Ce matin, je vais dans la ville d’à côté. Les bus passent en boucle des messages sur ce sujet, tout comme dans le train (psychose totale ?).
J’arrive dans une administration, on m’oblige à me laver les mains avec du gel (qui pue d’ailleurs) et « me tenir à un mètre de distance derrière la ligne jaune ». Comme si un virus allait rester derrière celle-ci alors qu’il a traversé des distances infiniment plus grande.
Même aux associations que je côtoie personne ne se sert plus la main et se regarde en biais. « Ah nan j’te sers plus la main, le virus tu comprends... ».
Franchement, la société devient folle et je crains que la panique fasse bien plus de victimes...
Une fois partie, elle n’est plus maitrisable par des bonnes paroles, et ses excès sont consensuelles.
Je ne suis pas d’accord.
Ce processus que vous décrivez a été enclenché non pas par les révolutionnaires mais par une frange minoritaire et extrémiste qui cherchait la vengeance et pensait, à tort, que désigner un coupable idéal serait la solution à tous leurs problèmes.
On ne serait certainement pas passé par la Terreur si ce groupe avait été évincé — ce qui, dans les faits, aurait sauvé pas mal de vies et peut-être permis que notre pays s’en sorte mieux.
Nous avons le même exemple aujourd’hui avec EM. Un groupe très minoritaire qui utilise de la « dynamite » pour exploser ce qui reste du système social français et de l’Etat providence.
A la place d’un Etat pourri, on a maintenant un Etat de la Terreur et de la collaboration (UE, USA, Allemagne, etc.).
La famille de LXVI a failli échapper à la peine de mort à quelques voix près (comme quoi certains avaient encore une conscience). Tout comme il était inutile de tuer le Tzar et sa famille — surtout pour en recréer un dans le monde politique (en ce moment Poutine).
Quand les idées du temps prennent trop d’avance sur les dirigeants, et
l’ordre bourgeois qu’ils génèrent, arrive souvent ce mouvement physique
de révolution
L’idée d’égalité et d’évolution de la société est aussi vieille que la République française. Les dirigeants de notre pays ont, par intérêt, choisi à la fois de tuer ce modèle mais en plus de revenir au temps des privilèges et de l’unilatéralité.
Parce qu’il est plus facile d’ordonner que de concilier les points de vue, d’humilier que rassembler, de détruire que de construire quelque chose d’utile. On ne construit pas d’avenir en détruisant une base conceptuelle saine (pas exempte de défauts c’est certain).
Celui-ci a été torturé psychologiquement (arraché de sa maison, balancé dans une prison, son père et sa mère massacrés, son frère décédé, etc.) et physiquement (incarcéré comme un vulgaire criminel).
Les projets des révolutionnaires à son sujet ont été contradictoires car on lui a appris, en premier lieu, à être « un citoyen » (ce qui a semblé fonctionner d’ailleurs) mais ils ont visiblement changé d’avis en le plaçant en prison où on l’a laissé crever.
C’est bien beau de déclarer des principes universels, c’est encore mieux de les appliquer. Et ce quel que soit le ressentiment qu’on ait pour une personne. Je ne crois pas, non plus, que soit inscrite la torture dans la DDHC.
LXVI ne souhaitait pas la démocratie, certainement plus une « royauté éclairée » parce qu’il avait déjà compris à l’époque ce que nous avons fini par comprendre aujourd’hui : les « représentants du peuple » ne représentent qu’eux-mêmes.
Pour autant, il a entrepris de nombreuses réformes — entre autres celle concernant la liberté de choisir son métier — qui n’ont jamais été lues par les Français (les Parisiens) trop remontés et cherchant, avant tout, du sang et un coupable à faire payer.
Qui plus est, les pseudo-révolutionnaires ont entrepris de guillotiner les seules personnes qui auraient eu l’éducation nécessaire pour faire fonctionner ce foutu pays.
Le caractère démocratique de l’article 49-3 qui permet de faire passer
un projet de loi par l’Assemblée nationale, soit une démocratie
représentative et donc indirecte, avec un mode de scrutin défavorable à
l’opposition
En réalité, ces projets passent symboliquement à l’AN — probablement dans le but de faire une (fausse) distinction entre respect du fonctionnement démocratique et despotisme. Mais en dehors de ce geste, c’est très clairement de l’autoritarisme. Il n’y a, d’ailleurs, pas besoin de scrutin étant donné qu’il n’y a pas de vote — ce qui rend ledit projet encore plus autocratique.
Cet article est à rapprocher sérieusement d’une chose dont on parle, à dessein, beaucoup moins, à savoir les « ordonnances » qui court-circuitent également la démocratie. Surtout lorsque l’on sait que leur nombre a commencé à sérieusement s’élever sous le règne de Sarkozy, explosé avec Hollande et...probablement plus lorsqu’on aura le bilan du diktat de Macron.
Un bilan déjà désastreux, surtout si on considère — en revenant au sujet initial — qu’en deux mandats on a eu droit à...quatre 49-3 ! Signe que la démocratie n’existe non seulement plus (enfin en surface) mais que notre propre « élite » va à l’encontre de l’évolution de notre société et de ses besoins.
Si ce n’est pas le cas, on pourra, à mon avis, dire que le pouvoir a agi en dehors de la démocratie.
Cette question a déjà été tranchée depuis longtemps car on nous dit de reporter tous les mandats cet âge deux ans plus tard.
Et avec l’incertitude totale liée à cette nouvelle loi forcée, il est possible de mettre la retraite à 90 balais vu que le mode de calcul est totalement aléatoire, dépendant surtout de la bonne volonté des autorités — complices des marchés souhaitant la mort de la protection sociale pour remplir le vide avec des offres marchandables.
Et c’est bien là, quel que soit le gouvernement qui plus est, le vrai « sens » de leur réforme. Parce que, au fond, qu’est-ce que la protection des citoyens (ou devrait-on dire des « sans dents ») face à l’avenir d’un parti — et donc de l’avenir des gens qui le composent — ?
L’immédiateté est la faiblesse profonde des partis. Pour assurer leur existence, il leur faut de l’argent frais et le plus rapidement possible — comme un drogué à besoin régulièrement de sa dose.
D’où la profonde crise démocratique qui agite depuis un certain temps notre pays car nos « représentants » ne représentent que les intérêts privés, à commencer par les leurs. Tout ce qui leur fait obstacle est à la fois balayé dans la violence des mots et des actes.
Ceux du « nouveau monde » — en majorité EM — n’ont même plus d’inhibitions, la moindre décence. Toute interface politique traditionnelle (haut niveau de langage, courtoisie, etc.) a complètement disparu pour faire place à des comportements obscènes et choquants.
Tiens d’ailleurs, on ne dit maintenant plus « démocratie » mais "république. Comme quoi on a laissé cette notion derrière nous pour nous rapprocher du suffrage censitaire voire même (à mon avis) du fonctionnement de la République Florentine (ou des autre cités-Etats italiennes).