Bientôt sur votre lancée vous allez nous raconter que Poutine est l’antéchrist...
Vous focalisez sur le personnage en ignorant ou faisant sembler d’ignorer qu’il est entouré de personnalités hors pair, dont en premier lieu Sergueï Lavrov son ministre des affaires étrangères, Piotr Tolstoï vice-président de la Douma, Maria Zahkarova porte parole du Kremlin... et bien d’autres
On ne change pas une équipe qui gagne, en France c’est le jeu des chaises musicales
En comparaison (qui n’est pas raison) notre aréopage français de président, ministres éjectables, fait pitié
Feu Mohamed Arkoun, professeur émérite d’histoire de la pensée islamique à
la Sorbonne (Paris-III), exprimait très bien ce sentiment et ce
« ratage », de rendez-vous manqué entre la France et l’Algérie. Extraits : « Cette scolarisation obligatoire, gratuite et
laïque, ne s’est absolument pas appliquée sur tout le territoire
algérien, lorsque, La France, 1880, la France est chez elle ... c’est la
souveraineté française. Ce qui va nous conduire à ce que j’appelle une
tragédie ... politiquement programmée en Algérie. Une tragédie politiquement programmée,
parce que le programme est à notre disposition. Le concept était là, et
même la pratique était là. Que ne l’applique-t-on ? ... en Algérie,
tout le monde aurait été heureux, ... et on élève tout un pays, et quel
pays ! avec le Maroc et la Tunisie à côté. Quelle est cette cécité
politique, qui fait que, on laisse tomber les indigènes, et on crée un
statut juridique de l’indigénat alors que nous avons en métropole une si
belle loi, de modernisation et d’émancipation de l’esprit humain. De
l’émancipation de l’esprit humain par l’école. Cela ne peut
pas être ... minimisé intellectuellement, ... parce que c’est une
faute ! ... de la responsabilité intellectuelle de ce que j’appelle la
raison des lumières. Et je peux vous citer beaucoup d’autres omissions
de la sorte, ... »
source : La nature du lien entre religion et politique 27 juil. 2009
Il y eut d’évidentes fautes coloniales qui n’honoraient pas la République, et que les français, et la France ont encore bien du mal à reconnaître.
On peut citer, la discrimination entre autochtones algériens et colons avec le Code l’indigénat
Cécité politique (de plusieurs générations, y compris de la gauche, le front Populaire)
L’indigénat ne sera aboli qu’en 1946. Bien trop tard ! L’ENA (L’Etoile nord africaine) le revendique depuis 1926. C’est même sa première revendication : Abolition immédiate du Code de l’indigénat et de toutes les mesures d’exception. Dissout
en 1937 par le Front Populaire au pouvoir à l’époque, ses
revendications seront poursuivies par le PPA (Parti du Peuple algérien)
qui sera lui-même dissout en 1939 ...
Également l’indécent et discriminant Décret Crémieux fin 1870 qui octroyait la citoyenneté française aux « Israélites indigènes » d’Algérie.
Adolphe Crémieux, franc-maçon notoire, « coopté en 1866 au 33e degré du Rite écossais ancien et accepté et il prend la tête du Suprême Conseil de France en 1869 comme « Souverain Grand Commandeur » »
Des rapatriés d’Algérie, il ne doit plus en rester beaucoup en France, le vivier électoral d’authentiques pieds-noirs qui constituaient la descendance de cette colonisation de peuplement venue de France suite à la conquête en 1832, ceux nés avant ww2, fond comme neige au soleil.
Ce n’est pas tant eux que leur descendance qui colportent les frustrations d’avoir perdu leur bonne fortune coloniale...et une certaine classe politique qui surfe encore dessus, dont une partie avait été mobilisée dans la guerre d’indépendance de l’Algérie.
Leurs enfants n’ont pas à porter l’amertume, voire la haine de leurs parents, on peut juste compatir sans tomber dans le culte mémoriel.