@Boaz Vous pouvez douter de la source, cependant cette lecture marxiste ne manque pas de logique, le communisme était la bête à abattre car il menaçait de faire voler en éclats les nationalismes, les sociétés, la classe prolétarienne étant par tropisme attirée vers la perspective d’un horizon qui semblait meilleur que sa condition sous une tutelle bourgeoise... Le petit monde juif d’Europe de l’Est qui comptait quelques 5 millions de Juifs, dans les Zones de résidence (voir carte de 1901 montrant le pourcentage de population juive), — ou la société juive si vous préférez—, n’est pas différente des autres sociétés, elle a, encore aujourd’hui d’ailleurs, sa petite caste d’oligarques, sa classe bourgeoise et cléricale, qui ne reposent que sur une domination d’un prolétariat bien plus vaste...
"Un Spectre hante l’Europe, le spectre du communisme. Toutes
les puissances de la vieille Europe se sont unies en une
Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar,
Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers
d’Allemagne". C’est ainsi que commence le livre de Friedrich Engels et
de Karl Marx, Le Manifeste du Parti communiste (1847), bref une bombe idéologique !
Après je ne prétends pas que cela fut la cause unique de l’idéologie « nationaliste » sioniste... la révolution industrielle désorganisait également les sociétés, mais un antisémitisme qui aurait surgi subitement ne me paraît pas crédible... les idées socialistes faisaient leur chemin particulièrement dans cette Europe de l’Est, le Tsar Alexandre II a été assassiné en 1881 par un attentat à la bombe commis par un
mouvement Narodnaïa
Volia (« Volonté du Peuple »), un parti
anti-tsariste, branche armée /aile terroriste du Narodniki
un mouvement socialiste agraire.
AVIS DE RECHERCHE ... Dans la famille Trogneux, on demande Alain !
Nouveau rebondissement dans l’affaire Brigitte Macron : Candace Owens nous présente Alain Trogneux
L’énigme Alain Trogneux
Qui est ce mystérieux archiviste, homonyme de la Première Dame,
qui a numérisé les documents clés du Courrier Picard ? Alain Trogneux,
enseignant et historien local, semble avoir joué un rôle central dans la
conservation (ou la disparition ?) des preuves. Pire : sa présence
suspecte aux archives, flanqué d’un homme à l’oreillette, laisse planer
le doute sur une possible surveillance des chercheurs trop curieux.
... Dans la famille Trogneux, on demande Alain ! Le responsable des archives d’Amiens fait son entrée sur la scène.
« C’est avec un vif regret que
je vais devoir décevoir le lecteur naïf qui a toujours
cru que nous étions enfermés dans le ghetto par la
mauvaise volonté du pape ou d’un quelconque Kurfürst[un
prince] Bien sûr il nous a
enfermés, mais seulement quand nous l’avions déjà fait
nous-mêmes, depuis plusieurs siècles. Nous avons
nous-mêmes, de notre plein gré, créé le ghetto.
(Souligné par l’auteur). Ceci a duré jusqu’au
moment où commença en Europe la marche victorieuse de la
grande révolution industrielle. Pendant toute la
première moitié du XIX° siècle, cette marche appliquait
dans presque chaque État l’égalisation des classes,
faisait éclater les collectivités fermées. Deux antiques
« palissades » furent les plus éprouvées : celle qui
entourait le village et celle qui encerclait le ghetto.
C’est à ce moment que naquit et s’organisa avec une
force surprenante un sionisme étatique actif. Les
instruments artificiels du particularisme national ne
pouvant plus tenir, il devient urgent de prendre en main
le moyen naturel de particularisme : le territoire
national. » [11]
L’isolement des Juifs au sein de ghetto fut un moyen
commode pour la bourgeoisie juive et les serviteurs du
culte de tenir les Juifs pauvres, de s’enrichir à leur
dépens. L’écroulement de la « palissade »
encerclant le ghetto a eu pour résultat que dans les
pays européens les travailleurs d’origine juive se sont
mis à participer de plus en plus activement à la lutte
de classe contre le capitalisme, aux mouvements
révolutionnaires. Les détacher de ce combat,
les enfermer dans un nouveau ghetto, spirituel cette
fois-ci, telle fut la mission sociale confiée au sionisme
par la bourgeoisie dont il était l’œuvre. Lénine écrivait
en 1903 :
« Est-il possible que l’on puisse invoquer le hasard
pour expliquer que précisément les forces réactionnaires
de toute l’Europe, et surtout de Russie, s’insurgent
contre l’assimilation des Juifs et s’efforcent de
perpétuer leur particularisme ? » [12]
L’histoire de la Russie et de toute l’Europe fournit de
nombreux exemples confirmant que la réaction était
intéressée au succès du sionisme. (...) »
(Page 12)
Dès 1905, Jabotinski écrivait : « Comme
argument de propagande sioniste, l’antisémitisme,
surtout « érigé en principe », est évidemment très
commode et très utile. » [18] C’est
précisément pour cette raison que, pendant la guerre
civile, Jabotinski collabora avec Pétlioura.
C’est pour cela que les sionistes ont siégé dans le
gouvernement de Dénékine, du hetman Skoropadski, de
Pétlioura, de Wrangel, ont formé des unités sionistes qui
combattaient, les armes à la main, contre le pays des
Soviets.
« Je me souviens de l’arrivée de Jabotinski en Ukraine,
dit un témoin oculaire de l’événement, Chaïm Davydovitch
Okner, qui habite à présent Douchanbé. A Lamenetz-Podoski,
il fut accueilli avec le pain et le sel par Pétlioura et
Vinnitchenko. Ils savaient bien qu’ils pouvaient
s’entendre. Jabotinski ne se préoccupait guère
des Juifs pauvres dans l’assassinat desquels il avait
joué un rôle qui n’était pas des moindres en aidant
Pétlioura à organiser les pogroms. Il avait le même but
qu’eux : détruire, noyer dans le sang le pouvoir des
soviets, même au prix de centaines de milliers de vies
juives. »
[11] V. Jabotinski, L’État juif, pp. 19-20
[12] V. Lénine, Œuvres, t. 7, p. 99.
[18] V. Jabotinski. Critique du sionisme, Odessa
1905, éd.russe.
On sait que le Trust colonial juif (T.C.J.) créé par
l’Organisation sioniste mondiale en 1898 était, selon
Nahum Sokolow, l’un des premiers théoriciens du sionisme,
un instrument financier du mouvement sioniste dans la
poursuite de l’objectif principal : le développement
industriel et commercial de la Palestine et des pays
voisins [9]. Il s’agissait donc d’une entreprise
capitaliste. Son capital initial était d’environ deux
millions de livres, somme considérable pour l’époque. Les
colonialistes britanniques étaient intéressés au succès
de l’entreprise. Dans le sionisme, ils voyaient un moyen
de combattre le mouvement de libération nationale au
Proche-Orient, une sorte de « corps de janissaires »
pour la protection des frontières de l’empire
britannique. Mais à l’époque déjà, les
objectifs du sionisme dépassaient de loin la simple
colonisation de la Palestine. Créer un « foyer national »
. Peu importe où : puisqu’on envisageait l’organisation
d’un « État juif » en Ouganda ou en Argentine. [10] Cela
était nécessaire à la grande bourgeoisie juive,
étroitement liée à l’impérialisme, surtout pour garder
sous son influence les masses des travailleurs juifs. V.
Jabotinski ne le cachait pas :
L’anticommunisme, profession des sionistes
écrit par N. Bolchakov et publié par Novosti en 1972 En particulier, il nous explique que le sionisme est
l’idéologie de la classe dominante juive et qu’il est
donc forcément anticommuniste. Mais aussi, il dénonce
les nombreuses compromissions du sionisme avec Hitler et
les nazis. Ce petit livre est bourré de références
prouvant ce qu’il raconte. au format PDF : http://mai68.org/spip/IMG/pdf/L-anticommunisme_profession_des_sionistes.pdf
source : http://mai68.org/spip/spip.php?article4974
citations p 7 à 10) : « On ne saurait fermer les yeux sur le fait que
l’idéologie sioniste, pétrie de mysticisme judaïque, de
vociférations nationalistes et conceptions racistes
cherchant à prouver la suprématie de la « nation élue de
Dieu » sur tous les autres peuples, relevée de démagogie
sociale impudente, agit surtout sur des gens croyants,
idéologiquement instables et politiquement inavertis. Les
bonzes du sionisme font tout d’abord appel à l’émotion et
non à la pensée, tablent sur l’ignorance de ceux qui
ignorent le passé aussi bien que le présent du sionisme.
Ils préfèrent aujourd’hui passer sous silence les raisons,
le moment historique et les modalités de l’apparition du
sionisme, pourquoi la corporation sioniste internationale
a eu besoin de créer un « foyer national ». Or,
le sionisme n’est apparu en tant que « mouvement de
libération nationale du peuple juif » , comme le
prétendent les sionistes, mais comme une entreprise
capitaliste