Je ne sous-entendais pas une connotation policière, mais que sentinelles et foi étaient deux mots mal appariés, ils renvoient l’un et l’autre à des natures différentes par essence. On peut veiller au(x) dogme(s), on ne peut surveiller la foi, personne n’en a le monopole. Les cathédrales, les églises sont à l’instar des temples, des synagogues, des mosquées, des sanctuaires, des lieux dont l’image (la pierre) nous renvoie à Dieu... peut-être pour ne pas qu’on L’oublie... comme dans l’athéisme.
Étymologie : Prononc. et Orth. : [sɑ
̃tinεl]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1540 centinelle « soldat placé en faction pour faire le guet » (La Grise, trad. Guevara, III, 49 ds Hug.) ; 1546 sentinelle (Rabelais, Tiers Livre, éd. M. A. Screech, Prol., p. 10) ; 2. 1558 p. ext. faire la centinelle « faire le guet » (J. Grévin, La Trésorière, IV, 5, éd. E. Lapeyre, p. 73) ; 3. 1640 pop. (Oudin Curiositez : poser une Sentinelle . i. descharger son ventre en quelque lieu descouvert). Empr. à l’ital.sentinella, att. au sens 1 dep. 1518-25 (Firenzuola ds Tomm.-Bell.), dér. de sentire « sentir, entendre, écouter » (sentir* ; v. A. Prati ds R. Ling. rom. t. 19, pp. 210-211 et FEW t. 11, p. 471b et 472b). Fréq. abs. littér. : 989. Fréq. rel. littér. :xixes. : a) 1 594, b) 1 762 ; xxes. : a) 876, b) 1 374. Bbg.Dauzat Ling. fr. 1946, p. 49. − Hope 1971, p. 149, 221. − Kemna 1901, p. 237. − Quem. DDL t. 27. − Wedgwood (H.). Fr. etymologies. Romania. 1879, t. 8, pp. 438-439.
@Gérard Luçon Il est possible et probable qu’il y ait parfois des deals entre les chancelleries pour renvoyer des coupables dans leur État national... privilège régalien ? Je pense au cas de Florence Cassez par exemple, qui si elle n’était pas coupable d’enlèvement, elle-même, elle l’était au moins pour complicité de séquestration. Les mexicains étaient très mécontents de cette extradition...
Sauf erreur en cas procédure judiciaire, c’est le droit local national qui s’applique, ce qui est logique. Les mandats d’Interpol font exception...
Un État étranger n’a pas à interférer dans la justice d’un pays étranger censée être souveraine, quand un délit, un crime y a été commis... Ainsi il est logique pour un pays de ne pas accepter une expulsion sur un fait justiciable en France, c’est à la justice française d’assumer le problème suivant ses propres règles juridiques.
Exemple le gouvernement français essaie d’interférer par pressions médiatiques sur le jugement de Boualem Sansal pourtant confirmé en appel... et des voix s’indignent... Un cas d’ingérence ?
@Jean Keim Les cathédrales, gardiennes du dogme inscrit dans la pierre... Dans l’esprit de la religion chrétienne, catholique et orthodoxe, dogmes et foi s’entremêlent, dans une sorte de métonymie, puisque la foi exige d’adhérer aux dogmes, aux sacrements... Dans la conception des églises la place du clergé dans le Chœur était séparée à l’origine de celle du peuple sous la Nef par un chancel, (fallait pas mélanger le clergé représentant du Christ sur terre avec les gueux) ce qui n’était pas une nouveauté pour le style gothique, c’était déjà écrit dans le style roman. Le Transept avait vocation de donner à édifice la forme de la Croix.
Certes les cathédrales sont toutes bel ouvrage et prouesses d’architecture et d’art, mais ont-elles été un jour l’expression d’une foi populaire... Je penche personnellement qu’elles ont été surtout le reflet d’une évolution de la théologie, pour le gothique à partir du XIIe siècle jusqu’au milieu du XVIe siècle et même jusqu’au début XVIIe siècle, l’architecture imposant à donner symboliquement par sa hauteur plus de Transcendance visuelle au Divin, à la religion... et par là elles donnèrent aussi plus d’importance aux évêchés, aux grandes villes du royaume de France et de Navarre. Tout cela contribua à asseoir la puissance temporelle de l’Église. Ce n’est qu’un avis personnel...
Les cathédrales, « des sentinelles de la foi... » La foi aurait-elle eu besoin d’être sous la garde d’une soldatesque ? et les cathédrales un casernement ?
Votre expression me parait très maladroite... même si l’on comprend ce que vous vouliez dire