« Vous
êtes étonnant dans la défense du compteur Linky » Je
ne défends pas à 100% Enedis. Je déplore, par exemple, leur manque de communication et le
forcing de leurs sous-traitants.
« ENEDIS
ne nous inspire pas confiance sur le sujet… du calcul de la puissance de déclenchement »
=> Ne VOUS inspire pas confiance…
Vous
écriviez précédemment : « Serait-il vrai, comme me l’a dit un
professeur à la retraite qui a enseigné dans les écoles d’ingénieurs, que le
niveau général des études avait baissé ? »
Justement, ne serait-ce pas là le problème. Le manque de
culture scientifique de nos concitoyens en général, et des politiques, en
particulier, est catastrophique. Il suffit de voir la proportion de personnes
qui croient en certaines pseudo-sciences, aux médecines alternatives qui ne
font pas mieux qu’un effet placebo (homéopathie, par exemple), à l’énergie
libre, à la radiesthésie, à la géobiologie...
Savez-vous que certains anti-Linky disent que les [très
faibles] ondes générées par les compteurs Linky sont encore plus néfastes puisque « pulsées », parce qu’ils croient en leurs bienfaits lorsqu’ils sont administrés par des
charlatans exerçant en cabinet ?
« Ramonville
Saint Agne et Blagnac sont des communes où habitent ou travaillent des gens de
très haut niveau scientifique et technique. » Vous
savez très bien comme moi qu’ils ne sont pas majoritaires. Il n’y a aucune relation entre la proportion de gens de très haut niveau d’une commune et le niveau de connaissance scientifique de ses élus. Ça aussi, c’est quelque chose d’évident lorsque l’on a un minimum de culture scientifique.
«
Il n’y a pas que ce journal qui en parle. Corse-matin… » Oui,
Corse Matin relaie beaucoup les revendications des anti-Linky ces derniers
temps. Et alors ?
Cela fait des mois que je pense que les médias ne font pas leur boulot. Ils donnent trop d’échos à une poignée d’agités, plutôt que de relayer les informations objectives de l’ANSES, l’OMS, l’ANFR, la CNIL... Je pense que la palme revient à La Dépêche : 10 articles sur le compteur en un mois - la plupart relayant des actions d’opposants ou de municipalités au compteur -, un seul article se voulait rassurant.
Il est probable que les symptômes d’EHS soient dus à un effet nocebo. Mais les associations de malades refusent de participer à des étude dont l’une des hypothèses serait d’ordre psychosomatique. Pourtant, les études réalisées à Mayence et à Louvain semblent confirmer qu’il faudrait approfondir cette voie.
Pour avoir assisté à deux réunions d’opposants au compteur - qu’ils baptisent réunions d’information -, je peux témoigner de la violence avec laquelle ils communiquent sur la dangerosité des ondes électromagnétiques générées par celui-ci.
Un des intervenants a sorti de sa poche un détecteur d’ondes électriques et l’a approché d’une prise de courant, dans la salle. Le détecteur a sonné et l’intervenant s’est retourné vers l’auditoire avec un air terrifié. À noter que le bâtiment n’était pas encore équipé d’un compteur Linky.
Je serais parent d’une personne devenue électrosensible après avoir assisté à une telle réunion, je pense que je déposerais plainte contre les organisateurs.
« Le seuil représente le carré de (1.3 x k), ce petit k représenterait la puissance de coupure pour vous ? »
Oui, tout à fait. Ce sont bien les carrés de puissance qui sont donnés en ordonnée. On peut s’en rendre compte en jetant un œil aux extrémités des courbes (lorsque le temps tend vers l’infini) : la courbe orange (réponse normalisée à un temps de coupure à un échelon de 1,4 fois la puissance de coupure) tend vers la valeur 1,96 (1,4 au carré) ; la courbe bleue (2,5 fois la puissance de coupure) tend vers 6,25 (2,5 au carré).
L’échelon de 1,3 fois la puissance de coupure (courbe qui serait positionnée entre la rose et l’orange) est bien le maximum de puissance qui ne génère pas de coupure. La courbe tangenterait le trait noir horizontal.
@ BRANSOLES
« En général, les abscisses d’un graphique expriment l’évolution d’une variable et l’ordonnée exprime le résultat d’une fonction suivant la valeur de la variable »
C’est vraiment être réducteur que de dire cela. Les fonctions telles que représentées par ces courbes, sont bijectives. On peut lire le graphe dans un sens comme dans l’autre : pour une courbe donnée, on peut chercher l’abscisse qui correspond à l’ordonnée ou vice et versa. Il n’y a pas de volonté de tromper le lecteur de ce graphique. Vous voyez le mal partout. Il y a juste une petite erreur dans le libellé des ordonnées.
Apparemment, je n’ai pas été le seul. Un autre commentateur l’a été de manière explicite. Je ne vois pourtant pas en quoi ses propos étaient impolis. Voici un élu de la République qui a une curieuse conception de la démocratie. Apparemment, il ne supporte pas la contestation. On se demande d’ailleurs qui étaient les plus impolis dans ce fil de discussion. Ci-dessous deux réponses de Stéphane Lhomme prises parmi d’autres : - @oncle archibald : il y a toujours eu des COLLABOS comme vous mais heureusement aussi des résistants => 19 votes 3 étoiles - @pemile : Ecoute mon pote, si tu aimes les linky tu n’as qu’à en prendre 100 ou 1000 et te les mettre où tu veux. => 16 votes 3 étoiles.
Pour une fois, je pense que BRANSOLES a partiellement
raison. Le libellé des ordonnées aurait du être « Carré de la puissance apparente
relative en sortie du filtre ». Mais c’est le seul point pour lequel il
a raison.
Pour une raison que j’ignore, le graphe représente en
ordonnée le carré de la puissance et non la puissance. Mais je ne pense pas que ce libellé ait été écrit ainsi pour tromper le lecteur. Il s’agit d’une erreur
minime.
@ BRANSOLES >
Le seuil de déclenchement a été fixé à 1,3
fois la puissance de coupure (qui est aussi la puissance souscrite). Puisque le
graphe considère le carré de la puissance, le seuil (trait noir) a, pour
ordonnée, 1,69. Ce seuil de 1,3 fois la puissance de coupure a été choisi en
fonction des caractéristiques des anciens disjoncteurs.
C’est tout à fait conforme à ce qui est écrit dans cette
section : « Les paramètres retenus dans le
compteur Linky ont été définis en cohérence avec les courbes de protection
thermique des disjoncteurs : à réglage de puissance équivalent, l’organe de
coupure doit permettre au client de disposer d’une puissance au moins
équivalente à celle autorisée par un disjoncteur moyen en bon état de
fonctionnement. »
Quel serait l’intérêt d’Enedis
d’annoncer cela – qui se trouve vérifié puisqu’on a bien, d’un côté comme de l’autre, 7800 kVA (à 230 volts dans le cas du disjoncteur) avant coupure -, et de présenter un graphe qui conduirait le lecteur à croire
que le compteur Linly est encore plus tolérant que le disjoncteur ? C’est
n’importe quoi.