Les disjoncteurs – laissés en place après installation des
compteurs Linky -, coupent le courant lorsque son intensité dépasse un certain
seuil. Cette intensité est celle liée à la puissance apparente (voir
note à la page 6 de ce document), pas à la puissance active comme certains
anti-Linky voudraient nous faire croire !
Avec un abonnement à 6 kVA (puissance d’abonnement), le disjoncteur est réglé sur 30 A. Le
courant est donc théoriquement coupé à 6900 VA si sa tension est 230 volts. Il s’agit bien d’une puissance apparente, pas d’une puissance active qui s’exprime en kW.
2. Consommation facturée
Les compteurs Linky, comme les anciens compteurs,
comptabilisent la consommation des foyers sur la base de la puissance active
exprimée en kW, et non la puissance apparente comme voudraient nous faire
croire certains anti-Linky. Après remplacement du compteur, nos factures sont
toujours libellées en kWh.
Merci à Ouam de nous fournir des liens vers des documents
qui indiqueraient que les disjoncteurs coupent le courant sur la base de la
puissance active, afin de réfuter ce qui est écrit dans le document dont j’ai
donné le lien ci-dessous (lien vers un site anti-Linky qui ne fait que
copier/coller la désinformation trouvée sur un autre site anti-Linky, exclue,
bien entendu). Un lien vers le site d’un fabricant de disjoncteurs serait le
bienvenu.
« Néanmoins que les installations disjonctent pour 11 % des abonnés. 11 % ! La compréhension de la figure « Filtre de puissance apparente » n’explique en rien les coupures subies par 11 % des abonnés. »
Je suis sidéré de voir ce bel exemple de conclusion erronée. Deux remarques :
1. Le compteur Linky ne disjoncte pas chez 11% des abonnés mais chez 11% de personnes qui ont répondu à un questionnaire réalisé par Que Choisir. Les résultats ont été publiés en octobre 2017. J’ai le numéro sous les yeux. Ce n’est nullement un sondage.
Pensez-vous que la majorité des gens, chez qui le compteur n’a posé aucun problème, a répondu à cette enquête ? Bien sûr que non. La majorité des personnes qui y a répondu sont des gens chez qui des problèmes sont apparus suite à son remplacement !!
2. Les résultats de cette enquête sont très douteux. Que Choisir a eu l’honnêteté de dire avoir écarté 70% des réponses (environ 4700 sur 6746), car faites par des participants qui n’étaient manifestement pas équipés d’un compteur Linky. C’est écrit dans un encadré de la page 17 de ce numéro d’octobre 2017. 70% !! Vous vous rendez compte ? Cela signifie qu’il y a eu tentative manifeste de fraude de la part des collectifs anti-Linky.
J’ai demandé à plusieurs reprises, à l’auteur de l’enquête (Élisabeth Chesnais), sur quels critères elle avait écarté les 4700 réponses frauduleuses. Elle ne m’a jamais répondu.
« Certains ont pu lire cet article. Linky n’est pas le pire, est-ce une consolation ? »
Oui, bien sûr, j’ai lu cet article et bien d’autres sur cette étude hollandaise. Des articles qui, contrairement à de La Tribune, faisait l’amalgame entre ces compteurs bas de gamme (non certifiés) utilisant l’effet Hall et les compteurs Linky (certifiés norme MID) qui utilisent un autre principe de mesure. Articles qui ne disaient pas non plus que les conditions dans lesquelles ces compteurs avaient été testés n’étaient pas représentatives de foyers normaux. Où est le problème avec Linky ?