C’est une tare dont les USA ne sont pas prêts de se débarrasser. La même chose se passe avec Boeing.
La réalisation parfaite d’un produit n’entre pas en ligne de compte. Ce qui importe, c’est le profit réalisé en sous-traitant un maximum, en employant des gens dans les pires conditions possibles (les pires contrats et salaires).
Il n’est pas étonnant que Boeing se plante autant (les passagers avec hélas). La conception de ses avions est faite sur le court terme car l’immense majorité du personnel est en « contrat de mission » — à savoir aucun suivi à long terme avec le personnel qui s’en est occupé, on les flanque à la porte une fois le travail terminé.
L’argent étant une des valeurs fondamentales des USA (avec la violent sous toutes ses formes), la vie humaine n’a qu’une faible importance compte tenu des enjeux financiers que cela représente. Tant qu’on peut, bien sûr, distiller le nombre de morts et cacher les résultats sous le tapis — un épisode du type « Vietnam » éveillerait l’attention de l’opinion publique.
Mais on est déjà bien lancé dans le baguage des gens avec leur « application covid ».
La surenchère de n’importe quoi succédant à une autre vague de n’importe quoi fait qu’aucune information actuelle, même à un autre sujet, ne paraît tenir la route. L’enchevêtrement d’autorité scientifique et étatique, de pseudo-arguments et de rumeurs transformées en vérités avant d’être démenties tue littéralement la lisibilité et donc l’information en tant que telle.
Avant, je me plaignais de la guerre informationnelle durant la période d’invasion syrienne — c’est vrai qu’on y bitait vraiment rien — mais là c’est mille fois pire. Il est impossible de démêler le vrai du faux ou le semi-vrai du faux-faux, étant donné que tout est fondamentalement faux...
Néanmoins, dans l’espoir d’y trouver une logique quelle qu’elle soit, et donc une solution logique (car il ne s’agit finalement plus de médecine) à cette crise, on est hélas obligés d’écouter attentivement chaque gros mensonge pour y déceler une once de vérité.
Il présente un schéma avec une dizaine de symptômes (tellement variés que c’en est grotesque) et il suggère d’appeler les services appropriés pour ça...Donc, si j’ai mal au cul, j’appelle 3615 covid parce que j’aurais peut-être LE virus.
La politique consistant à « se faire tester au moindre doute » est très bête, c’est amplifier la paranoïa déjà créée par leur non-gestion de la crise mais c’est aussi jouer au malade imaginaire, donc créer des malades virtuels qui, ici aussi, vont perturber et embouteiller les structures de soin.
Le discours de Salomon est tout à fait extraordinaire.
Il nous explique qu’il y a deux types de tests, à savoir l’un très rapide et l’autre ultra lent. Et que pour les soignants de tout type, la sécu leur proposera...le plus lent...celui qui met entre deux à trois semaines pour savoir si on « est atteint ou non ».
Alors donc, pendant ce temps, ces personnes auront tout le loisir d’en contaminer d’autres et en maison de retraite de faire crever plus de vieux jusqu’à ce qu’elles le sachent enfin.
Mieux : si on se pose la question de savoir si oui ou non on est atteint du virus, il faut tout de suite prendre rendez-vous avec son médecin, donc encombrer encore plus les praticiens et les hôpitaux pour que le système de santé s’effondre tout bonnement.
Je n’arrive pas à comprendre comment on peut, en l’espace d’une petite conférence, balancer un tel concentré de connerie. Et sans rire en plus !