Depuis 2003 sous le patronage de Sarkozy la laïcité a pris différents masques (qualificatifs), pour la manipuler à des fins politiciennes, partisanes :
La « laïcité positive » (celle de Nicolas Sarkozy)
La « laïcité ouverte »,(celle de Manuel Valls) et ses variantes (progressistes), « laïcité apaisée », « laïcité exigeante »
La « laïcité incomplète » (celle du curé Jorge Bergoglio alias pape François)
Il y a la laïcité « principe
de séparation dans l’État, de la société civile et de la société
religieuse » et « d’impartialité ou de neutralité de l’État à l’égard
des confessions religieuses » en droit français.
La définition est pourtant très claire, elle ne prête pas à
équivoques, la laïcité ne concerne pas les citoyens, l’espace public,
mais seulement les Institutions de l’État, le monde politique, pas la
société civile.
Les citoyens ne sont pas tenus d’être neutres, puisqu’ils sont libres
de croire ou non, par contre ils ne peuvent se prévaloir de leurs
croyances vis à vis de l’État et de ses Institutions, police, armée,
éducation publique, administrations, hôpitaux publics,... la confusion
vient peut-être de la notion d’espace public (la rue par exemple), lequel appartient à tous, qui n’est pas un domaine public (administrations diverses).
La laïcité est un concept politique moderne, dont les français fantasment son universalité alors qu’elle n’est qu’une singularité franco-française dont l’équivalent n’existe nulle part ailleurs. De plus depuis peu elle prend une tournure législative.
Il en a été de même pour le mot charia
SHARIA Jacqueline Chabbi - Lecture historique du Coran
« ... le mot apparaît une seule fois je dis bien une seule fois dans le Coran à la sourate 45 5 verset 18 où il est dit par rapport aux croyances déviantes nous t’avons placé sur la bonne voie suis là nous sommes là dans un contexte divergence avec ceux que le Coran appelle les fils d’Israël il est recommandé à Mohammed de ne pas les écouter et de suivre la sharia la bonne que lui indique son Dieu ce n’est que beaucoup plus tard quasiment à l’aube de l’époque moderne que le mot sharia va prendre le sens législatif qu’on lui connaît aujourd’hui il est compris aujourd’hui comme un code de loi comme un livre de loi si tu veux alors qu’il s’agit en fait d’avis juridique les fatwas et ces fatwas elles ont été émises au fil des siècles elles sont souvent divergentes entre elles selon les courants juridiques qui les soutiennent la sharia dans son sens juridique a apporté de nombreuses innovations qui auraient été impensables dans la société du Coran comme par exemple le rajma la lapidation la Charia comme code législatif strictement exécutoire est un produit des sociétés modernes elle prend notamment son origine avec le wahhabisme de la fin du 18e siècle qui à son époque était considéré comme une déviance qui a été combattue notamment par les Ottomans... » (4’06) https://www.youtube.com/watch?v=yxNj2xbaSHc
Vient de paraître : Le sionisme, une invention européenne : Genèse d’une idéologie Broché – 17 octobre 2025, de Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue et philosophe française, professeure émérite à l’université Paris-Diderot.
Lux Éditeur (Montréal, Québec), 120 pages Résumé Contrairement à tous les dénis, le sionisme, sous ses différentes déclinaisons, est et a été une idéologie coloniale dont on constate aujourd’hui les conséquences tragiques. Ce n’est pas dans la tradition rabbinique mais bien dans la modernité européenne que le sionisme plonge ses racines. Dans l’Occident chrétien, les diverses communautés de religion juive ont été considérées comme parties d’un peuple en exil, originaire d’une terre mythique à la géographie indéterminée. Alors que pour les Juifs la relation à ce lieu reste jusqu’à l’ère moderne essentiellement symbolique, voire mystique, elle va chercher à s’ancrer dans une réalité géographique et politique avec ce qu’on appelle le sionisme chrétien. Une forme de messianisme s’y combine au projet de colonisation de la Palestine et d’expansion de l’Empire britannique. Répondant aux attentes du sionisme chrétien, le sionisme politique de Herzl et de ses successeurs s’inscrit au confluent de plusieurs courants d’idées très présents en Europe entre le xixe et le xxe siècle : les nationalismes, les utopies coloniales et l’orientalisme. L’unité de la nation se fait autour d’un récit qui transforme la Bible en livre historique fiable et nie la réalité même du passé de la terre sur lequel il est censé se dérouler. Toutes les manipulations politiques deviennent alors possibles.
Maroc. Hassan II, « pote » et despote Omar Brouksy > 22 juillet 2019 (...) Très fragilisé par ces deux coups d’État en moins d’un an, Hassan II décide de promulguer une nouvelle Constitution en novembre 1972, en vain : l’essentiel des partis politiques la boycotte. Il continue de végéter dans son autoritarisme en se méfiant de tout le monde, jusqu’en 1975. Apprenant l’agonie et la mort imminente du chef d’État espagnol, le général Franco, il imagine avec son ami Alexandre de Marenches, directeur général du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) français depuis 1970, une « cause nationale » capable de mobiliser les Marocains, partis compris, autour de la monarchie : la Marche verte pour la récupération du territoire du Sahara occidental, occupé par l’Espagne. L’objectif de cette opération est double : se débarrasser d’une partie de l’armée marocaine (une menace potentielle) en l’envoyant s’embourber dans les sables mouvants de ce désert de 266 000 km2 ; inciter les partis d’opposition, dans un élan patriotique appelé « unanimité nationale », à intégrer un jeu politique dont il restera le seul marionnettiste. Objectif atteint : un an plus tard, lesdits partis participent aux élections municipales et, en 1977, aux législatives. La « démocratie hassanienne », selon la propagande officielle, se met enfin en branle. ... https://orientxxi.info/magazine/maroc-hassan-ii-pote-et-despote,3201