 2009 15:06

    Nul déni de réalité, il se trouve juste que la méthode du Péripate rend les USA plus nazis qu’Israel, Israel plus que la France, la France que le libéralisme, et le libéralisme plus que l’arabe. C’était une démonstration par l’absurde.

    Ensuite :

    • Aujourd’hui le livre continue à se vendre dans le monde Arabe et en Russie par exemple. Comment analysez-vous cette situation ?
    Il faut comprendre ce qui se joue derrière le succès de Mein Kampf dans le monde Arabe. Dans le monde Arabe, c’est ancien, puisque c’est le Grand Mufti Husseini qui dans les années 1930 publie la première traduction d’extraits de Mein Kampf. Il y a deux raisons principales qui expliquent la présence de Mein Kampf dans le monde arabe. D’abord c’est un contre-symbole adressé à l’Occident, c’est le symbole de ce que l’Occident rejette et c’est donc un moyen de rejeter l’Occident. La deuxième raison c’est que c’est le symbole de l’extermination des Juifs par les nazis, et que de la part d’opinions publiques foncièrement hostiles à Israël, c’est une manière, sans doute provocatrice, de se situer par rapport à Israël. Mais je dois dire que j’ai été très surpris quand même. Je ne le raconte pas dans le film, mais je suis allé en Turquie cet été, et je me suis rendu compte que ceux qui achetaient Mein Kampf ne le faisaient pas uniquement par provocation. Dans de nombreux cas le livre était vraiment lu, peut-être pas intégralement, mais il était compris, son message était entendu. Une autre raison qui fait que Mein Kampf a du succès en Turquie, c’est que c’est un symbole ultra-nationaliste : « tout pour sa patrie, sa race ». Le message ultra-nationaliste très agressif qui fait qu’on se définit contre le reste du monde, cela peut séduire. Le monde musulman est aujourd’hui traversé par cette tentation de repli identitaire, et évidemment dans ce contexte là, Mein Kampf et l’idéologie national-socialiste constituent un modèle. Voilà, cela ne veut pas dire forcément qu’on adhère à tout et qu’on veut exterminer les Juifs, mais le modèle ultra-nationaliste existe toujours. En Russie, la logique est la même. L’idéologie contenue dans Mein Kampf a une part intemporelle, et c’est pour ça que s’intéresser à Mein Kampf aujourd’hui, c’est s’intéresser au monde actuel.

    L’analyse de Vitkine est plus subtile que celles que l’on peut souvent lire. Il évoque ici la Turquie, qui n’est pas franchement le pays le plus islamisé et il ne fait pas de raccourci nazi-musulman (nazislamiste). La Turquie connait une extrême-droite qui n’est pas forcément des plus « islamistes ». Pour la Russie, l’explication musulmane ne tient guère non plus.

    C’est un phénomène récent, hélas regrettable.

    Je ne nie pas le regain de vigueur du fondamentalisme religieux dans les pays musulmans, je souhaite juste le mettre en rapport avec un regain réactionnaire mondial qui se traduit de diverses manières.

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