Je ne crois pas que Rousselin dise autre chose que ce que Merkel, Sarkozy et notre ultraliberal de Baroso pensent et par ailleurs ont exprimé, même si Sarkozy , comme à son habitude , a prononcé un discours lénifiant sur la necessité d’analyser les raisons de ce non, discours uniquement destiné, comme pour tout le reste de sa politique ,à calmer le jeu , pour avoir les coudées franches et continuer sa politique en évacuant d’un geste agacé - quels emmerdeurs ces Irlandais - les manifestations qui n’iraient pas dans le sens de la stratégie décidée.
Le vote des Irlandais est un incident de parcours, de toutes manières il était entendu que l’élargissement - à la Turquie puisque l’Europe a entériné la non-nécessité d’un referendum des peuples européens à l’entrée de la Turquie dans l’Europe- et l’ouverture de l’ Europe au grand marché Mondial et à la concurrence globalisée de tous contre tous pour le plus grand profits des lobbys et des transnationales allait se poursuivre.
En clair, bien sûr que l’Irlande votait pour du beurre , comme - et ce parallèle n’est pas si anodin que cela- les partenaires sociaux en France votaient sur les 35 Heures...pour du beurre.
La Démocratie ???
Ce n’est qu’un hochet qu’on agite régulièrement dans les discours pour calmer le jeux et mieux faire passer la pillule du reste...Une vaseline comme beaucoup de jolis mots du vocabulaire ancien à l’ ultralibéralisme : Sécurité- sociale ou privée -assurance- chômage - , retraite- complémantaire par capitalisation... !! - droits -des salariés à accepter un licenciement à l’amiable-, ce sont des mots qu’on utilise encore un peu, jusqu’à leur disparition car obsolètes...mais je m’égare.
Beaucoup d’articles vont dans le même sens, ici et dans une presse non collaboratrice :
Cette semaine, dans Télérama, un article cinglant et dense sur " La Réforme du droit du travail signe-t-elle la fin de la solidarité ?" : Le constat est saignant :
Juste quelles citations et chiffres :"La liberté de penser commence ou s’arrète le droit du travail" : Laurence Parisot.
"Attaquer le droit du travail, c’est s’en prendre à l’état de droit dans l’entreprise, restaurer la loi de la jungle et de la soumission "Gérard Filoche Inspecteur du travail dans "salariés, si vous saviez Dix idées reçues sur le travail en France" Edition de la découverte 130 p 9 €
"En 20 ans, trente millions de personnes ont perdu leur emploi aux USA, dont nous suivons le chemin "
Ecoutons le bilan opéré par Louis Uchitelle , un journaliste du New York Times dans le "salarié jetable , enquète sur les licenciemments aux Etats-Unis" : Le licenciemment et la précarité sont devenus un phénomène de masse.
Ou encore Michel Desmurget , chercheur à l’ Inserm dans son livre"Mad in USA, les ravages du modèle américain "
"Les politiques libérales menées depuis trente ans aux Etats-Unis ont aboutis à l’enrichissement massif des plus favorisés, à la paupérisation progressive de la classe moyenne, et à la création d’une cohorte immense de travailleurs pauvres ;Ainsi 25 % des travailleurs américains, soit trente millions d’individus travaillent pour des salaires, qui ne leur permettent pas d’extraire leur famille de la pauvreté. Ces gens sont corvéables à merci, ils n’ont pas de congés payés, pas de couverture maladie, pas de droits...."
"J’entends souvent parler en France et en Europe des charges et des contraintes qui axphixient l’emploi et ruine l’esprit d’initiative. Malheureusement , je n’entends jamais parler des charges et des contraintes , qui offrent à tous et en particulier les plus pauvres, une retraite descente , une assurance pour se soigner , des congés payés pour se reposer et des droits pour se défendre"
Il est manifeste que plus cette masse de citoyens sera spoliée, volée de ses droits les plus fondamentaux,plus il faudra de contraintes, tant que la pauvreté même n’aura pas atteint un tel seuil que minés par la simple survie, plus rien ne sera à contraindre.
A vouloir ,par des articles sur différentes thématiques atomiser une politique globale - droit du travail, repression contre les plus fragiles, dérives d’un capitalisme mondialisé, politique de Sarkozy ...- on en oublierait presque que ce système de sanction et de mise sous presse des plus susceptibles de faire entendre leur désaccord , est en cohérence totale avec un libéralisme où le sujet passe très loin derrière des diktats d’une économie toute puissante qui ne fournit que certains et considère les autres comme outils de production les moins contraignants et les moins chers possible.
Et puis ,plus un gouvernement s’impose de force par des mesures anti-sociales et impopulaires, plus il a besoin de s’entourer de surveillance policière pour éviter les débordements : Toutes les dictatures- occidentales ou non- ont toujours compris cela.
Qu’entendez vous par"opinion publique", dont vous truffez votre texte ???
Les personnes agées toujours plus nombreuses en occident qui, de façon classique veulent plus de sécuritaire, deviennent réactionnaires et tous ceux qui , sans culture économique aucune ont ingurgité sans le comprendre les slogans distillés depuis 20 ans par une obédience idéologique qui sourd comme un mauvais poison, comme quoi le libéralisme économique, c’est plus de liberté ...pour les entreprises.
A tous ces petits patrons de PME -que les lois économiques ont oublié au profit des multinationales- qui profitent du système mais ressasssent eux aussi contre les lois qui protègent les travailleurs de la loi du jetable et des licenciemments à la tête du salarié ???Merci le syndicat des patrons européen qui essaime partout.
"L’opinion publique" est malléale, influençable et veut plus de sécurité ...pour se protéger des "autres" mais plus de liberté pour elle.
Que savez-vous de l’"opinion publique" qui est consituée à plus de 75 % de salariés du privé qui commencent à péter de trouille devant le spectre de ce qui se dessine pour les jetter plus encore et plus fragiles dans la gueule d’un système mondialisé qui profite aux mêmes .
Alors même si la propagande qui consiste à faire croire que liberté=libéralisme a fonctionné avec force intox, l’opinion publique commence à se réveiller.
Quant à savoir pourquoi rien n’est entrepris pour réguler la finance mondiale ????
C’est que c’est à la foi très complexe à faire- car rien ne peut se décider seul dans un système mondialisé- et surtout et que c’est précisemment les multinationnales qui modulent le monde et que cette économie ultralibérale déréglementée sert, qui font masse, pour que rien ne change.
Et que cette finance mondiale et les multinationales qu’elle sert tient les états dans sa main avec chantage de déllocallisation à la clé.
Pour repasser dans une économie régulée à la Keynes, il faudrait - ce qui se profile- une crise d’une ampleur supérieure à 1929, qui nécessite des mesures drastiques comme celles prises au moment New Deal mise en place par Delano Roosevelt.
Aucune mesure cosmétique ne peut actuellement réguler un système tentaculaire et ni DSK- FMI- ou Pascal Lamy -OMC-, deux ex socialistes !!!!!!!! n’en prennent le chemin.
Comme hélas semble le montrer un livre pas très optimiste de Patrick Arthus - économiste et Marie-Paule Viard "Globalisation, le pire est à venir" www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php , les crises financières, alimentaires vont se succéder.
Je ne crois plus ,à part déclarations d’intention - mais nous sommes entrés depuis longtemps dans l’ère des déclarations et des discours qui se suffisent à eux mêmes : On a tenu un discours ou une commission, c’est bouclé- que ni Obahma, ni Merkel, ni Sarrkozy ne peut réguler quoique ce soit :
Laisser la "main invisible du marché" faire son oeuvre et juguler par le contrôle et la contrainte - même violente- les débordement d’un peuple qui souffrira de plus en plus : Ce qui se passe au Mexique - émeutes de la faim- se passera ici dans une moindre mesure.
Il est bien tard pour mettre des limites à un système qui , devenu monstrueux, car tentatuculaire- avez-vos déjà vu des images des salles des marchés - bourses- qui décident du cours du blé, du coton, du maïs, du soja, du pétrole...Dela vie , quoi .. ????-
Lisez le dernier Marianne, du 7 au 13 Juin, sur "la dictature des spéculateurs "...ça décoiffe.
c’est que nous mesurons les effets sur le terrain et non dans les textes.
Et que nous voulons un esprit différent et un texte différent - sur lequel comme toujours on ne nous consulte qu’après - et non comme vous des petites retouches cosmétiques qui ne changent pas la morphologie.
Pensez-vous réélement que l’Europe soit sociale - or Pays Scandinaves qui tirent toujours leur épingle du jeu- ???
Pensez-vous que les citoyens européens - hors paradis fiscaux dont l’Irlande à la fiscalité protégée - ne soient pas tous soumis les uns après les autres à une privatisation des services sociaux et de l’éducation ?
A une fragilisation graduelle ou massive du droit des salariés et des privés d’emploi - Lois Harz IV en Allemagne, Sarkozy ici- ?
A une surveillance accrue des citoyens - en Angleterre avec les caméras, ici bientôt- ?
Où sont passés les droits qui protègent les salariés contre les exigences patronales ?
Le social, c’est aussi et surtout le droit des citoyens à être protégés contre les dégats d’une mondialisation dévastatrice, sinon aucun intérêt de s’associer entre états si les plus fraglies souffrent plus.
Au départ nous avions signé pour 15, le contrat a été modifié sans aucune concertation jamais.Nous serions en droit de briser le mariage, nous avons été floués sur le contrat de départ.
La politique du fait accompli est une politique de déni démocratique et à terme contreproductif.
Les textes le plus libéraux sont systématiquement entérinés par la Commission qui fait le jeux des lobbys.
Evitez de prendre les gens pour des idiots, certains textes sont accessibles sur le Net et si ce n’était pas le cas certains journaux s’en font l’écho.
Nous ne parlons pas de la même chose mais d’une refonte moins libérale, une modification profonde du texte , qui n’entérine pas seulement l’Europe comme une courroie de transmission qui valide les textes ultralibéraux de l’OMC, et soit un gigantesque marché ou transitent "librement et de manière non faussée les marchandises" et le dumping socoal.
Une chose encore, aucun européen de l’Europe des 15 n’a donné jamais son accord pour un élargissement continu et à marche forcée et pour bientôt nous râvir le droit de référendum contre l’entrée de la Turquie, malgré les promesses, parce qu’on ne veut pas fâcher Ankara ...Et nous, on s’en tape de nous fâcher ????
Vos discours sont convenus , consensuels et ne changent rien au fond, vos mesures sont cosmétiques.
Nous ne voulons plus d’une europe libérale qui crée plus de pauvreté que de richesses pour répondre aux directives libérales de l’OCDE ;
Nous ne voulons pas qu’on nous impose l’entrée de la Turquie.
Point barre.
Vous voulez apporter des micro amendements au texte initial qui est un copié/collé du TCE, nous voulons une concertation citoyenne sur un texte différent.