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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

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  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 5 juillet 2007 13:51

    A Yann, « Contrairement à vous je regrette que la référence à la concurrent libre et non faussée soit supprimée. » Rassurez-vous. Même s’il est vrai que cette allusion sera probablement retirée des ’objectifs’ de l’UE dans les traités, la libre concurrence (et ses règles que vous citez sur les abus de position dominante, l’interdiction des ententes...etc) demeure un principe pilier du marché intérieur.

    Comme l’intitulé « traité simplifié », le retrait de la référence de « concurrence libre et non faussée » n’est qu’un effet de style, une pirouette politique et médiatique. Cela n’a d’ailleurs pas dérangé grand monde lors du Conseil européen de le biffer dans le projet final de « traité modificatif » (voyez cela dit au passage l’adjectif ’modificatif’, terme officiel qui diffère sensiblement de l’invention franco-française de « traité simplifié »).

    Rien qu’un effet d’annonce donc. Mais faire grandiloquence autour de détails et les monter comme une grande victoire est une méthode d’apparat dont se fait chamion le Président français.

    Relayé par la presse « indépendante » française, ce n’est pas bien difficile. Le message passe et la masse acquiesce dans le silence à défaut d’être pleinement satisfaite.

    Pour combien de temps encore ?



  • Neos 5 juillet 2007 13:50

    A Yann, « Contrairement à vous je regrette que la référence à la concurrent libre et non faussée soit supprimée. »

    Rassurez-vous. Même s’il est vrai que cette allusion sera probablement retirée des ’objectifs’ de l’UE dans les traités, la libre concurrence (et ses règles que vous citez sur les abus de position dominante, l’interdiction des ententes...etc) demeure un principe pilier du marché intérieur.

    Comme l’intitulé « traité simplifié », le retrait de la référence de « concurrence libre et non faussée » n’est qu’un effet de style, une pirouette politique et médiatique. Cela n’a d’ailleurs pas dérangé grand monde lors du Conseil européen de le biffer dans le projet final de « traité modificatif » (voyez cela dit au passage l’adjectif ’modificatif’, terme officiel qui diffère sensiblement de l’invention franco-française de « traité simplifié »).

    Rien qu’un effet d’annonce donc. Mais faire grandiloquence autour de détails et les monter comme une grande victoire est une méthode d’apparat dont se fait chamion le Président français.

    Relayé par la presse « indépendante » française, ce n’est pas bien difficile. Le message passe et la masse acquiesce dans le silence à défaut d’être pleinement satisfaite.

    Pour combien de temps encore ?



  • Neos 5 juillet 2007 12:49

    « Comment en effet les dirigeants européens peuvent-ils croire sérieusement bâtir l’Europe en méprisant à ce point les peuples ? »

    Bonjour,

    cette question commence à poindre du nez ça et là en Europe. Les consultations populaires de 2005 ont fait réfléchir les élites et permis aux peuples de prendre conscience d’une réalité : l’Union ’politique’ européenne a besoin de ses peuples pour trouver la légitimité suffisante et fonctionner durablement.

    Cela dit, et par crainte de devoir affronter puis assumer la volonté des peuples - l’argument régulièrement invoqué est : les peuples ’manquent de maturité européenne’ -, nos dirigeants européens, et parmi eux le Président français, ont voulu - dans la précipitation - parer au plus pressé : doter l’UE d’institutions réformées le plus vite possible... et accessoirement contourner la (trop contraignante techniquement, trop incertaine politiquement) consultation populaire en optant pour la méthode de la révision traditionnelle des traités. Entre Chancelleries. Sans demander leur avis aux peuples d’Europe. Avec des : ’ils ne sont pas prêts pour cela, ils ne comprendraient pas’ en sourdine dans les couloirs (..)

    De cette constatation que je partage avec l’auteur du texte, j’en arrive à mon sentiment personnel : il n’y aura pas d’Europe politique tant que les citoyens - et ELECTEURS - n’imposeront pas à leurs représentants élus de les consulter préalablement à toute décision politique majeure sur le processus de construction européenne.

    La démocratie est un modèle d’organisation de la société que l’on adopte en Europe, qui nous sert à organiser la coopération entre les Etats, qui fonctionne plutôt bien à l’intérieur même de chacun de ces Etats, et que l’on va jusqu’à exiger des nouveaux candidats pour qu’ils puissent adhérer à la Maison Europe.

    Le citoyen européen attentif sait que la méthode de révision des traités a vécu et que le temps est venu de réclamer le passage d’une Europe oligarchique - dirigée par nos Chefs d’Etats et de gouvernement - à une Europe démocratique, dont la ’souveraineté’ serait désormais dévolue aux 492 millions de citoyens-électeurs de l’UE.

    Conclusion : aux citoyens européens éclairés d’informer la masse silencieuse sur cette affaire. Et l’UE sortira peut-être de ce déficit démocratique qui la tenaille depuis trop longtemps !



  • Neos 28 juin 2007 12:33

    A Dilletante,

    Merci pour votre interessante réaction. Pour répondre en une fois à toutes vos interrogations, je pense qu’il appartient à nos hommes politiques de prendre leurs responsabilités et d’ASSUMER une opinion claire sur les dossiers européens.

    Dans les discours, dans les débats TV ou radiodiffusés, on ne peut plus aborder un thème sans préalablement expliquer avec précision la position des institutions européennes ainsi que les travaux en cours au Conseil et au Parlement.

    Cette gymnastique, tous nos hommes politiques doivent s’y mettre. C’est à ce prix que les citoyens pourront avoir une vue d’ensemble des enjeux et placer les problématiques sur les échelles européenne, nationale ou locale, en prenant notamment connaissance des positions des autres Etats sur ces questions.



  • Neos 28 juin 2007 12:17

    La France verse dans un régime à la ’berlusconiennienne’ où seuls les chanceux qui reçoivent et regardent les chaines TV étrangères pourront prendre le recul nécessaire pour comparer les infos et se faire un avis personnel et le plus objectif possible de la réalité des faits.

    La TV française n’est pas indépendante et n’est plus impartiale. L’événement du Conseil européen et le sens des messages diffusés par les chaînes françaises est sans équivoque : on porte le Président français sur un pied d’estale. Une façon comme une autre de célébrer l’émergence d’une forme de « culte de la personnalité » en France.

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