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Naja

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  • Premier article le 16/04/2009
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Derniers commentaires



  • Naja Naja 20 juillet 2011 16:16

    Bonjour,

    Une remarque : votre article entretient une certaine confusion entre expertise et témoignage. Rappelons qu’ci, Mme Diallo n’est pas intervenue en tant qu’expert mandatée par la justice pour se prononcer sur la crédibilité de la plaignante, mais comme thérapeuthe de la plaignante au titre de témoin se présentant de son propre chef. 
    A vous lire, on peut se demander dans quelle mesure vous jugez la démarche de ce témoin en lui attribuant un pouvoir et une responsabilité d’expert.

    Et une question : Que penseriez-vous d’un expert psy déclarant qu’une plaignante a menti dans ses accusations parce qu’il l’aura diagnostiquée « menteuse pathologique » ?



  • Naja Naja 10 mai 2011 14:49

    Dans la mesure où il s’agit d’un interdit universel qui ne prend pas naissance dans un fait politique historique, on ne peut pas parler de décision logique prise à la seule lumière de la froide raison par quelques juristes préhistoriques qui l’auraient ensuite imposé on ne sait comment à l’humanité entière...
    Je ne pense pas qu’un quelconque anthropologue ait pu affimer cela.
    Partant de là, les racines de l’interdit ne sont à mon avis pas à chercher dans des argumentations raisonnées mais dans l’espace irrationnels de la psyché humaine où se cotoient mythes fondateurs, déités, démons et sens du sacré. Aborder la question de la légitimité de l’interdit, c’est entrer en contact avec cet espace psychique.
    C’est tout ce que je voulais faire remarquer là.



  • Naja Naja 10 mai 2011 14:18

    Mais le rempart a déjà cédé !
    Et là, je ne parle pas d’inceste consenti, mais bien de la forme d’inceste la plus courante : imposé. C’est au point que l’on n’ose même pas lancer d’étude de grande ampleur pour évaluer plus précisément une prévalence des victimes d’inceste dans la population qui, d’après les études disparates sur le sujet, se situe quelque part entre 5% et 20% (pourcentage sur les femmes).
    Personnellement, mon dégoût, il est dans l’indifférence incrédule que suscite cet état de fait. Où va une société qui, tacitement, accepte de regarder ses enfants se faire manger par leur parents sans se demander où est le problème ?
    C’est la question que l’on refuse de se poser...
    La volonté collective de s’aveugler sur ce point peut être soutenue de plusieurs façons. Rarement en affirmant que le viol d’un enfant est sans importance. Mais souvent en faisant appel à la raison opposée dogmatiquement à la prise en compte du sentiment (présenté nécessairement comme un délire émotionnel hystérique), au refus obstiné de toute considération morale (identifiée pour le coup à un intégrisme religieux) et à des logiques viciées basées sur des prémisses fausses ou hors sujet. Or, ne vous en déplaise, mettre l’accent sur les rares cas d’incestes consentis pour s’opposer à l’opprobe morale qu’ils suscitent est un des leurres les plus couramment utilisés pour détourner le regard en se donnant bonne conscience.



  • Naja Naja 10 mai 2011 10:22

    @ L’auteur,

    J’ai du mal à croire que vous soyez sincèrement surpris par la répulsion que provoque l’idée d’une transgression de l’inceste, fut-elle consentie.
    Vous pensiez sérieusement que l’on pouvait discuter froidement de la légitimité d’un interdit partagé par toutes les cultures — au point d’être supposé être au fondement de toute culture — sans qu’aucune forme d’affect ne s’invite au débat ?
    La prohibition de l’inceste ne trouve certainement pas ses racines dans une décision froidement logique. Dès lors...

    Supposons qu’un groupe de citoyens suisses revendiquent le droit de manger les cadavres de proches qui auraient donné leur accord à ce cannibalisme avant leur mort. Seriez-vous étonné des réactions de dégoût suscité par cette éventualité ?



  • Naja Naja 25 octobre 2010 16:50

    @ Iliah
    « Donc, un procès »exemplaire" ne se résout pas à une peine qui satisfasse la partie civile. La peine est toujours insuffisante ! Bien évidemment."

    Pas forcément. Ce que vous avez ressenti pour vous-même ou imaginez que vous pourriez ressentir dans pareille situation ne s’applique pas nécessairement à toutes les victimes...

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