Perseús, je ne connais pas votre position. Je me permets de compléter votre citation par ce qui y fait immédiatement suite :
« Quant à la convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale1, obligatoire et contraignante en vertu de son article 2, elle concerne toutes les formes d’adoption dans la mesure où elles créent un lien de filiation. La kafala est donc exclue de son champ d’application. »
Je ne suis pas juriste et que me corrigent ceux qui le sont, mais deux choses me semblent claires :
- le droit international reconnait certains concepts du droit coranique, dans ce cas, la kafala, ce qui est tout à fait normal puisqu’elle est en vigueur dans plusieurs pays et ne constitue pas en soi, une atteinte aux droits de l’homme.
- Mais il n’en fait pas un concept exportable aux pays dont le droit ne la reconnait pas, ce qui est, aussi, tout à fait cohérent puisqu’un droit laïque ne peut se voir forcé à reconnaitre un concept provenant du droit coranique quand ce droit laïque possède déjà une législation à ce sujet. Même si ce complément à votre citation vise la coopération internationale, l’esprit m’en semble clair et empêche, aussi, de se baser sur la reconnaissance de la kafala par le droit international pour prétendre l’imposer à un pays de droit laïque à la requête de la communauté musulmane de ce même pays..
D’autre part, le titre de l’article n’a pas tort, mais son développement est une manipulation très bien expliquée par Frida. C’est encore un autre problème, comme s’il n’y en avait pas déjà suffisamment.
Quel commentaire, Frida ! Vraiment excellent ! Vous avez bien fait de reprendre le nom de la géniale boiteuse. Merci beaucoup d’avoir éclairé ma lanterne pour que je puisse mieux lire cet article déroutant.
Tout d’abord, je voudrais vous remercier pour avoir ajouté, vous-même, une cordialité malencontreusement oubliée par mon outrecuidance légendaire.
Ensuite, vous avouer que je ne sais pas lire de bas en haut. Voilà pourquoi je comprenais que votre article retraçait l’histoire d’une crise financière, puis sociale provoquée par une crise de l’euro et non l’inverse. Veuillez m’en excuser.
J’aime bien la Marseillaise. Elle m’a même donné le frisson en certaines circonstances. Mais la question que pose Alex n’a pas vraiment à voir avec ce genre d’émotion. En fait, il doute de la nécessité des symboles pour qu’un peuple puisse se sentir comme tel. Je ne suis pas sûr qu’il ait tort. Je crois même que sa naïveté directe est salutaire et que nous sommes à l’heure de commencer à nous demander si tous ces symboles sont si nécessaires qu’il parait au premier abord. Tant de symboles ne nous aveuglent-ils pas ? Ne serait-ce pas le moment de se grouper autour de valeurs moins subjectives et émotionnelles ? Des idées rationnelles et universelles, par exemple. Pour dire simple et au risque de caricaturer : la Marseillaise, pour le foot et l’armée et la raison pour la politique. D’ailleurs, le chant des partisans n’est pas mal non plus et la Madelon, et la Carmagnole. S’il est bon de conserver et cultiver son histoire, pour fabriquer un avenir, il me semble qu’il vaut mieux raisonner.