Un ajout : je n’ai répondu à votre quatrième point car cela m’obligerait à développer ce que j’entends être la liberté d’expression. Je n’en ai franchement pas très envie, en ce moment et ici. Cela ne vous est pas dirigé, non plus. Si je m’y lançais, se ne serait qu’une réclame pour ceux que, justement, vous critiquez.
Nous sommes, donc, d’accord sur votre premier point. Pourtant, il me semblait que dans votre article, vous répercutiez et réclamiez cette signature à Laure et Julien.
Le deuxième point, par contre, me semble renforcer le mythe selon lequel l’anonymat procure l’impunité, mythe qui renforce, à son tour, la tendance que vous-même dénoncez avec raison ( c’est un autre problème ).
Je ne suis pas sûr de l’efficacité de l’incitation que vous mentionnez dans le troisième point. Mais je peux l’admettre, c’est un problème qui relève de la psychologie sociale. Notez, tout de même, que c’est l’argument des partisans d’une société plus répressive dans le but d’en renforcer la sécurité.
Ne vous sentez pas obligé de me répondre ( je vous le dis très sincèrement ). Ce n’était qu’un léger détail dans votre article. Je me suis senti obligé d’exprimer mon désaccord car je perds déjà suffisamment de crédibilité de part le chapeau de polichinelle que je porte.
Vous êtes si courtois que je n’ose pas vous faire de la peine en vous contredisant. Alors, je vous donne deux petits points de départ, pour que vous puissiez entamer une recherche, que j’espère fructueuse et qui m’aidera, peut-être, à me libérer des hallucinations qui me tourmentent, si vous daignez m’en communiquer le résultat.
Mais permettez-moi une discordance. Vous écrivez : « La certitude de ne pas avoir à répondre de ses propos en se dissimulant sous un pseudonyme, ouvre même la porte à toutes les délires et délits : on le voit sur Internet tous les jours chez des commentateurs masqués sous un pseudonyme. La fiabilité du message de l’Éducation nationale n’est donc pas garantie. »
S’il est indéniable que cette porte est ouverte, il relève du domaine de la liberté de choix de la franchir ou pas. Par contre, l’anonymat permet, d’une part - et en concédant que ce n’est souvent que paranoïa - la protection de l’intimité, et d’autre part, de désactiver l’argument d’autorité, de permettre aux intervenants de glisser vers l’humour ou même la provocation - pourquoi la diaboliser ? - et aussi de commettre des fautes de goût sans pour autant se voir discrédités dans tous les domaines, publics ou privés ( les paroles volent mais les écrits restent ). Cela permet aussi que Duchemol puisse dialoguer avec un Môssieu, très propre sur lui, à condition, bien sûr, que ce dernier veuille bien descendre quelques marches de l’escabeau de sa bibliothèque.
Personne n’est virtuel dans ce monde. Les propos sont tapés sur un clavier, à moins d’être émis par un logiciel donc reconnaissables rapidement ( pour l’instant ). Les personnes sont traçables et responsables de ce qu’elles disent. Les identités affichées n’apportent pas non plus, dans la plupart des cas, une information fiable de leurs réalités.
Pour terminer, joindre la fiabilité du message de l’enseignant, au caractère public de son identité me semble hasardeux, puisque connaitre le nom ou même l’adresse d’une personne ne renseigne en rien sur son intégrité.
Il en est de même de la sacro-sainte courtoisie, indispensable dans les contacts professionnels, personnels et autres. Mais dans un débat agile, que peut apporter fabriquer des sandwichs courtois avec une tranche de « mon cher », un bloc de savoureuse condescendance, hypocrisie et sophismes divers, complété par une tranche de « cordialement vôtre » ? Ce dernier point ne vise, ni vous, ni personne en particulier, mais il me semble facile d’admettre que ces canapés, sont monnaie courante.
Je viens juste de m’apercevoir que vous aviez repéré et disséqué l’étrange proposition de cette campagne qui attribue le rêve à la femme et l’ambition à l’homme. Mes excuses, ce ne fut pas volontaire.