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Mathias Delfe

Mathias Delfe

Jean-Michel Guillaume alias Quentin Sax, alias Mathias Delfe.
Ancien ! Ancien étudiant en philo, ancien éducateur spécialisé, ancien artisan plasticien, ancien BTS audiovisuel, ancien auteur de polars (Quentin Sax - Fleuve Noir), ancien de France 3, ancien des forums du Net.
Toujours polygraphe et photographe.

En matière d’information, l’objectivité n’est qu’affaire de prisme.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/11/2006
  • Modérateur depuis le 17/04/2008
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Derniers commentaires



  • Mathias Delfe Mathias Delfe 31 mai 2008 17:02

     

    Il ne s’agit pas, vous l’avez compris, d’un essai, mais d’un article assez court pour être consulté par le plus grand nombre, qui réchigne à lire plus d’une page ou deux (je le comprends volontiers, considérant la somme assommante de publications qui sollicite quotidiennement notre attention).

    D’autre part, le parti pris que certains me supposent est un présupposé. Je ne fais que m’interroger sur les contradictions du système, qui prône dans le même temps, en double lien dira votre psy, l’hyperconsommation pour prospérer et la modération pour se survivre à lui-même.

    Les syndicats appartiennent tous, en tant que contre-pouvoir officiel (sauf peut-être la CNT, mais son importance est négligeable) à un ordre social qui serait menacé par une réorganisation radicale de la société. Il est étonnant à quel point personne (d’influent s’entend) ne semble se demander pourquoi les contre-pouvoirs –syndicats, partis et organisations d’opposition- ne songent à exploiter les mécontentements afin de les cristalliser (tout le monde « grogne »* dans ce pays, mais pas en même temps, de sorte à limiter les risques de véritable changement en exploitant le chacun pour soi des différentes catégories sociales ou socio-professionnelles plutôt que le chacun pour tous).

    Peut-être parce que les représentants syndicaux qui ne représentent en réalité pas grand monde, savent fort bien que dans le contexte d’une grève générale ils ne maîtrisent au mieux que leurs « troupes », soit moins de 10% des salariés.

    Peut-être parce que le PS –les autres partis d’opposition sont marginaux- n’a en fin de compte rien d’autre à proposer qu’un peu d’huile « sociale » à mettre dans les rouages d’une mécanique emballée ?

    Ca ne suffira pas à la ralentir.

    * comme les cochons (de payants) ?

    Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une vision utopiste, dans la mesure où, nolens volens, nous ne pourrons pas faire l’économie d’une refonte radicale de notre société à l’horizon d’une génération. Le quid : s’agira-t-il d’un système néo-capitaliste toujours basé sur le flux incessant, mais largement virtuel (c’est déjà commencé, comme vous le savez), avec les difficultés d’exploitation que cela implique (on peut faire un fric fou avec du pétrole, mais avec du vent ?) ou d’autre chose ?

    A part ça, ceux qui croient en l’avenir de la civilisation automobile (ou aérienne) sont les mêmes qui pensaient la machine à vapeur comme un aboutissement technologique ou encore l’Ancien Régime comme un paradigme politico-économique indépassable.

    Salut à tous.

    MD



  • Mathias Delfe Mathias Delfe 23 mai 2008 17:36

     

    Impitoyable est une réflexion sur le Mal et l’impossibilité de la rédemption, thème récurrent chez Eastwood : le (anti)héros, Munny, qui ressemble comme un frère aux desperados du chef-d’oeuvre de Sam Peckinpah, La Horde sauvage, plus qu’aux aventuriers relax de Sergio Leone, a fait de son mieux pour se racheter d’une vie de criminel, mais il lui suffit de reboucler sa cartouchière pour se rendre compte qu’il n’a pas changé, qu’il est toujours un assassin. Que celui-ci se comporte en justicier lui vaut de notre part une certaine compréhension, mais son naturel demeure : c’est un homme mauvais et il le sait (cette conception, disons essentialiste-déterministe, de la nature humaine est d’ailleurs partagée par notre actuel Président, qui doute qu’un criminel puisse véritablement s’amender, puisqu’il est né « comme ça », qu’un tropisme naturel le porte à mal agir).

    On peut bien sûr se contenter de n’y voir que chevauchées et réglements de comptes entre méchants bons et bons méchants, mais il me semble qu’on y perd là quelque chose, non ?



  • Mathias Delfe Mathias Delfe 23 mai 2008 12:26

     

    Je vous donne en partie raison pour le diptyque concernant Iwo Jima (à la vision duquel je me suis du reste pas mal ennnuyé), toutefois plus désenchanté que proprement antimilitariste, ce qui serait étonnant de la part d’un bushiste, même déçu. Je trouve que The thin red line (La ligne rouge) de Terrence Malick, sur un sujet fort proche est en tout point supérieur, du caractère inventif de la mise en scène à la dénonciation de l’absurdité de la guerre.

    D’accord avec vous pour Harry et ses « sequels ». Faut dire que c’était réalisé par les vétérans Don Siegel et Ted Post, par leurs disciples James Fargo ou Eastwood soi-même, des faiseurs sans doute, mais qui savaient comme Sam Fuller qu’action n’est pas qu’un terme technique pour démarrer une séquence de tournage, mais aussi l’essence même du cinéma.



  • Mathias Delfe Mathias Delfe 14 mai 2008 16:58

     

    Manifestement quelques-uns n’ont pas bien compris que mon propos ne consistait pas à rédiger un guide touristique de la Normandie profonde (ses vertes collines, son bocage, ses pommiers, ses riants paysans, n’en jetez plus, je connais très bien tout ça), d’autres que l’idéal social d’une démocratie sophistiquée n’était peut-être pas de préparer l’avènement d’une société aussi clivée et inégalitaire que la société brésilienne (en dépit de la lutte entreprise par Lula da Silva à l’encontre des injustices les plus flagrantes).

    Plus gênant, cette insistance quelque peu ostraciste fort répandue en province à dénoncer « le Parisien » (ou plutôt le Francilien) comme s’il s’agissait d’une espèce à part, laquelle de surcroît, à l’image de tant de ses politiciens ou de ses artistes n’est dans 3 cas sur 4 pas du tout parisienne de souche (toutefois nous serons d’accord que le pire Parisien est précisément celui qui n’en est un que de fraîche date, et nouveau riche pour aggraver son cas).

    Ce qui m’interroge, c’est la course éperdue vers le mirage matérialiste (au sens non pas philosophique, mais trivial du terme) de l’oie grasse et sans tête qui représente aujourd’hui le plus gros de la société occidentale.



  • Mathias Delfe Mathias Delfe 18 avril 2008 13:03

    Défuncter in Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, que tout le monde a vu ou lu. Sinon, des pages entières sur Google. Les dictionnaires, y compris les mieux faits comme celui des "mots rares et précieux " (10/18) ou des "mots perdus" (Larousse) oublient plein de mots, hélas, nobody’s perfect.

    J’ai l’impression que le jour où je rédigerai un texte en employant une terminologie vraiment savante, vous n’y entraverez que dalle.

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