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Morgane Lafée

J'aime exprimer mes idées et j'espère continuer à vivre dans un monde où je serai toujours autorisée à le faire. Et ce n'est pas gagné.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2011
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Derniers commentaires



  • Morgane Lafée 5 septembre 2011 12:02

    En même temps, l’attitude de ses concurrents prête parfois aussi à dire ou à s’énerver, à gauche comme à droite. Les tics de Sarkozy, par exemple, sont parfois irritants, notamment quand il ne sait pas quoi répondre et qu’il gagne du temps en disant : « Vous savez, c’est pas facile, ce que je fais, c’est un métier difficile... ». A chacune de ses interventions, je parie qu’il va le dire et je ne rate jamais mon coup, lol !
    Pour ma part, je ne trouve pas Mme Royal « sympathique » non plus. Elle gagnerait à développer un peu plus son sens de l’humour. Cela dit, on ne vote pas pour un copain ou une copine, mais pour un(e) président(e). Si son attitude la dessert à ce point, cela prouve à quel point les Français sont superficiels.



  • Morgane Lafée 2 septembre 2011 19:13

    Et les bishonen dans tout ça ? On en parle pas, des bishonen, dans l’article.
    Traduction du japonais : un jeune et beau garçon (« bi » veut dire beau et « shonen » désigne un jeune garçon). C’est un terme issu des mangas.

    Dans les mangas, le bishonen est souvent un jeune mec avec un visage d’ange, la plupart du temps fin et élancé, avec un côté androgyne très prononcé. Ce type de personnage est souvent entouré d’une cours de filles complètement dingues de lui, et il en joue un max. Mais il y a toujours aussi au moins un homme viril qui a des vues sur lui, même si c’est parfois implicite (sauf dans les mangas « yaoi », soit les mangas destinés aux filles et qui mettent en scène des histoires d’amour entre mecs).

    Donc les bishonen... Dans la vraie vie, on en connaît tous quelques uns, des mecs un peu androgynes, qui aiment bien s’habiller sexy avec des débardeurs moulants, et qui entretiennent une certaine ambiguïté. Sont-ils responsables si un homme les agresse et faut-il les détecter à l’avance pour leur faire de la prévention ?
    Je voudrais juste savoir jusqu’où va votre théorie et si elle ne s’applique qu’aux femmes...



  • Morgane Lafée 2 septembre 2011 19:05

    J’imagine déjà le message de prévention du professeur auprès des jeunes, au collège ou au lycée, au beau milieu d’un cours sur l’éducation sexuelle :

    « Mesdemoiselles, vous savez que si vous vous mettez des tenues trop légères ou adoptez des comportements trop provocants, vous risquez de vous faire violer et ce sera quand même un peu votre faute ».

    Sous-entendu pour les garçons présents dans la salle :

    « Messieurs, en temps normal on vous dit que la violence, c’est pas bien, que les crimes sont punis par la loi, mais si une jeune fille adopte un comportement trop provocant à votre égard, c’est logique, vous n’allez pas pouvoir vous contrôler donc ce ne sera pas complètement votre faute si vous lui sautez dessus pour la violer ».

    ou encore, sous entendu pour les jeunes des deux sexes :

    « Le viol c’est pas bien, mais il y a des moments où le violeur a quand même des excuses. »
    (à appliquer également aux passages à tabacs, aux meurtres ?)

    Non parce qu’il faut être cohérent. Si vous voulez de la prévention contre les comportements d’allumeuse, cela signifie inévitablement faire passer ce message. 

    Chez moi, la prévention, c’était : ne te promène pas seule la nuit dans des quartiers mal fréquentés ou même des quartiers déserts. C’est une question de bon sens et ça s’applique aussi aux garçons qui sont eux aussi victimes d’agressions, figurez-vous. Je crois que ça suffit amplement pour faire comprendre la potentielle menace aux jeunes. Pour le reste, les jeunes sont censés trouver leurs limites par eux-même.
    Si en plus on dit aux filles que la source de l’agression n’est pas le quartier désert ou mal famé mais bel et bien leur corps ou leur accoutrement, on est mal barrés ! Bonjour le rapport à leur corps que vous voulez inculquer aux filles ! Et accessoirement aux garçons puisque l’éducation est censée, justement, apprendre à chacun à contrôler ses pulsions...

    En plus, il y a une contre-vérité à dénoncer dans votre raisonnement : il est complètement IDIOT de penser que les victimes de viol sont en priorité les filles provocantes puisque la plupart des violées (ou des violés) connaissent leur(s) agresseur(s).
    Au passage, les viols, ça a toujours existé, partout dans le monde. La nouveauté dans notre monde moderne, c’est qu’aujourd’hui on peut porter plainte pour ça, ce qui constitue un énorme pas en avant dans la civilisation. Et de plus en plus, on considère que le violeur doit être condamné quelque soit le comportement de la fille, puisque rien ne saurait justifier un acte de barbarie. C’est visiblement ce qui vous dérange.

    Je vous rappelle quand même une évidence : le viol est particulièrement courant dans les pays où les femmes se cachent derrière des voiles. Je dirais même que c’est logique puisque ce genre de recommandation va avec l’absence de pénalisation du viol.
    Le viol collectif, ou les « tournantes » si vous préférez (expression ludique très en vogue), est aussi très courant chez nous dans les quartiers où les filles sont obligées de s’habiller comme des sacs, sous peine de passer pour des salopes. Autant dire qu’elles doivent nier leur féminité. Et ces « tournantes » ne se déroulent pas en boîte de nuit mais dans les caves ou encore au domicile de la jeune fille quand ses parents s’absentent. Sont-elles responsables ?

    Dès l’instant où on commande aux femmes de se cacher, le message est clair : c’est la faute de la victime s’il lui arrive malheur, et ce quelque soit son accoutrement. Après tout, elle n’avait qu’à pas se trouver là, ni même exister, puisque sa présence est une provocation.

    C’est ça que vous préconisez, Kaestlé ?



  • Morgane Lafée 2 septembre 2011 17:57

    Prévention... Tout ça, ce ne sont que des bons mots pour cacher de bien minables intentions : transférer la responsabilité du violeur sur sa victime. 

    Si vous voyez les femmes en mini-jupe comme des agresseurs, allez vivre en Arabie Saoudite. C’est tout ce que j’ai à vous dire.



  • Morgane Lafée 2 septembre 2011 17:37

    Bonjour messieurs.

    Que je sache, et à moins que j’ai loupé quelque chose, le viol est un crime puni par la loi. Par conséquent, il n’y a aucune excuse à violer quelqu’un. C’est un acte de violence barbare. Period.

    Qu’on soit homme ou femme, on a tous des fantasmes de violence dans la vie. Envers ses collaborateurs, envers ses voisins, envers ses ex. Mais c’est puni par la loi et on se contient. Sinon on encaisse les conséquences, à la mesure de la violence qu’on a infligée à l’autre.
    Le viol est peut-être un fantasme, mais un homme civilisé sait parfaitement contrôler ses pulsions, ou alors ça veut dire qu’il y a eu un raté quelque part. En revanche, la drague est quelque chose de naturel et n’a rien d’immoral dès lors que chacun sait ce que signifie un « non ». Au passage, ça s’applique aussi aux femmes, car l’homme n’est pas le seul à « proposer » de nos jours, au cas où cela vous aurait échappé.

    Vous-mêmes qui déblatérez sur ce forum en donnant des leçons aux femmes affectionnant les tenues légères et les décolletés, vous n’aimeriez pas être harcélé par une femme. Vous l’avez peut-être déjà été. Croyez-moi, j’ai connu un cas de ce genre dans un boulot : un homme qui s’est montré un peu trop gentil avec une femme, elle s’est méprise et quand il lui a dit non, elle n’a pas compris - il s’est avéré qu’elle était déséquilibrée. Résultat des courses, elle l’a harcelé quotidiennement à coups de rumeurs lancées à leur sujet ou de coups de fil malvenus. Elle me faisait pitié parce que je la connaissais et qu’il était impossible de la raisonner. Elle était myto. Mais même si le pauvre gars s’était peut-être été un peu ambigue au départ, ce qui a manifestement déclenché ce comportement chez elle, il n’avait pas à endurer cela. Il a frôlé la dépression et a dû faire appel à sa responsable hiérarchique pour régler le problème. Cette dernière a parfaitement compris son cas et a menacé, à juste titre, la jeune femme de prendre des sanctions. Au final, la déséquilibrée s’est fait muter dans un autre service. Et à la fin de so contrat, elle n’a bien entendu pas été prolongée.

    En d’autres termes, quelque soit le comportement de la « victime » potentielle, no means no. Même si le mec est mignon, bien foutu et qu’il aime les débardeurs sexy (eh oui, ça aussi ça attire le regard !). Puisqu’il faut vous le rappeler, il en va de même dans l’autre sens : une femme qui s’habille sexy fait peut-être un appel à la drague, cherche peut-être à allumer un homme en particulier, mais cela ne veut pas dire que son corps est à disposition de tous les blaireaux de la planète. D’ailleurs, la plupart des hommes savent très bien s’arrêter à temps.

    Autre chose : il est parfaitement normal de s’habiller sexy en boîte de nuit. C’est un lieu privilégié pour flirter en dansant de manière rapprochée avec des inconnus. Ce n’est pas de la manipulation de la part de la femme. Ou alors c’est à double sens parce qu’il n’y a pas de raison de déresponsabiliser l’homme en faisant comme s’il était incapable d’avoir un quelconque discernement. Beaucoup de gens font cela, parfois avec plusieurs personne dans la même soirée, sans pour autant coucher avec quelqu’un à l’arrivée. Que je sache, il n’y a aucune « obligation de résultat » quand on commence à flirter avec quelqu’un.

    Pour en revenir au sujet de départ, à savoir les « sluts walk », le viol est un crime puni par la loi, donc, et n’appelle AUCUNE justification. Si vous ne comprenez pas cela, c’est qu’il y a eu un raté dans votre éducation civique, pas seulement dans la construction de vos rapports à l’autre sexe quelqu’il soit.
    D’autre part, ce qui a déclenché ces sluts wak, c’est aussi le fait que ce soit un flic - soit un représentant de la loi - qui a tenu ces propos, et non pas un blaireau dans une boîte de nuit. Ces « sluts wak » sont parfaitement justifiées et j’ajouterais que l’appellation relève d’un certain sens de l’humour. Un humour qui, je n’en doute pas, échappe totalement aux fervents défenseurs du retour à l’ordre moral - mais qui aimeraient tout de même bien pouvoir continuer à avoir des aventures d’un soir.

    C’est vous, messieurs les anti-slut walk, qui voulez le beurre et l’argent du beurre : continuer à profiter de la libération des moeurs, à avoir des aventures sans vous soucier des conséquences (merci la pillule et le préservatif !), mais dès lors que cela signifie qu’il y a des avancées sur le terrain de l’émancipation féminine, alors là non !
    Faut pas déconner. Si vous voulez qu’on s’habille en Burka, faudra accepter l’abstinence en dehors du mariage, les gars !

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