Si vous prenez l’histoire entière, il y a du bon et du mauvais.
L’auto-gestion des cités au Moyen-âge, le renouveau de la société des années 50 à 70, etc.
Avant l’absolutisme du pouvoir, même les pires hommes politiques étaient obligés de gouverner en prenant en compte les forces présentes dans la société. Même celle des paysans et citadins.
Le problème que vous soulevez vient du fait que le pouvoir, vu par les élites, est soit absolu soit n’existe pas. D’où tous ces dérapages en cascade que l’on connaît.
Le second réside dans la nature-même du pouvoir au sein de notre démocratie. Le « chef de l’Etat » a bien trop de pouvoir et le pouvoir en lui-même, vu par le prisme de l’absolutisme, fait de ce personnage l’égal d’un monarque et il est considéré comme tel.
Sous ses aspects de « démocratie », notre « République » n’est donc rien d’autre qu’une monarchie — dont les membres n’héritent pas du pouvoir héréditairement.
Ceci dit, vu que les élites ont tendance à s’auto-reproduire et garder, foncièrement, ledit pouvoir, le fait que la présidence soit éphémère est éclipsée par ce pouvoir qui tourne entre les mêmes mains et qui en fait, comme dit plus haut, par définition, une monarchie.
Aucun contre-pouvoir à cette horrible et ennuyeuse « majorité présidentielle » qui écrase toute initiative différente ou autre projet de société.
La société était bien plus unie et solidaire autrefois.
Nous ne sommes pas à l’origine de ce mal, les vrais responsables sont l’atomisation forcée de la société, le libéralisme et la division de la population à des fins électorale sous forme de « catégorie ».
Impossible de faire société lorsque tout le monde est dans sa bulle personnelle...jusqu’à ce qu’elle explose...