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masuyer

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Citoyen ordinaire, entrepreneur de travaux forestiers en Franche-Comté, fermement ancré à gauche (la vraie !), sympathisant du Parti Communiste Français, tout en étant tenté par les courants de pensée libertaires, je n’arrive pas à me persuader que le capitalisme protéiforme soit l’avenir de l’Homme. Mais c’est pas grave (un peu quand même).


Tableau de bord

  • Premier article le 16/04/2007
  • Modérateur depuis le 21/06/2007
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Derniers commentaires



  • masuyer masuyer 26 avril 2009 15:33

    Bonjour Guillaume,

    Sinon, décidément Agoravox est de plus en plus noyauté par les activistes d’extrême gauche. C’est assez pathétique, car on passe à côté du débat sur nos institutions socialistes et inefficaces.

    L’extrême-droite est assez bien représentée aussi, mais peut-être y êtes vous moins sensible. A moins que la « droite républicaine et libérale » ait tout à fait à ce jour intégré les thèses de la « droite nationale », hypothèse que j’ai du mal à écarter d’un revers de main.



  • masuyer masuyer 26 avril 2009 15:28

    Bois-Guibert,

    En revanche, on déplorerait l’extermination supplémentaire de dizaines de millions d’individus pour motifs idéologiques !

    Ce qui fut également, par des régimes surement égalitaristes dans le discours, mais fort peu égalitaires. Régimes se réclamant de « l’internationalisme » et pourtant ayant dans les faits des réflexes tout à fait nationalistes ´ : alliance de la Chine et des Khmers rouges contre le Vietnam, qui mit fin au régime de Pol-Pot afin de désserrer l’étau, carnavals militaires des ex-pays de l’Est, utilisation de la figure repoussoir du Juif par Staline en proie à des difficultés internes, culte du chef et du militaire.

    Mais, bon, nul besoin de jouer les fiers à bras à qui on ne « la fait pas » tout en professant la « haine raciale » pour le constater. Surtout en appuyant ses dires sur des données qui n’ont comme seul source que l’Institut Bois-Guibertien de la Statistique. Je pense que tu vois de quoi je veux parler. Car, si je tente de ne pas douter de « l’intelligence » de l’Homme, j’arrive à faire la différence entre un Jack Nico et toi. Disons que ton problème, contrairement au Corse francophone cité, ne se situe pas au niveau de l’intelligence, dont tu es je crois plutôt bien pourvu, mais de la maladie mentale. Me suis-je bien fait comprendre ?



  • masuyer masuyer 26 avril 2009 14:53

    Maxim,

    je ne suis pas Tontonlâtre, mais à l’époque la France était parfaitement aligné sur la position atlantiste de soutien à Saddam contre l’Iran que l’Irak avait agressé. Il est d’ailleurs bon de s’en rappeler aujourd’hui pour tenter de comprendre pourquoi l’Iran est attachée à la possession de l’arme atomique. Dans une situation similaire la France ferait le même choix (qui n’est pas sans rappeler, toute proportion gardée avec la position de De Gaulle sur le même sujet).

    D’ailleurs, l’étude d’une mappemonde est certainement fort utile pour comprendre la stratégie du double front de l’administration Bush après le 11/09. Beuacoup plus éclairant que l’argument de la lutte « anti-terroriste ».

    Walpole, re-désolé pour le hors-sujet



  • masuyer masuyer 26 avril 2009 14:06

    Adama,

    Je suppose que dans le Jura il n’y a guère de Roms...

    Au contraire, ils sont assez nombreux et présents depuis longtemps, ils sont de ceux qu’on appelle Manouche (de manus : homme en rromani). De plus, je n’ai pas vécu uniquement dans le Jura, et j’ai eu l’occasion de cotoyer des Roms de Roumanie, des Kalderash pour être plus précis. Ils appartenaient, il est vrai, à des catégories sociales nettement plus favorisées que celles des Roms que vous évoquez dans votre post.

    La question n’est pas d’idéaliser une population, dans une quelconque « vision romantique de bohémiens », avatar du mythe du « bon sauvage », mais de tenter d’avoir une réflexion le plus rationnelle possible. Démarche que j’essaie de faire mienne, autant que faire ce peut, sans toutefois y parvenir toujours, dans l’approche des problématiques « passionnelles » dont la question rom par exemple (nous pourrions aussi évoquer la question juive, ou la question du conflit israelo-palestinien, qui recoupe en partie la première sans toutefois l’englober).

    Nous (peuples sédentaires, marqués par le nationalisme) sommes confrontés à une population transantionale (quoique s’étant établi dans des territoires assez variés) ne disposant pas d’une unité politique. Une population qui partage une culture commune, quoique marquée pour chacun de ces groupes par l’histoire des pays où ces groupes se sont d’abord établis (ou ont été établis). On peut évidemment se contenter où d’une vision angélique et caricaturale du « fils du vent » incarnation de la liberté, ou son opposée celle, tout aussi caricaturale, d’un peuple de mendiants, asociaux, dépourvus de cultures, voleurs et menteurs (image particulièrement en vogue dans l’Allemagne du IIIe Reich).

    La réalité comme toujours, est beaucoup plus complexe. De nombreux Manouches ne se considèrent appartenir au même peuple que les Roms des pays de l’Est pour lesquels ils vouent un mépris certain, qui ne divergent guère des à-priori que nous avons pu voir fleurir sur ce fil (mépris qu’on pu nourrir par exemple les Juifs de haute condition pour la population besogneuse des ghettos).

    Pourtant, nous sommes devant une opportunité historique pour tenter de nous pencher sur cette question dans un cadre européen, comme le suggère ici l’auteur. Ce sera difficile dans un climat de haine, d’hystérie collective de la part des populations « nationales », mais aussi par l’absence d’organisation politique des Roms (au sens où nous l’entendons).

    Evidemment, on peut également s’en désintéresser, se contenter des images d’Epinal et advienne que pourra. Eventuellement prendre des mesures répressives. C’est un choix de société, il a déjà été fait, les Roms et les Ashkénazes ont pu le ressentir jusque dans leur chair.

    La question de la reconnaissance du génocide des Tsiganes a également fait débat au sein de la communauté juive. Un exemple éclairant est celui qui a vu l’affrontement d’Elie Wiesel (Directeur dans les années 80 de l’Holocaust memorial Council) et de Simon Wiesenthal qui souhaitait voir des représentants de la communauté rom au sein de cet organisme chargé de perpétuer la mémoire de la shoah. Elie Wiesel refusa en disant « qu’il ne fallait pas dévaluer l’holocauste », ce à quoi Wiesenthal répondit judicieusement "qu’il ne fallait pas dévaluer le nazisme« .

    Quant à mon »égalitarisme« , je ne le prend pas comme une injure, d’ailleurs s’il avait été un peu plus répandu, peut-être n’aurions nous pas à regretter aujourd’hui l’extermination de plusieurs millions d’individus pour motifs raciaux.

    Et pour ce qui est d’idéaliser, je vous renvoie à ce post que j’avais écrit suite à l’article de R-sistons, »Devoir de mémoire : la Shoah des Tziganes" :

    Véronique,

    c’est vrai qu’on peut émettre un petit bémol sur cette phrase. Pour autant, il se trouve que même si l’on assiste à une montée d’un sentiment d’antisémitisme diffus actuellement, les Juifs connaissent depuis la fin de la seconde guerre mondiale une relative tranquilité et en tout cas bénéficient d’une prise de conscience de ce qu’ils ont eu à subir au cours de l’histoire, ce qui n’est hélas pas le cas des Tsiganes, victimes de tracasseries diverses dans nombres de pays d’Europe de l’Ouest et de flambées de violence, voir de pogroms dans certains pays de l’Est (notamment en Roumanie).



  • masuyer masuyer 26 avril 2009 11:24

    Shalom Adama,

    intéressant. Ca frise l’hystérie collective, un phénomène auquel vous devriez être sensible non. Au fait comment les reconnaissez-vous ? Venez faire un tour dans le métro parisien où des filles de moins de dix ans sont forçées de faire la manche ou de voler sous peine d’être battue à mort voir de sévices sexuels.

    Le tableau que vous dressez me rappelle certains dressé sur les communautés juives, notamment en Europe Centrale. Peut-être pensez-vous qu’il n’y a pas de fumée sans feu, comme quelqu’un qui m’expliquait que si le peuple allemand avait basculé dans une hystérie anti-juive dans les années 30, c’était certainement fondé sur des critères objectifs. Je note que les arguments sont très semblables à ceux de Jack Nico, qui se réclame ouvertement du fascisme et qui n’est pas le dernier des antisémites.
    Ou de ceux de Bois-Guibert, qui a abandonné les oripeaux antisémites de ses ancêtres, mais qui évoque tout de même une « influence réelle [des juifs] et supposée (nda, il n’emploie pas »ou") sur les gouvernements du fait de leur capacité de manoeuvre financière (dans les années 30.)

    Par Bois-Guisbert (xxx.xxx.xxx.228) 23 avril 16:20

    De deux crétins notoires, Gazi Borat et Morice, dont on connaissait la bêtise, on découvre qu’ils n’ont qu’un seul disque, de surcroît le même, dans leurs juke-box respectifs. Le premier ravi écrit :

    « ISLAMISATION » Autrefois, dans les mêmes cercles de pensée, on multipliait les conférences sur :« L’enjuivement » même les expositions pédagogiques : http://www.dailymotion.com/video/x12fvn_le-juif-et-la-france-1942_news » (10h57)

    Quant au second, un peu plus « structuré », il geint : « …l’islamophobie va remplacer la haine du juif de 40, et que ceux qui vont en profiter sont les gens d’extrême droite qui attisent ce nouveau racisme déguisé... » (11h08)

    Malheureusement, pour ces deux ignares, le problème musulman n’a strictement rien à voir avec le « problème juif » des XIXe et XXe siècle. A cette époque, les Juifs étaient surtout combattus pour leur influence réelle et supposée sur les gouvernements, du fait de leur capacité de manoeuvre financière.

    Au début des années 1920, le Petit Larousse illustré donnait comme définition de l’antisémitisme : Doctrine de ceux qui sont opposés à l’influence des juifs. Nous sommes donc, à cette époque, en présence d’une minorité dont certains estiment le poids excessif.

    Je vous conseille donc, si ce n’est déjà fait, la lecture du très intéressant ouvrage de Christian Delacampagne, « Une Histoire du racisme ».

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