L’islam est ce que les musulmans en font, mais les gens qui pensent comme l’auteur de cet article les soupçonneront toujours de dissimuler leurs intentions, à cause de cette fameuse taqiyya. Curieusement, ces personnes considèrent que tout musulman qui ne se vit pas comme un égorgeur potentiel de mécréants est un mauvais musulman qui ne connaît pas la quintessence de la religion qu’il prétend pratiquer. En tout cas, une chose est sûre, quand il n’y aura plus de musulmans il n’y aura plus d’islam, de même que le druidisme a disparu avec les derniers druides. L’islam est-il aussi moribond que le catholicisme en France ? On peut le penser. On peut aussi faire remarquer que la sécularisation du catholicisme depuis 1789 ne lui a pas vraiment profité, au contraire il n’a pas cessé de péricliter. La fin de l’alliance du trône et de l’autel lui a été fatale. En cette époque de déspiritualisation (un mot que les lecteurs de Bloy et de Bernanos ne devraient pas renier) l’islam zombi produit des effets autrement mortifères que le catholicisme zombi, mais le caractère mortifère de la civilisation post-moderne ne devrait échapper à personne. Si on juge un arbre à ses fruits, il suffit de juger cette civilisation à ses tristes productions artistiques...
Il est de plus en plus évident que l’Union Européenne est une construction oligarchique qui n’a absolument rien de démocratique. On l’a bien vu au moment du referendum de 2005. Soit on fait revoter les peuples jusqu’à ce qu’ils soient d’accord avec ce qu’on leur impose, soit on ne ne tient tout bonnement pas compte de leur avis. Démocratie bidon, mensonge et tromperie à tous les étages. Il serait temps que les peuples se réveillent et cessent de se laisser faire. La politique d’Orban, le Brexit et l’élection de Trump sont des petit pas dans la bonne direction, mais on est évidemment encore très loin du but.
« Pureté originelle du français », à quelle époque ? Vous faites sans doute allusion à la langue classique, celle du XVIIe ou du XVIIIe siècle, mais les origines du français sont un peu plus anciennes. À la Renaissance, des puristes ont déploré l’invasion des italianismes. Au moment des Serments de Strasbourg, la langue romane parlée en Gaule venait de subir l’invasion de vocables d’origine germanique. Pourquoi dire « bazar » quand on peut dire « marché » en bon français ? Et pourquoi les Anglo-saxons disent-ils « deja-vu » alors que « already seen » permet d’exprimer la même idée ?
Quelqu’un a dit ici avec raison que le plus important est de conserver le goût d’une belle langue littéraire, sans cesse à recréer.
Trois citations, sans doute apocryphes :
Wittgenstein : « Don’t ask for the meaning, ask for the use » (la signification, c’est l’usage)
Nietzsche : « Encore un siècle de journalisme et tous les mots pueront »
George W. Bush : the trouble with the French is that they don’t have a word for entrepreneur...
"la direction de l’État en est quasiment réduite aux « affaires
courantes », avec un pays qui fonctionne tout seul.La machine politique
est en panne.«
N’est-ce pas aussi ce qu’on a pu constater récemment en Belgique et en Italie, et ce qui se passe actuellement en Espagne ? Si cela pouvait amener les Français à être à la fois moins déférents et plus exigeants envers ceux qui les gouvernent, cette panne pourrait avoir des effets positifs. On pourrait même se féliciter que Hollande ait efficacement contribué à »désacraliser" la fonction présidentielle, qui n’a pas besoin d’être sacrée. Au fond, ce qui manque à la France, c’est une Cour suprême digne de ce nom.