@Pascal L Le concept de Dieu est un concept purement humain. Selon sa propre religion chacun aura une conception de ce qu’est ou devrait etre Dieu. Il est évident qu’aucune de ces conceptions n’est la vérité, tout simplement car la façon de voir humaine ne peut concevoir le transcendant. Celui ci ne peut que se vivre, il ne peut meme pas etre expliquer ou analyser. La principale erreur que l’on puisse faire est de fixer, de geler son esprit avec des croyances et des dogmes : qu’on soit athée ou adepte d’une religion, c’est la croyance ferme en « quelque chose » (meme en l’absence de Dieu) qui nous plante. La véritable religiosité ou spiritualité (qui sera alors la spiritualité de l’agnostique) c’est d’ouvrir son esprit totalement, c’est dire « je ne sais rien » et quand je dis rien c’est absolument rien (càd meme pas qui je suis), il faut redevenir une page blanche pour pouvoir réécrire cette page : car les conceptions humaines, les idées, les croyances, la façon de voir les choses, l’échelle des valeurs etc... tout ce qui fait la pensée humaine devient totalement obsolete et inutile quand on est confronté à la « réalité ». Tout est illusion dans ce monde, de A à Z, il faut donc tout virer de son esprit pour déconstruire les mécanismes de l’illusion
@Taverne Mais faire le bien (je parle d’aider les autres) peut également etre valorisant (et meme extrêmement valorisant) pour l’ego, meme si on ne prétend à rien, c’est en celà que les mécanismes sont comparables pour les 2. L’ego n’est pas forcément négatif, il est aussi utilisé par l’Etre pour faire le bien D’ailleurs, l’homme réalisé (sans ego) n’est poussé par rien ; en général il ne fait rien (à part peut etre enseigné ce qu’il sait), c’est l’ego qui est le moteur chez l’humain, parce que la conscience (ou Dieu ou l’Esprit ou comme vous voudrez l’appelez) n’a pas besoin de « faire », ni d’accomplir quoi que ce soit Quand je parle d’ego, j’isole une partie de l’a psyché, votre psyché n’est pas faite que de l’ego : l’ego est la pensée, et elle n’est pas du tout liée à l’Etre. L’Etre lui meme, càd la conscience pure (ou le fait d’etre) n’a meme pas besoin de s’accomplir : Il est dejà ce qu’Il est, l’a toujours été et le sera toujours. Il est juste le témoin de l’accomplissement d’un etre humain, et d’une façon général le témoin de tout puisqu’Il est unique
@Piere CHALORY Merci Piere, donc pour conclure, oui les nazis, les staliniens, les daechiens, les politiciens sont des gens parfaitement normaux, comme l’a dit Annah Arendht. Ceux qui sortent de la normale sont ceux qui font passer l’interet général avant le leur
Tous les hommes, de Hitler à mère thérésa veulent faire le bien, et voient ce qu’ils font comme étant le bien. Seuls quelques malades aiment faire le mal en le considérant comme le mal. A mon sens, ce n’est pas le fait de penser ou pas qui fait la différence. Le mécanisme de l’homme est simple à la base : il est conscience au départ sur laquelle viennent se greffer le corps, les émotions et les pensées (dans l’ordre d’apparition). La pensée va, au fur et à mesure que l’enfant grandit, développer l’idée selon laquelle ce système (conscience, corps, émotions, pensées) est un tout indissociable et le nomme « Moi », cet ensemble de pensées essayant de constituer cette unité s’appelle ego. Le probleme est que l’égo n’est rien de plus qu’une suite de pensées et ne correspond à aucune entité psychique. La pensée va donc tenter de faire gonfler cet ego pour lui donner une réalité (relativement à son environnement) : tout ce qui sert à gonfler l’égo est perçu comme positif par l’etre humain et donc comme le « bien ». Eichmann, tout comme les terroristes Islamistes confondent leur égo avec une organisation plus grande qu’eux memes pour lui donner de l’importance. On observe le meme phénomène pour le patriotisme : quand on gagne la coupe du monde, meme si vous n’y etes pour rien, l’ego se sent glorifiié parce qu’il est aussi identifé à un pays (il peut aussi s’identifier à une entreprise, ou n’importe quoi d’autre). Que ce soit les nazis, les communistes ou n’importe quel groupe d’individus ils fonctionnent de la meme façon : personne ne fait le mal pour le mal. On fait le bien pour ce à quoi s’identifie l’ego : Eichmann faisait le bien pour le système dans lequel il était intégré, indépendamment de toute notion morale, tout comme le système immunitaire peut « génocider » 6 millions de microbes sans état d’ame parce qu’il sert un système plus vaste que lui auquel il s’identifie. Néanmoins, l’ego ne peut jamais arriver à ses fins (qui est le controle total, etre au dessus de tout le monde), c’est pourquoi meme les plus riches tentent toujours d’en avoir plus, il y a toujours qq chose qui manque (c’est pour ça aussi que les stars se droguent ou se suicident, car bien qu’elles soient arriver à ce qu’elles considèrent comme le sommet, l’ego n’est toujours pas satisfait). Car l’ego est vide, ce n’est qu’une suite de pensées mises bout à bout, il ne peut jamais etre plein, et ne peut jamais atteindre le but, qui n’est atteint (car il existe vraiment) que quand l’ego est supprimé
« C’est ainsi que se realise la prophetie de Dostoïevsky « si Dieu n’existe pas, alors tout est permis... ». » En fait, c’est plutot l’inverse : ce que vous appelez Dieu, et qu’on peut aussi appeler la conscience explore tous les possibles mathématiques, sans appliquer sur les évènements ou les individus la moindre notion d’échelle de valeur (impossible car tout est Dieu et il n’y a qu’un sans second d’ou l’impossibilité de la moindre échelle de valeurs). Le monde raconte une histoire, une évolution d’une conscience faible (à l’heure actuelle) vers une conscience plus évoluée, et in fine vers la conscience divine (oubliez toutes les notions religieuses on parle de quelque chose de concret et pas de mythes, ni de pêché, ni de bien ou de mal ou d’enfer). Pour faire évoluer ce monde on se sert aussi bien de ce qui est considéré par l’homme comme le bien ou le mal (il n’y a pas de diable, puisqu’il n’existe qu’un esprit unique). Par exemple si l’homme met en péril la pérénité de sa situation sur cette terre, on va en éliminer une grande partie (guerres, maladies, modifications climatiques etc...) tout comme votre organisme élimine les microbes quand il est malade (le monde fonctionne comme un organisme), il n’y a pas de notion de bien ou de mal qui rentre en ligne de compte, il faut le faire c’est tout. Les systèmes politiques que l’on tente ici (communisme, capitalisme, libéralisme etc...) n’ont aucune chance d’aboutir (à part à enrichir une minorité) car le probleme n’est pas le système mais le niveau de conscience humaine : vous pourrez instaurer n’importe quel système, faire n’importe quelle révolution, il y aura toujours des humains « peu évolués » qui prendront tout pour eux, et d’autres pour trouver ça normal Donc la marche à suivre est simple : la prochaine évolution de la conscience humaine a dejà débuté (mais pas chez tout le monde), il suffit d’attendre que le vieux monde s’écroule, ce qui ne devrait pas trop tarder, pour se faire un nouveau monde