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Morgane Lafée

J'aime exprimer mes idées et j'espère continuer à vivre dans un monde où je serai toujours autorisée à le faire. Et ce n'est pas gagné.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2011
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Derniers commentaires



  • Morgane Lafée 9 septembre 2011 20:02

    Y a aussi un truc sur les ordinateurs, c’est une souris qui permet de cliquer sur les articles qui nous intéressent et de ne pas cliquer sur ceux qui ne nous intéressent pas. smiley



  • Morgane Lafée 9 septembre 2011 20:01

    Assez d’accord avec cette analyse des valeurs transmises par cette émission, qui doit être à peu près la seule émission de télé-réalité que je regarde. Ah non, il y a aussi La Nouvelle Star et X-Factor sur M6, que je trouve également au-dessus du lot. Mais si on suit votre analyse, au contraire de Master Chef, ces émissions de musique reposent sur une sorte de paradoxe : les candidats doivent travailler dur et parfois encaisser les critiques acerbes du jury tout en développant leur égo pour que le papillon sorte ses ailes. Et puis, les opinions des jurés sont davantage influencées par l’image qu’ils veulent donner, comme on l’a vu cette année dans X-Factor avec le cas de ce petit jeune qui se faisait casser toutes les semaines sous prétexte qu’il charmait les midinettes. Pas très objectif comme critère, d’autant que les jurés tombent dans ce cas dans le même piège que lesdites midinettes.
    Évidemment, dans Master Chef, le public ne peut pas juger lui-même de la saveur du plat. Mais ils arrivent plutôt bien à compenser cette frustration en faisant des commentaires assez précis.



  • Morgane Lafée 9 septembre 2011 12:00

    Article bancal.

    La partie sur les troubles de l’attention, avec les différences entre garçons et filles, est plutôt intéressante. Je ne savais pas cela et j’en prends note. Même si j’ai connu des petites filles hyperactives, j’imagine que vous parlez d’une tendance ?

    Le problème, c’est que dans votre introduction et votre petite phrase de conclusion, vous inscrivez cet exemple dans un contexte d’idées complètement inapproprié. En d’autres termes, vous confondez tout.
    Personne n’a jamais prétendu qu’hommes et femmes étaient parfaitement identiques. Il s’agit juste d’émettre une distinction entre le sexe biologique et les genres tels qu’ils sont définis par la société, ce qui recouvre tout un tas de comportements et ne saurait être envisagé qu’à travers un exemple aussi particulier que celui que vous donnez.
    Bref, revoyez votre réflexion ou cantonnez vous à votre domaine d’expertise, ce sera mieux.



  • Morgane Lafée 5 septembre 2011 16:26

    Je n’opte pas entièrement pour la théorie du genre, mais je la considère comme utile aux questions posées par les gender studies, qui n’ont rien d’ineptes, d’inutiles ni de dangereuses.

    En effet, il s’agit avant tout d’un débat qui n’est pas prêt de trouver sa conclusion.
    Si les hommes et les femmes sont biologiquement différents - ça personne ne le nie et je dirais même qu’on s’en réjouit - et que ces différences naturelles ont forcément un impact, reste à savoir lequel ! En effet, les siècles voire les millénaires de domination des hommes sur les femmes ont eux aussi forcément un impact. Il aura fallu des décennies de féminisme pour venir à bout de certains préjugés concernant l’incapacité des femmes à accomplir telle ou telle chose, comme par exemple penser (et oui, il y a un peu plus d’un siècle, la philo à l’école était interdite aux filles), acquérir des compétences scientifiques, diriger un pays, etc. Ces préjugés relèvent bel et bien d’une théorie selon laquelle les caractéristiques physiques empêcheraient les femmes d’exceller dans à peu près tous les domaines. Au passage, ces idées ont été avancées par les hommes et pour cause, ça les arrangeait bien ! Même encore aujourd’hui, beaucoup de gens s’imaginent que tous les génies de la planète sont des hommes.

    Bref, le but du débat n’est pas d’affirmer que nous sommes tous pareils et que les caractéristiques biologiques n’ont aucune incidence sur le développement de la personnalité. Rien que le fait que les femmes puissent enfanter joue forcément un rôle dans le développement de leur personnalité. Mais lequel ? Là est la question !
    Je continue avec cet exemple. Jusqu’à récemment, une femme n’atteignait un statut social qu’à travers le mariage et la maternité. Du coup, les filles étaient élevées uniquement dans cette optique, celle de devenir une bonne épouse et une bonne mère - c’est à dire être au service du chef de famille, l’homme. Dans ces conditions, même pour celles qui avaient des compétences scientifiques, il était difficile de les développer et encore plus d’en faire un métier. Imaginez que plein de femmes talentueuses auraient pu apporter à la science pendant des siècles mais n’ont tout simplement pas pu le faire... C’est navrant. On pourrait se dire la même chose aujourd’hui pour les pays du Tiers Monde : il y a peut-être des surdoués qui s’ignorent.
    Bref, pour en revenir au cas des femmes, il y avait bel et bien un genre féminin défini dans une optique de maintenir un certain ordre social. Le simple fait qu’il y ait des femmes scientifiques, artistes ou politiciennes aujourd’hui alors que l’Histoire n’en distingue que très peu devrait suffire à vous faire réfléchir sur la notion de genre.
    Aujourd’hui, le monde a évolué, mais on n’éradique pas des siècles de domination en quelques décennies.

    Régulièrement dans la presse scientifique, on découvre des titres sensationnalistes sur des différences entre cerveau masculin et féminin. Comme toujours, il y a un gap entre le discours des scientifiques et celui des journalistes scientifiques. Ces derniers montent en épingle le moindre début de constat afin de vendre du papier ou faire des clics.
    Jusqu’ici, tout ce que j’ai lu dans la presse scientifique à ce sujet m’a paru pour le moins fumeux. D’ailleurs, ces études donnent lieu à tout un tas de conclusions qui se contredisent les unes les autres, et qui sont souvent polluées par l’idéologie selon laquelle il y va de l’avenir de l’humanité qu’un sexe continue de dominer l’autre (si, si, je vous assure que des gens pensent comme ça). Ainsi, quand je lis des résultats d’études (souvent réalisées sur un échantillon dérisoire de personnes) disant que les hommes ont un cerveau qui leur permet d’élaborer des plans stratégiques et que les femmes ont un cerveau qui leur permet de mémoriser une liste de courses, j’ai un peu de mal à penser que ces conclusions sont objectives et qu’elles ne relèvent pas de l’envie de valider l’idéologie dominante. De toute façon, le cerveau est encore tellement mystérieux (même si on sait pas mal de choses) qu’on peut encore aujourd’hui aborder ces études par des tas d’angles différents et leur faire dire à peu près ce qu’on veut. La même chose s’applique aux théories raciales sur les cerveaux et qui donnent lieu à des tas d’articles racistes.

    En fait, l’impact des différences biologiques entre les hommes et les femmes reste un mystère. Il y en a forcément un, mais personne n’est encore capable de dire lequel étant donné que l’éducation a trop longtemps différé entre filles et garçons - toutes choses ne sont donc pas égales par ailleurs.
    C’est pourquoi l’étude du « genre », à savoir la définition sociale du féminin et du masculin, est parfaitement utile. Dire le contraire relève d’une étroitesse d’esprit assez navrante.
    Mais du coup, il y aura forcément des gens qui penchent d’un côté (le sexe biologique d’abord) et des gens qui penchent de l’autre (le genre, à savoir la définition sociale du masculin et du féminin, d’abord).

    Ce débat entre ce qui est naturel et ce qui est culturel ne date pas d’hier et peut largement être élargi à d’autres différences, notamment les différences sociales. Ainsi, il est évident qu’une personne élevée dans un milieu où on lit beaucoup, où on écoute beaucoup de musique et où on discute beaucoup, va plus facilement développer un goût pour les activités intellectuelles et culturelles que quelqu’un qui est élevé dans une famille pas du tout branché culture. En même temps, certaines personnes vont transcender leur condition : elles ont un tel talent qu’elles vont quand même le développer même si le contexte n’est pas favorable. Ce qui tend à prouver qu’il y a une part d’inné là-dedans.

    En bref, si la théorie du genre vous met aussi mal à l’aise, c’est parce qu’elle bouleverse ce que vous imaginez être les fondements de notre société - à savoir que l’homme et la femme ont des rôles prédestinés. Mais la société, de toute façon, est en mouvement perpétuel. Vous ne changerez pas le cours des choses. Alors plutôt que de rejeter d’un revers de main la théorie du genre, proposez des alternatives, apportez votre réflexion personnelle de manière nuancée. C’est plus constructif que de cracher votre mépris sans jamais rien mettre en question - attitude que l’on pourrait qualifier de paresse intellectuelle. smiley 



  • Morgane Lafée 5 septembre 2011 12:06

    Concernant sa réponse sur DSK, au moins elle n’est pas allée clamer sur tous les toits à quel point elle était « soulagée ». 
    Même si l’abandon des charges contre DSK me met en rage, il ne faudrait pas que cette affaire pollue la campagne et c’est pour ça qu’elle a bien fait de répondre de manière laconique.
    Poser des questions sur l’égalité homme-femme me semble nettement plus pertinent. On ne peut pas continuer éternellement à envisager cette question uniquement à travers le prisme de cette affaire. 

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