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Morgane Lafée

J'aime exprimer mes idées et j'espère continuer à vivre dans un monde où je serai toujours autorisée à le faire. Et ce n'est pas gagné.

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  • Premier article le 05/07/2011
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  • Morgane Lafée 12 août 2011 12:49

    @ Daravel :

    Le féminisme est un enjeu complexe. Il est simple de trancher sur des questions telles que le droit de vote, le droit à avoir un compte en banque, le droit à travailler, etc., même si c’est pas gagné dans tous les pays à l’heure actuelle (d’autres part, ces questions paraissaient peut-être plus complexes à nos grands-parents). En tout cas en France, on a atteint une certaine égalité de droits. Mais pas une égalité de chances parce qu’il y a encore de nombreuses résistances au niveau des mentalités. Et c’est là où ça se complique : on touche aux modes de vie des femmes, des hommes, des couples, etc. Hommes et femmes sont interdépendants et la moindre idée qu’on avance a un impact en chaîne sur la vie des autres. D’autant plus en ce qui concerne le féminisme puisque ses enjeux touchent à l’intimité des relations hommes-femmes. D’où le malaise de certains, y compris de femmes qui, même si elles profitent des acquis féministes, ne se disent pas féministes de peur d’entâcher leurs rapports avec les hommes.

    De plus, les femmes ont cela de particulier qu’elles constituent une catégorie transversale de la société : toutes les cultures, classes sociales, orientations religieuses, etc. sont concernées. Or en fonction de tous ces paramètres, on n’a pas toutes les mêmes aspirations, les mêmes idéaux. C’est pourquoi il y a nécessité que plusieurs groupes féministes co-existent, pour faire avancer le débat. D’ailleurs, si nous sommes toutes sujettes à la discrimination (au travail, dans la famille, etc.) et si nous avons toutes expérimenté dans notre vie une forme, si minime soit-elle, de violence sexuelle, nous n’avons pas toutes été victimes de viol. Idem pour les violences conjugales, même si nous avons toutes été menacées par un homme au moins une fois dans notre vie.
    Bref, ce décalage entre les expériences de la vie explique que les féministes n’aient pas toutes le même discours. Par exemple, le mouvement « ni putes ni soumises », qui quoiqu’on en dise demeure un mouvement féministe, est né dans les quartiers défavorisés, à l’inverse d’une philosophe comme Elisabeth Badinther qui évolue clairement dans un milieu bourgeois. Il y a donc un décalage car toutes ne sont pas confrontées aux mêmes réalités et ne sont donc pas excitées par les mêmes questions.

    Tout ça pour dire qu’il est logique que certaines vous semblent « extrêmistes » : elles n’ont peut-être pas été confrontées au même vécu que ce que vous avez vu autour de vous. Malgré tout, la présence de groupe extrêmiste est saine dans le sens où elle amène les autres à prendre position et à nuancer le débat.
    En tout cas, ceux qu’on appelle les masculinistes ont un mode de pensée extrêmiste dans leur résistance au féminisme.



  • Morgane Lafée 12 août 2011 10:46

    @ l’auteure : Intéressant comme article. A titre personnel, la question des femmes est une des choses qui m’a brouillée avec à peu près toutes les religions. Le Bouddisme est un cas un peu particulier en ce qu’il tient un discours contradictoire. Sans doute que ça doit varier en fonction de l’époque, des branches du bouddhisme, etc.
    En tout cas, si j’ai effectivement entendu parler de femmes ayant atteint le statut de Bouddha, j’ai aussi lu certains textes disant que le ventre de la femme était putride, rempli de pourritures, etc. Pardonnez-moi de ne pas avoir sous la main la référence précise, mais je suis sûre que vous verrez de quoi je parle. Certes, il s’agit du corps et non de l’être, mais malgré tout, on peut aisément imaginer comment ce genre de propos engendre un mépris des femmes. Qu’en pensez-vous ?
    D’autre part, justifier l’égalité hommes-femmes par le fait que l’être n’a pas de sexe, je veux bien, mais ça sous-entend qu’une fois incarné, si des êtres humains hommes et femmes n’ont pas atteint ces fameux niveaux de conscience supérieurs, il demeure une sorte de hiérarchie par le corps...



  • Morgane Lafée 11 août 2011 19:51

    Traduisez 50/50 par égalité des chances, si vous voulez, en ajoutant la notion de partage des tâches domestiques au sein du couple, etc., et on s’y retrouve, non ? Après, si certaines femmes ou certains hommes adorent faire la cuisine ou le ménage, libre à eux de négocier comme bon leur semble avec leur partenaire.



  • Morgane Lafée 11 août 2011 19:48

    @daravel : l’éducation et les représentations actuelles font déjà violence aux femmes et je dirais même aux hommes. D’où l’intérêt du féminisme pour les remettre en question.



  • Morgane Lafée 11 août 2011 19:42

    « la guerre du sexe » ou la « guerre des sexes », anty ? smiley

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