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  • Premier article le 16/04/2009
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Derniers commentaires



  • Naja Naja 23 février 2012 18:56

    "Comment un magistrat peut-il penser qu’une victime puisse espérer se reconstruire alors que la gravité de son agression est niée ?"

    Je crois qu’on peut quand même espérer se reconstruire avec un déni de justice.
    C’est plus dur, car en plus de « guérir » ses blessures, il faut pouvoir avaler une deuxième injustice, qui ne relève cette fois pas de la cruauté d’un individu malfaisant mais du fonctionnement d’un ordre social dont on est censé faire partie et dont on se sent du coup exclu. 
    Et c’est malheureusement ce à quoi la plupart des victimes de violences sexuelles se retrouvent plus ou moins confrontées si elles se tournent vers la justice. Entre les classements sans suite opportunistes (sans enquête sérieuse), la prescription, la durée interminable de certaines procédures, la correctionnalisation des crimes en délits (50% des affaires de viols), les peines trop légères pour ne pas signifier "négation de la gravité des faits", les dommages et intérêts dérisoires, etc.... on peut raisonnablement en venir à se dire que les victimes qui ont été traitées correctement par la justice ont juste eu de la chance.



  • Naja Naja 23 février 2012 18:53

    Ca arrive aussi en France !
    http://www.zinfos974.com/Assises-La-jeune-fille-etait-consentente-l-accuse-ecope-de-3-ans-ferme_a11089.html
    11 ans, tout pareil.

    Autre affaire où le consentement de la victime est plus que douteux, en Allemagne cette fois :
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/12/19/97001-20111219FILWWW00285-un-retraite-condamne-pour-inceste.php



  • Naja Naja 16 octobre 2011 13:19

    Au moins, DSK sait à quoi s’en tenir quant à sa plainte contre Banon pour dénonciation calomnieuse contre T. Banon.
    Probable que ce soit cette plainte qui ait motivé la formulation du parquet dans son classement sans suite. Car si le classement sans suite ne saurait avoir valeur de jugement de culpabilité pour l’accusé, il peut en revanche avoir valeur de preuve de culpabilité pour l’ex-plaignant accusé de dénonciation calomnieuse. Tout dépend de sa formulation.
    Il y a peu, un rendu de non-lieu, un acquittement ou une relaxe suffisait à soi seul à affirmer la fausseté du fait dénoncé dans le cadre d’une procédure pour dénonciation calomnieuse. L’ex-plaignant était donc présumé coupable de fausse allégation, et il n’avait plus qu’à se défendre en affirmant avoir menti de bonne foi... même dans le cas où il avait dit la vérité mais que celle-ci n’avait pu être reconnue faute de preuve.
    Depuis 2010, la loi précise que cette présomption de culpabilité de l’ex-plaignant ne vaut que dans le cas où la décision de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement déclare explicitement que le fait n’a pas été commis ou qu’il n’est pas imputable à la personne dénoncée. Histoire que le manque de preuve ne devienne pas, de facto, une preuve de l’absence de fait.
    Mais rien n’est précisé quant à la formulation du classement sans suite. Dans le cas où les poursuites initiales s’arrêtent à ce stade de la procédure et que l’accusé se retourne contre le plaignant en le poursuivant pour dénonciation calomnieuse, la pertinence des accusations portées par l’ex-plaignant est laissée à l’appréciation du tribunal.
    Il semble que le parquet ait jugé ici pertinent de faire son possible pour empêcher l’aboutissement de la plainte de DSK contre T. Banon.



  • Naja Naja 3 octobre 2011 21:50

    On parle d’au moins 20% de femmes ayant été victimes, et 5% d’hommes, la majorité des violences ayant lieu sur des enfants. L’ennui est que personne n’a pensé (osé ?) conduire d’étude de grande ampleur incluant un nombre satisfaisant de paramètres qualificatifs des violences et de leurs protagonistes. Et à ma connaissance, la plupart des méta-études (analyses d’études disparates) menées en Europe portent sur les violences sur les mineurs. Ces chiffres permettent une évaluation a minima, ce qui n’est déjà pas rien.

    Que faire pour réduire le nombre des agressions ?
    Ma réponse est pessimiste : changer de civilisation. Tant que dans les faits, la seule valeur collective promue est l’appat du gain et la valorisation du plus puissant, on ne peut pas s’attendre à tellement plus de respect pour autrui.
    Peut-être finira-t-on par oser se demander quelle communauté humaine on veut construire...



  • Naja Naja 3 octobre 2011 21:24

    Oups, erreur dans mon commentaire précédent :
    « 2) Je n’entendais pas discuter ce point, qui est la porte ouverte à des discussions sans fin avec nombre de commentateurs ici. »

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