Sauf que le contrat actuel, c’est plutôt « tu travailles, tu payes tes impôts et tu fermes ta g* ».
Si on prend en compte l’éclatement des 35h par le clan Macron/Medef, le penchement sévère de balance en faveur de l’employeur qui va devenir une espèce de dieu qui fera la pluie et le beau temps, la stagnation des salaires, la montée en flèche de l’inflation et la valeur grotesquement élevée de l’euro, le nombre ahurissant de taxes à payer (la France est l’un des pays européens le plus taxé),...le salaire ne suffira bientôt plus pour vivre.
Le travail reviendra tout simplement à la première définition étymologique, « labeur », et encore je pense qu’avec les prochaines lois ce sera plutôt le mot « cauchemar » qu’il faudra utiliser. Lorsque je prends les transports, bon nombre de travailleurs vont à reculons au boulot, alors j’imagine mal l’après...
Bien entendu, je n’ai pas dit que l’Education nationale devait laisser faire n’importe quoi. Dans de nombreuses écoles et universités, les « vrais » enseignants et ceux de l’entreprise se concertent pour élaborer un programme approprié, en fonction du diplôme et spécialité.
Je pense quand même que si les employeurs déconnaient en proposant n’importe quoi, les écoles annuleraient leurs partenariats. J’ai parlé avec plus d’un étudiant qui, bien que n’ayant pas terminé son cycle, ...avait déjà un pied sur le monde du travail grâce au réseau école/étudiants/entreprises (le truc que la fac ne fait pas par pure paresse et c’est très con), se voyait proposer un poste génial (le contraire de ma formation) et un salaire délirant mais bien réel. Et ce n’était pas un piège ou une utopie.
A ma fac, il y avait un certain nombre de professeurs qui avaient bien bourlingué dans le monde du travail avant de vouloir enseigner. Malheureusement, ceux qui savaient quoi faire pour rendre la formation attractive auprès des employeurs étaient cantonnés à des matières minoritaires alors qu’en réalité c’était...des spécialités-clés - qui auraient conduit vers un très bon boulot et un excellent salaire.
* "C’était à la fois malhonnête, hypocrite ou cynique (au choix ), et
inconséquent et nuisible pour la santé de l’industrie française ."
Désolé je ne suis pas calé en programmation. Pourriez-vous m’expliquer svp ?
Bien sûr. Pareil en entreprise où une personne, même avec un profil génial, n’est pas opérationnelle avant six mois et quel que soit son degré d’expérience.
L’absence de la limite que vous décrivez se retrouve énormément chez nos politiques. Après avoir eu la confiance des électeurs donc remporté les élections, on a toute la panoplie courante des détournements de fonds et abus de bien sociaux, autoritarisme, népotisme, ignorer la volonté de la population, etc.
Ayant eu plusieurs voisins infernaux, j’ai été (et je le suis encore) confronté à des personnes n’ayant absolument aucune retenue et qui se fichaient éperdument des conséquences de leurs actes et encore moins de ce qu’en dirait les autres. Bruits insupportables à toute heure et pendant des durées plus ou moins longues, les gosses qui courent toute la journée dans un appartement jusqu’à 2/3h du matin, tentatives d’intimidation ou prise de bec lorsqu’on leur rappelait les limites de la vie en communauté, dégueulasser les parties communes et individuelles en s’en fichant royalement, etc. Un véritable enfer...
Au collège et lycée, j’ai été régulièrement confronté à des classes où les élèves se permettaient absolument tout et n’avaient aucunement le désir d’étudier, apprendre et évoluer. Ils préféraient bavasser et rire au lieu d’écouter, tabasser ceux qu’ils avaient désigné comme « cible » et les traiter de « fayots » lorsqu’ils allaient se plaindre, détruisaient ou dégradaient les affaires (sac, trousses et contenus, vêtements) des autres, visaient les professeurs avec des gommes et avions, etc. La plupart venaient de familles stables de classe moyenne ou très aisées (je pense que ce sont les pires), par contre ils avaient visiblement fait l’impasse sur leur éducation et jamais imposé une quelconque limite.
Non je pensais surtout soit à des salariés employés comme
« professeurs » (des chaires), ce qui se fait pas mal dans les pays
anglo-saxons et parfois en Allemagne. Ou bien ouvrir des formations
selon les profils aux demandeurs d’emploi, au lieu de se cantonner à des
« types de contrats » ou « statuts », où tu en apprendrais tous les jours
en restant en entreprise.
Le double avantage, c’est d’investir
dans un plan très rentable car le nouvel employé est formé à ce que veut
l’entreprise, mais en plus de pouvoir potentiellement augmenter le
nombre de personnes recrutables - au lieu de se plaindre que l’école ne
fait pas son boulot.
On ne peut pas avoir le beurre et l’argent
du beurre, contrairement à ce que croit ce fumier de Gattaz. Impossible
de mettre tout le monde au chômage et que les entreprises puissent
écouler leurs produits parce que personne ne pourra les acheter,
improbable de créer un avenir instable pour l’employé et lui demander de
trouver un logement (surtout avec les prix actuels).
Mais il en
est de même pour l’école. Si les professeurs créent des programmes
seulement pour assurer leur salaire et avenir professionnel le nombre de
chômeurs ou de personnes surdiplômées dans des boulots de merde
augmente, le métier et le secteur de l’éducation sont dévalorisés car
l’école n’est plus le dernier rempart contre les entrepreneurs véreux et
le chômage.
Rentabilité maximum comme aujourd’hui = tout le monde est perdant.