Bien sûr qu’ils ne parlent plus de Grignon depuis que des bénévoles éclairés ont démontés les théories bidons présentées dans son documentaire. Mais ils en ont conservé l’empreinte conspirationniste et l’idée tordue et déformante d’agent-dette, comme vous le faites si bien remarquer. Un gars dont, par ailleurs, je ne partage pas du tout les idées a écrit : « le conspirationnisme est l’aubaine des médiocres ». Il avait bien raison. Vous cherchez à tout expliquer à grands coups de complots sordides. Remarquez que ce n’est pas trop de votre faute. Nous sommes tous conditionnés par la religion qui a fondé notre société, basée elle aussi, sur un terrible complot fondateur qui nous dit que la soif de connaissances qui meut l’être humain n’est pas légitime. Mais tranquillement, vous me retournez le compliment et parlez de mes croyances. Alors, merde à Kafka et réveillez-vous.
« Mais quand des milliers d’individus finissent par échanger des biens
sans se connaître, il y a bien des petits malins qui se donnent le droit
de créer de la monnaie à partir de rien »
Je pense que vous êtes intoxiqué par Grignon et les autres producteurs de théories du même genre. Il n’y a jamais eu aucun petit malin qui se serait dit : tiens, je vais inventer l’argent ! Et l’argent ne se crée pas non plus, à partir de rien.
Intéressant article. Je pense qu’il faut nuancer un peu la phrase : « Si on ne peut prévoir l’esprit de coopération dans le domaine formel des
mathématiques, on peut essayer d’en avoir une petite idée d’après les
découvertes ethnologiques ou d’après les traces historiques. » Les travaux de Hamilton sur l’altruisme et la sélection de parentèle permettent un certain degré de modélisation mathématique de la coopération entre êtres humains. D’autre part, le dilemme du prisonnier est un cas particulier de jeu à somme non-nulle ou coopératif où les joueurs ne peuvent se consulter ce qui est rarement le cas dans les relations humaines. Pour cette raison, aucun des joueurs ne sait qu’il participe à un jeu coopératif sinon qu’ils emploient la stratégie du jeu compétitif où chacun gagne ce qu’un autre perd. J’y vois, pour ma part, une très forte analogie avec la théorie économique dominante qui ne considère les relations économiques que sous leur aspect compétitif, ce qui est tout simplement inhumain puisque le bien-être individuel de l’être humain passe par la coopération avec les autres. C’est la sélection naturelle qui l’a voulu ainsi.
« Parlez pour vous et décrivez vos croyances et vos pensées mais ne tentez
pas de songer exprimer une pensée ou une croyance à ma place, ou me
cataloguer, ce n’est pas nécessaire. »
Vous n’avez pas compris et sautez sur la première occasion d’essayer de vous démarquer des faits réels. Face à la question du flux monétaire, quelle autre position croyez-vous possible à part l’une des trois que je vous ai citées : le tuer, s’y soumettre ou le réguler ?