@ Mirlababo @njama Zzzzz Le sens d’un mot est lié à son usage et au contexte (époque) dans lequel il est employé.
Tout à fait mais le sens a été complétement dévoyé depuis son origine pour alimenter la cause idéologique sioniste, un mot qui lui est très utile de l’aveu même de sionistes, ce qui permet l’amalgame avec antisionisme (critique de la politique d’Israël), l’un et l’autre n’ayant rien en commun.
Les Ligues antisémites en France et en Allemagne étaient un phénomène « politique » partisan, hyper-nationaliste, de la fin du XIX°. Les premiers sionistes commenceront à l’exploiter pour justifier leur propre cause nationaliste pour la création d’un État juif... pas forcément en Palestine, autres options, Ouganda, Argentine, Madagascar.
Dans une interview accordée à Amy Goodman deDemocracy Now le 14 aout 2002, Shulamit Aloni, ancienne ministre de l’Éducation d’Israël, a déclaré que « L’antisémitisme nous sert à faire taire les critiques et à justifier tout ce que nous faisons aux Palestiniens. »https://x.com/LeMediaEn442/status/1907096677883748753
(Page 12) Dès 1905, Jabotinski écrivait : « Comme argument de propagande sioniste, l’antisémitisme, surtout « érigé en principe », est évidemment très commode et très utile. » [18] C’est précisément pour cette raison que, pendant la guerre civile, Jabotinski collabora avec Pétlioura. C’est pour cela que les sionistes ont siégé dans le gouvernement de Dénékine, du hetman Skoropadski, de Pétlioura, de Wrangel, ont formé des unités sionistes qui combattaient, les armes à la main, contre le pays des Soviets.
[18] V. Jabotinski. Critique du sionisme, Odessa
1905, éd.russe.
L’anticommunisme, profession des sionistes écrit par N. Bolchakov et publié par Novosti en 1972 En particulier, il nous explique que le sionisme est l’idéologie de la
classe dominante juive et qu’il est donc forcément anticommuniste...
au format PDF :
@Mirlababo L’article porte sur « le lit de l’antisémitisme »... serais-je hors sujet... ? je vous en indique la source historique... son berceau... mais peut-être auriez-vous la vue courte, atteinte de myopie...
Si l’Égypte antique n’aurait aucun lien direct avec les Arabes, que vous dites, elle en a avec l’histoire des Hébreux... les frères de Joseph, quatrième fils de Jacob, (par jalousie il semble...) ne l’avaient-ils pas jeté au fonds d’un puits, puis qu’il se retrouva secouru (par la Providence mais...) vendu comme esclave... en Égypte Ce qui aura valu à cette descendance d’Abraham, suite des soucis de cohabitation en Canaan avec les populations autochtones de devoir y émigrer pour se réfugier, et si je ne me trompe d’y passer quatre siècles environ... sous la tutelle « du culte de Râ, celui de pharaon, avant de pouvoir retourner vers Canaan avec Moïse.
Vous essayez de forger une « pureté ethnique » (alias ethno-culturelle), qui me semble contradictoire avec les faits anthropologique du récit biblique...
Je ne vous dénie rien de votre liberté de le penser...
@Mirlababo Les citations de propos de Disraeli dans mes commentaires du 29 août 16:46 (Page 357 ) et de 18:19 (page 120) sont extraites de son livre que j’ai chez moi et lu évidemment, pas de source Wikipedia. Vous pouvez contester leur authenticité si vous voulez... quoi que vous en pensiez, je me limite non pas à les commenter mais à ce qu’elles reflétaient la mentalité d’une époque... L’épopée sioniste sans aucun rapport avec celle des Hébreux me fascine un peu, j’essaie de comprendre... elle n’a plus vocation à convertir qui que ce soit au monothéisme...
D’ailleurs à ce propos le mot « antisémite » que vous moulinez à tours de bras est un néologisme de cette fin du XIX°, un mot forgé par un journaliste politique allemandWilhem
Marr(1819-1904) qu’il a introduit dans le discours politique en 1879,
sans rapport avec l’antijudaïsme séculaire de l’église catholique plus
particulièrement (vu que l’Allemagne avait épousé en grande partie le
protestantisme). En 1879, Marr publie à Berlin son essai polémique antisémite Der Sieg des Judenthums über das Germanenthum
(« La victoire de la judéité sur la germanité ») qui le place à la
pointe de la défense de l’antisémitisme. La même année, il fonde la
« Ligue antisémite » [L’Antisemitenliga] ...
Parallèlement en France apparaît La ligue antisémite de France, fondée par Edouard Drumont en 1889...
et donc, cet antisémitisme n’a rien à voir avec le sionisme (Congrès de Bâle en 1897), il était dans le contexte bien plus politique que raciste
@Mirlababo Le XIX° siècle est caractérisé en occident par les théories raciales, eugénistes, nationalistes et colonialistes. Votre lecture en est imprégnée, à décharge elle s’accorde avec la mentalité de cette époque qui hélas provoquera des rivalités ethniques, germanité vs judéïté... des affrontements politiques et discriminatoires, parfois sanglants. Je doute fortement que ces conceptions étaient partagées hors Europe dans le monde juif, séfarade particulièrement, et qu’il ne convient pas de généraliser.
Benjamin Disraeli qui fut Prime Minister de Sa Majesté est cité 2 fois dans le livre de Schlomo Sand « Comment le peuple juif fut inventé » (un Index ça aide), et ses propos « racistes » recoupent tout à fait ceux cités ici dans l’article de M-J Cuny mercredi 1er juin 2016 Benjamin Disraeli et l’excellence juive, selon Hannah Arendt
Page 120 - Un débat d’Historiens - « Graetz ne se laissa
pas décourager par le grand prestige de Treitschke. Dans une réponse
circonstanciée, il repoussa fermement la critique antijuive, mais ne put
s’empêcher de terminer sur une citation provocatrice du Britannique Benjamin Disraeli : «
Vous ne pouvez détruire une race pure du type caucasien [la race blanche].
C’est un fait psychologique, une loi naturelle, qui a embarrassé les
rois d’Égypte et d’Assyrie, les empereurs romains et les inquisiteurs
chrétiens. Aucun système de répression, aucune torture physique ne
pourra faire en sorte qu’une race plus élevèe soit absorbée ou détruite
par une qui lui est inférieure (2) »
Face à cette «
obstination »
nationaliste, Treischke haussa le ton et
sortit davantage encore ses armes historiographiques : » L’assimilation
totale du judaïsme aux peuples d’Occident ne sera jamais possible, on ne
pourra qu’amenuiser leur antagonisme, car l’essence même de cette
opposition prend racine dans une trop longue histoire.« Ce d’autant plus
que Treitschke avait identifié chez Graetz une tendance à définir le
judaïsme comme une nation au sein même de la nation allemande, attitude à
laquelle tout Allemand «
authentique »
devait s’opposer totalement. Il
poursuivit en accusant Graetz d’orgueil nationaliste juif, et mit
longtemps en doute le fait que celui-ci se considérait comme allemand.
Conclusion :
Non, Monsieur Graetz est un étranger dans le « pays de sa
naissance casuelle », un Oriental qui ne comprend pas notre peuple ni ne
veut le comprendre : entre lui et nous il n’y a aucun intérêt commun,
si ce n’est qu’il possède notre nationalité et utilise notre langue, et
ce uniquement pour nous insulter et nous maudire. »
Et l’historien
prusso-allemand ne put s’empêcher d’ajouter : «
Mais si cette arrogance raciale
s’affiche sur la place publique, si le judaïsme exige même une
reconnaissance nationale, alors le fondement légal sur lequel se fonde
l’émancipation s’effondre. Pour réaliser de tels souhaits il n’y a qu’un
moyen : l’émigration, la création d’un État juif, quelque part, hors de
notre pays, qui verra bien par la suite s’il obtiendra la
reconnaissance d’autres nations. Il n’y a pas la place sur la terre
allemande pour un double nationalisme. Les Juifs n’ont pris, jusqu’à
récemment, aucune part au labeur millénaire de la construction des États
allemands (1).
« La haine de Treitschke face aux Juifs «
d’origine de l’Est »
ne fera qu’augmenter par la suite. »
Heinrich von Treitscke, (1834-1896) son fameux livre Deutsche Geschiste im neunzehnten Jahrhundert commença à paraître en 1879. Henrich Graetz, (1817-1891) L’Histoire des Juifs (2) In Graetz, Les Voies de l’histoire, op. ct., p. 218 (1) Cité ibid., p. 226-227