Mais, le 2 février 2016, Alain Juppé en visite à Alger a dû
reconnaître ses torts. Cet aveu, tardif il est vrai, souligne à grands
traits la politique des puissants de ce monde qui se permettent de se
jouer du sort de millions de personnes et peut être pour des décennies.
Et pour cause, la France était en 2011 aux avant-postes de l’attaque de
l’OTAN contre la Jamahiria arabe libyenne et socialiste établie par le
très courageux et très révolutionnaire Mouhamar Kadhafi et ses alliés en
1969.
L’intervention militaire en Libye, un « fiasco » selon Juppé Par Hakim Megatli | 02/02/2016
Le maire de Bordeaux et néanmoins candidat aux primaires républicains
à la présidentielle française, Alain Juppé a fait ce matin à Alger son
mea culpa au sujet de l’intervention militaire de la France et ses
alliés de l’OTAN en Libye.Juppé a fait ces aveux devant des journalistes algériens qui l’ont interrogé alors qu’il fut le chef de la diplomatie française. « Oui, c’est un fiasco et un chaos », a-t-il reconnu,
bon joueur contrairement aux autres responsables français notamment
Nicolas Sarkozy qui se vante à ce jour d’avoir « libéré » la Libye de
Kadhafi.
deux de chute serait son acolyte Alain Juppé cet autre grand clerc, dont la fonction fut de servir à l’autel de la mondialisation, lequel a œuvré pour la destruction de le Libye de Kadhafi, puis celle de la Syrie. Kadhafi un témoin gênant ?
Alain Juppé Ministre des Affaires étrangères et européennes du 27 février 2011 au 10 mai 2012
Interrogé sur les origines de l’intervention de la France dans le conflit, le ministre des Affaires étrangères a reconnu : « On nous a reproché du retard à l’allumage lorsque que se sont déclarées les manifestations du Printemps arabe […] C’est fini.
Notre ligne, qui a déjà prévalu en Côte d’Ivoire *, c’est de privilégier
les aspirations des peuples et la protection des populations civiles ».
Pour mémoire, le discours impérialiste et intégralement mensonger d’Alain Juppé à l’ONU le 17 mars 2011.
[à 5’24] > « ’Prenons garde d’arriver trop tard. Ce sera l’honneur du Conseil de
sécurité d’avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la
démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression. » (5’38) https://www.youtube.com/watch?v=F5S-cqeitI0
Personne pour l’heure (à ma connaissance) ne connaît les motivations profondes de ce quarteron d’édiles, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Alain Juppé et Maurice Gourdault-Montagne qui fomentèrent en coulisses de dissoudre l’Assemblée Nationale pour... juste « interroger les français... » en caviardant la Constitution qui prévoyait à bon escient la séparation des pouvoirs par des échéances électorales distinctes. Ainsi maintenant, depuis 2007 un Président à peine élu, que le peuple est invité à l’adouber, et qu’il ne s’en faut de peu de devoir acclamer la succession comme par le passé d’un « Le roi est mort, Vive le roi ! »
Bonjour, merci pour votre article. Le projet de monarchisation de la V° République pour la travestir remonte à au moins trois décennies, mais factuellement avec une évidence chronologique elle a commencé à s’opérer en avril 1997 avec la dissolution de l’Assemblée Nationale (AN) alors même que la droite avait une majorité absolue sur cette Chambre (cherchez l’erreur), au prétexte abscons « d’interroger les français... » !
Les second couteaux de cette « forfaiture » : « La décision de dissoudre l’Assemblée nationale est prise le dimanche 9 février 1997 lors d’une réunion autour de Jacques Chirac, à l’Élysée, avec le secrétaire général de la présidence Dominique de Villepin, le Premier ministre Alain Juppé et son directeur de cabinet Maurice Gourdault-Montagne. » (selon Wikipedia)
Maurice Gourdault-Montagne qui deviendra le Sherpa du Président de la République française de 2002-2007 suivant sa fiche Wiki
La gauche remportera les élections et Lionel Jospin exercera les fonctions de Premier ministre jusqu’en mai 2002. Entre-temps l’idée d’aligner (opportunément ?) la durée du mandat présidentiel sur celle des députés (cinq ans) par une révision
constitutionnelle et, « en même temps », de s’assurer de la synchronisation
des deux élections par une loi électorale, est introduite. Le quinquennat sera voté en 2000 durant le second mandat de Jacques Chirac, ce qui ne remettait pas en cause son second septennat.
Puis il y aura un petit arrangement politicien de dernière minute pour faire passer l’élection présidentielle avant celle des législatives en 2007. Et c’est ainsi que le calife Nicolas Sarkozy sera intronisé Président... puisque vous avez voté pour MOI, donnez-moi la majorité à l’AN
Ainsi en va-t-il à chaque élection présidentielle depuis 2007...
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia Bonjour, merci pour ces détails historiques. Je note néanmoins une erreur sémantique, et surtout anachronique, dans votre article, vous écrivez « En France même, l’antisémitisme ne disparaît pas. » Antisémitisme en place de antijudaïsme, « l’antisémitisme » est un néologisme inventé en 1879 par un journaliste politique allemand Wilhem Marr.(1819-1904).
Wilhem Marr ne parle pas d’un antijudaïsme, de cet atavisme populaire véhiculé pendant des siècles par le catéchisme catholique qui évoquait les assassins du Christ, mais au travers de ce mot qu’il a forgé, l’influence politique et économique non pas des Juifs dans leur ensemble, mais d’une certaine classe bourgeoise influente, dont quelques oligarques banquiers et autres... Les ligues antisémites françaises et allemandes de la fin du XIX° étaient également anti-maçonniques. On peut faire des liens, car il y a « aussi » des Juifs dans la franc-maçonnerie ! Le sens du mot antisémite est donc assez clairement à rapprocher au sens de « complot juif » incarné peu après par Les Protocoles des Sages de Sion.
En 1879, Marr publie à Berlin son essai polémique antisémite Der Sieg des Judenthums über das Germanenthum (« La victoire de la judéité sur la germanité ») qui le place à la pointe de la défense de l’antisémitisme. La même année, il fonde la « Ligue antisémite » [L’Antisemitenliga] dont la durée de vie sera courte et publie également jusqu’en 1880, son organe officiel Die neue deutsche Wacht (« La nouvelle garde allemande »). Il introduit ainsi le terme antisémitisme dans le discours politique de la société de son temps. Il plaide pour une expulsion de tous les juifs vers la Palestine. Les derniers mots sont « Finis Germaniae ! » (« La fin de la Germanie »).