Cette manière de comparer les choux et les carottes me laisse toujours sidérée.
Comment comparer sans rire, les conditions socio-économiques des années 50 ou 60 avec les acquis matériels devenus tellements évidents et incontournables actuellement, entre une SIMCA et une Twingo actuelle, il y a la possibilité d’airbag, de ceinture de sécurité pneumatique, de condamnation automatique des portières, de lecteur de CD - qui n’existait pas avec sa finesse d’écoute -,une ouverture électrique des vitres, le freinage ABS ...
Enfin, soyons sérieux ...
Il y a 20 ans , j’avais un salaire -en équivalent francs- supérieur, et les salaires ont stagné depuis 10 ans, voire régréssé et les produits vitaux incompressibles ont flabé , oui.
Mais à produits technologiques équivalents, TV ; lecteurs CD, Voitures, appareils plus économes en énergie, nous avons gagné.
Et puis parfois, je trouve très indécent dans un pays où persiste - malgré les magouilles comptables de l’état- un grand nombre de chômeurs, de RMIstes et d’ASS, qui n’ont pas accès à un système de l’ emploi basé sur le « on embauche en poste et sécuritaire » , et y auront de moins en moins accès, de parler des salariés qui ont perdu du pouvoir d’achat.
Et ce d’autant plus que dans un système d’emploi où le privé souffre de perdre son emploi, les fonctionnaires quels qu’ils soient ne sont franchement pas les plus mal lotis.
Et je suis fille d’enseignants ....
Plus que des systèmes organiques, qui c’est vrai au niveau individuel n’ont d’autre but que de se reproduire et de transmettre leurs gènes, l’histoire humaine montre que les systèmes globaux, « holistiques » où l’individu agissait pour la communauté ,qui en retour lui assurait une intégration sociale et une protection est LE mode de fonctionnement le plus fréquent.
Et le plus efficace en matière d’intégration personnelle et de notion de sens .
Pendant des milliers d’années , les communautés humaines,et cela très recemment encore -en Afrique encore , en Asie aussi jusque dans les années 50 - ont fonctionné en systèmes intégrés.
De même l’économie était corrélée de façon assez serrée à la réalité des fonds -en or souvent- même si la tendance pocker a toujours existé.
Ce décollage individualiste qui fragilise les individus et ce décollage financier -totalement virtualisé - est récent dans l’histoire humaine et on ne sait plus comment arréter un système qui s’autoentretient.
Jusqu’au clash qui fera très mal, les systèmes actuels très virtualisés sont ingérables et vivre « à crédit » , c’est comme le pocker , parfois on perd gros.
Enfin, quant à la notion de coopération , la théorie mathématique des jeux - pourtant conceptualisée en économie , mais il existe tant de théories économiques ....- a montré que cette stratégie était assez vite , à moyen terme, et de loin optimale.
Mais ce qui a changé depuis les années 70 , c’est la notion de temps en économie politique : on est passé du moyen terme au court terme ....c’est pas la meilleure stratégie.
Supposons que au niveau individuel, la grande crise qui se prépare revellera, comme lors des grèves , l’esprit de coopération et d’entraide qui surgit parfois ...rêvons un peu ...
Je ne sais pas si je ne préfère pas l’administration de psychotropes comme en Allemagne et l’Est et en ex URSS... au moins les domages neuronaux et l’anoxie n’étaient pas forcement au rendez-vous .
En matière d’inventivité dans la torture, l’homme a toujours été créatif - moi qui en était restée au principe des anciens polards où on plonge la tête du type dans une baignoire et ce à répétition -....
Ceci dit en matière de panique, c’était pas mal non plus.
Certes cet évitement pathétique - « je ne sais pas ce qu’est le suplice du Water-boarding »- est une stratégie minable mais pouvait-il faire autrement alors même que le torchon brûle et que le cumul Bush est déjà assez cogné ?
Gantanamo, Abou-Graïb, écoutes clandestines ...
Et ce silence ou ce déni change-t-il quelquechose ???
Quand on sait que quelqu’un ne peut que savoir et qu’il le nie , cela change-t-il la donne ??
Comme souvent, tout sera déballé..après .
Je ne suis plus très sûre mais il me semble quà côté du bastonnage sur la plante des pieds, le supplice de l’eau était pratiqué dans « Midnight Express » ??
Où est-ce l’ingestion forcé d’eau qui fait éclater l’estomac ??
Depuis on a eu Costa Gavras , « Missing » , « Aveu » « Z » ...
Depuis j’ai vu des polards, des films comme « la vie des autres » -qui se passe en ex RDA - et rien ne change.
Quand on connait les méthodes utilisées depuis toujours par la CIA, en Amérique du Sud et ailleurs, on n’est surpris par rien.
Juste horrifié.
Parce qu’entre chaque film ou affaire , on oublie.
J’ajoute, puisqu’Agoravox n’a pas placé mon dernier commentaire au bon endroit : c’était à destination de bourricot ...que j’avais pris pour un lapin..