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  • Premier article le 16/04/2009
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Derniers commentaires



  • Naja Naja 3 octobre 2011 20:01

    @ Docdory,

    1) Voir le lien cité dans mon premier commentaire :
    http://www.ined.fr/fr/publications/pop_soc/bdd/publication/1359/

    2) Je n’entendais pas discuter ce point, qui est la porte ouverte à des discussions avec nombre de commentateurs ici.
    Pour cela que j’ai donné plusieurs estimations et la méthode de calcul. Mais vous avez raison, quitte à se référer à des études, autant les citer et/ou les expliquer.
    En gros, dans les études où le pourcentage de fausses allégations est bas, les auteurs comptabilise les cas où l’on peut prouver la fausseté de la dénonciation par un faisceau d’indices concordants, selon des critères d’enquête policier : alibi de l’accusé, rétractation, incohérences rendant manifestement l’acte allégué impossible, etc.
    Vous avez par exemple celles-ci :
    http://vaw.sagepub.com/content/16/12/1318.short
    http://vaw.sagepub.com/content/16/12/1345.short
    (accès payant, sorry...)
    10% est bien le haut de la fourchette pour ces études, où le pourcentage de fausses allégations (prouvées comme telles, donc) tourne plutôt autour de 2% ou 5% selon les critères retenus.
    Les estimations tournant autour de 50% considèrent, grosso modo, qu’une allégation est fausse quand un auteur a été dénoncé et qu’il n’a pas été condamné.
    A mon humble avis, les deux méthodes posent problème :
    Première méthode : l’inexistence d’un fait n’est pas simple à prouver
    Deuxième méthode : l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence.

    3 ) "dans un bon nombre de cas , le violeur est une personne inconnue de la plaignante et n’est pas retrouvé par la police« 
    Ca c’est un préjugé. Toutes les enquêtes de victimation indiquent que dans 80% des cas, l’agresseur est une personne connue. Je vous épargne la revue complète et vous renvoie au lien de mon premier commentaire.
    Soit dit en passant, une étude de L. Kelly (citée ci-dessus) montre que plus le viol ressemble au stéréotype de l’agresseur inconnu dans un parking, plus la victime a de chance d’être crue.
     »Je ne pense donc pas qu’il y ait beaucoup plus de 1% de la population féminine qui ait été victime de viol ou d’agression sexuelle dans sa vie, c’est peut-être plutôt 1 ‰ , à mon avis."
    J’espère me tromper en pensant que vous ne changerez pas d’avis quelle que soit la quantité d’études que je pourrais vous citer à ce sujet (en plus de celle de l’INED mentionnée plus haut).
    Qui sait, peut-être pourriez-vous vous interroger sur l’autorité que vous conférez à une statistique personnelle basée sur le nombre de vos patients s’étant confié à vous ?



  • Naja Naja 3 octobre 2011 19:27

    C’est l’impunité relative et la tolérance qui aident ce genre de comportements à fleurir joyeusement.
    Si la société réprouvait massivement, ce genre de sport trouverait moins d’adeptes…

    Il faut l’espérer, oui, vous avez raison.
    J’entendais juste donner une idée chiffrée de l’impunité actuelle.



  • Naja Naja 3 octobre 2011 19:25

    Je crois saisir comment vous raisonnez.
    Il me semble que vous oubliez un peu la composante temps.
    De sorte que, si je ne m’abuse, votre raisonnement reposerait au final sur le prémice suivant :
    "Un agresseur condamné une fois pour agression ou viol ne saurait être à nouveau condamné pour d’autres faits similaires qui n’ont jamais été jugés, ni pour ses éventuels crimes/délits futurs".
    Ce n’est pas comme ça que ça marche...

    Je ne cherche pas à calculer le nombre d’agresseurs existant à un instant t. Ni le nombre de victimes par agresseurs. Les évolutions de la population carcérales se calculent en fonction du nombre de condamnations par an et de la durée des peines effectuées.
    10 fois plus de victimes qui portent plainte, ça fait 10 fois plus d’infractions dénoncées. Avec un même taux de condamnation, ça fait 10 fois plus d’infraction condamnés. Et avec un même nombre de victimes par agresseur condamné, ça fait 10 fois plus de condamnés.
    Sauf à supposer que dans les 90% de violences non dénoncées, il y a un nombre significatif de cas qui n’auraient pas dû aboutir à une condamnation supplémentaire si ils avaient été dénoncés. C’est-à-dire un nombre significatif de cas remplissant les critères suivants :
    * agresseur déjà dénoncé par l’une des 10% de victimes qui portent plainte,
    * agresseur appartenant à la petite minorité de ceux qui sont effectivement condamnés à l’issue des poursuites,
     * faits non-dénoncés ayant été commis avant la condamnation de l’agresseur (sans quoi, il serait jugé pour sa récidive).
    J’ai, en effet, considéré ces cas comme quantité négligeable au regard de la multiplication des condamnations qui seraient prononcées si 10 fois plus de violences étaient dénoncées. 



  • Naja Naja 3 octobre 2011 15:40

    J’avoue n’avoir eu qu’une lecture en diagonale, principalement à cause du titre qui m’a tout de suite fait demander "comment mesurer l’immesurable ?« 
    Voilà qui commence bien : j’ai décidé à la seule lecture du titre que votre article était de la merde.

     »Dès la 1ere phrase : on estime que 10% des victimes portent plainte. Mais comment alors a-t-on connaissance des 90% qui restent ? Elles se sont inscrites au bureau du je-porte-plainte-mais-en-fait-non ?« 
    On fait des enquêtes démographiques/sociologiques.
    En voilà une : http://www.ined.fr/fr/publications/pop_soc/bdd/publication/1359/

     »Plus sérieusement, puisque cet article parle principalement d’effectifs, il y a un paramètre que l’auteur a l’air d’avoir oublié, c’est que l’équation simple 1délit=1victime=1coupable est tout simplement fausse, vu que la même personne peut commettre plusieurs délits.
    "
    Je suppose simplement qu’il y a autant de victimes par agresseur dans la population des victimes qui n’ont pas porté plainte et dans la population des victimes qui ont porté plainte.



  • Naja Naja 3 octobre 2011 11:23

    « nombre de ces crimes sont précisément commis par des gens »normaux" bien insérés dans la société voisins serviables et notables respectés .« 
     »enfermer ces questions dans la boite de la maladie ou de la monstruosité nous condamne a ne jamais les résoudre ."
    Entièrement d’accord avec vous là dessus !
    Merci d’avoir développé un peu cette idée.

    Juste pour être sûre d’être lue dans le bon sens, car votre « s’il vous plait » final me fait douter, j’ai bien écrit :
    "la réalité de ces violences telle qu’elle est : un phénomène de société alimenté par nos valeurs collectives — ou plutôt notre absence de valeurs, autres que mercantiles et dominatrices —, et non un ensemble de crimes et délits isolés, perpétrés par une frange irréductible de la population composée de malade mentaux, marginaux ou monstres."

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