Sionisme révisionniste Le Parti sioniste révisionniste est un parti politique juif, sioniste, nationaliste et anti-communiste créé à Paris en 1925 par Vladimir Jabotinsky dans l’objectif de « réviser le sionisme ». Il sera absorbé en 1948 par le parti Hérout, nouvellement créé en Israël par Menahem Begin.
Le Hérout apparaît donc comme le successeur du Parti sioniste
révisionniste. Le Hérout sera en 1973 la principale composante politique
de la création du Likoud.
La création du Parti révisionniste (1925)
À partir de 1923-1924, Zeev Jabotinsky regroupe autour de lui un petit groupe de militants, surtout d’origine russe comme lui. En 1925 naît l’Alliance des sionistes révisionnistes à Paris (dans l’arrière salle du « café du Panthéon », en plein quartier Latin).
Le terme « révisionniste » vient de la volonté des membres du nouveau parti de « réviser le sionisme », en revenant aux sources de son fondateur, Theodor Herzl.
L’objectif est la création d’un État juif vaste, sur les deux rives du Jourdain (y compris donc dans l’actuelle Jordanie). Les Britanniques doivent mettre en place une « légion juive » pour permettre au Yichouv de se défendre. Ils doivent aussi favoriser une immigration juive de masse. Les terres publiques (domaniales) et les terres en friche devront être mises à la disposition des immigrants juifs. Mais l’autorité du Royaume-Uni sur la Palestine n’est pas remise en cause
Le passé pour expliquer le présent ... les chiens ne font pas les chats, nul hasard dans la politique d’extrême droite d’Israël
Benjamin Netanyahu est le fils de Ben-Sion Netanyahu, qui fut le secrétaire de Vladimir Jabotinsky
« En avril 1920, Jabotinskyétait devenu un des dirigeants de la Haganah, la milice d’autodéfense de Jérusalem. » (Georges Ayache, Israël – La naissance de l’État des Juifs, Éditions du Rocher 2008, page 271)
« Jabotinsky démissionne dès janvier 1923 de l’exécutif sioniste. » (ibid., page 273)
« Il créa aussitôt le mouvement de jeunesse Betar, acronyme de Brit (alliance)Trumpeldor, qui éduqua ses membres dans un esprit nationaliste et quasi militaire. » (page 273)
« Jabotinsky affectionnait certaines méthodes autoritaires propres
à l’Allemagne ou à l’Italie. Par dérision, Mussolini parla de lui comme
du « fasciste juif ». » (pages 279-280)
« En sa qualité de leader de l’aile socialiste du sionisme, Ben Gourion dénonça vigoureusement le « fascisme juif » et son chef Jabotinsky, qu’il n’appela plus que « il Duce » ou « Vladimir Hitler » . » (page 282)
La Conférence de San Remo le 24 avril 1920 entérine les Accords Sykes — Picot, et attribue Mandats à l’Angleterre et à la France sur la Palestine et une partie de la Mésopotamie.
La suite de l’histoire c’est l’occupation progressive en Palestine de factions sionistes dont les principaux chefs de file sont Vladimir Jabotinsky du mouvement révisionniste et fasciste, et David Ben Gourion sioniste de tendance socialiste...
Les Accords Sykes-Picot accords secrets signés le 16 mai 1916, après négociations
entre novembre 1915 et mars 1916, entre la France et le Royaume-Uni,
prévoyant le découpage du Moyen-Orient, la Palestine mandataire
britannique et française…
L’histoire actuelle n’en est que le prolongement. Il suffit de voir
le soutien indéfectible de l’occident à ce Dominion colonial pour
comprendre les attaques récurrentes pour diviser le moyen-orient.
Déclaration de Balfour 2 novembre 1917, un bout de papier dactylographié sans valeur juridique internationale
Henry Campbell-Bannerman, Chef du Parti libéral de 1899 à 1908, il fut Premier ministre sous Édouard VII du 5 décembre 1905 au 3 avril 1908.
Relations internationales La mesure-phare du
cabinet Campbell-Bannerman est sans doute constituée par l’Entente
anglo-russe signée en 1907, qui consolide en Triple Entente l’entente
cordiale signée avec la France quelques mois avant son accession au
pouvoir (avril 1904). (...)
Par ailleurs, à l’occasion de la Conférence impériale de 1907, qu’il présidait, et durant laquelle le statut de dominion
fut entériné, Henry Campbell-Bannerman constitua une commission
d’universitaires internationaux pour réfléchir à l’avenir de l’Empire.
Seuls des extraits du rapport furent publiés. Celui-ci
suggérait, entre autres, de diviser le monde arabe en de nombreux États
et d’installer en leur sein, en Palestine, une colonie qui soit hostile
aux intérêts arabes et participe de leur division permanente [14]. Enfin, il posa les bases de l’Union d’Afrique du Sud en accordant aux Etats boers le droit au self-government. [14] « The Arab Scene 100 years After Campbell-Bannerman » par Awni Farsakh, Al Khaleej (EAU), 11 mai 2007. https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Campbell-Bannerman#