Abou, je suis d’accord avec vous mais n’ai pas trop envie d’entrer dans ce genre de polémique qui refleurit d’année en année dans le monde de l’informatique. Donc, je ne vais ni défendre ni rajouter une couche à ce que vous dites.
Par contre, je voudrais apporter un avis sur le point spécifique de l’enseignement, en particulier celui dirigé à l’enfance. Sur ce terrain les langages interprétés sont imbattables, à mon avis, et en particulier le tant décrié ( c’est un autre sujet ) actionScript ( Adobe Flash ) qui permet d’écrire de véritables mini-environnements, très riches graphiquement où les enfants peuvent apprendre assez naturellement les fondamentaux de la programmation. JavaScript et HTML5 le permettent aussi mais moins facilement et avec des résultats moins attractifs, à mon avis. Il est assez facile de réécrire, dans ces langages de très haut niveau, les primitives du vieux Logo et sa tortue, tout en profitant de sa portabilité ( celle d’actionScript commence à se restreindre, encore un autre sujet ).
Je suis à peu près d’accord avec votre commentaire mais j’ajouterais qu’il vaudrait mieux que nous nous rendions compte que nous n’avons plus qu’une politique spectacle aux commandes d’un bateau de plus en plus difficile à gouverner. Je pense qu’il faut vraiment repenser tout le système et envisager une réforme politique effective. Une simple mesure modifiant le suffrage, le cumul des mandats et quelques autres bricoles ne suffira jamais tellement le problème est grave et crève les yeux. L’heure n’est plus aux simagrées et aux discours creux prenants les français à témoin que lance la classe politique tous bords confondus. Au tirage au sort non plus, mais il va bien falloir trouver le moyen de placer des gouverneurs au gouvernail sinon les totalitaires ne vont pas se gêner pour s’y mettre, je pense. Pour la France, c’est la fin de Vème et pour l’Europe, la refonte des traités et des modes d’élections. À mon avis, si la crise peut avoir un côté positif, c’est bien celui d’offrir cette opportunité.
Je peux aussi vous donner mon avis sur le match Roosevelt vs Keynes qu’à l’instar de Larouche vous vous évertuez à essayer de faire surgir du néant. Le conflit actuel entre les doctrines économiques n’est pas du tout centré sur ce clivage, qui n’a d’ailleurs jamais vraiment existé, sinon qu’il est très précisément, dans l’affrontement entre le groupe des rooseveltiens, keynésiens, postkeynésiens, marxistes et postmarxistes, c’est à dire les partisans de l’intervention raisonnée et raisonnable de l’économie par l’état et les hayekiens représentés par M. Friedman, l’école de Chicago et ses suiveurs, tous partisans du laissez-faire ultralibéral.